Ouvrir Menu
TV5MONDE+
Profitez de votre espace

Pas encore inscrit ?

Créez vos alertes selon vos préférences, partagez voc contenus favoris, et accédez à vos recommandations personnalisées

  • Ce programme n'est malheureusement pas disponible pour votre zone géographique.
    Découvrez d'autres programmes disponibles dans les recommandations ci-dessous.
  • Merci professeur !

    Obnubilé


    Transcription

    Bonjour Professeur.

    Bonjour Marie.

    J'ai içi un courriel envoyé par Ahmed, du Bénin.

    Une interrogation l'obsède.

    C'est l'origine du très joli mot obnubilé.

    C'est vrai qu'il est beau, ce mot, rond comme un oeuf,

    mais il vient d'où, Professeur ?

    Chère Marie, on ignore généralement que ce très joli mot

    provient du vocabulaire de la météorologie.

    C'est le parti passé du verbe (...)

    Bonjour Professeur.

    Bonjour Marie.

    J'ai içi un courriel envoyé par Ahmed, du Bénin.

    Une interrogation l'obsède.

    C'est l'origine du très joli mot obnubilé.

    C'est vrai qu'il est beau, ce mot, rond comme un oeuf,

    mais il vient d'où, Professeur ?

    Chère Marie, on ignore généralement que ce très joli mot

    provient du vocabulaire de la météorologie.

    C'est le parti passé du verbe obnubiler,

    emprunté vers 1330 au latin obnubilare, qui signifiait obscurcir.

    Il était formé de ob, contre, et de nubes, nuage.

    Tout comme obnubilare, obnubilé eut d'abord un emploi concret,

    signifiant recouvrir de nuages, enténébrer.

    Mais comme en latin, son emploi le plus fréquent est figuré.

    Il signifie alors priver quelqu'un de sa lucidité, de manière obsédante.

    "La raison, la tension poussée à l'extrême limite

    obnubilait en lui la révolte de la conscience",

    écrit Maxence VAN DER MERSCH dans "Invasion 14".

    Notre verbe est surtout vivant grâce à son participe passé, obnubilé,

    dont l'usage s'est répandu à partir du XXe siècle

    avec l'essor des études psychologiques.

    Est obnubilé, celui qui n'a pas l'esprit clair,

    dont la raison est obscurcie par une passion,

    la haine, une idée fixe, concentré sur une obsession.

    "On se libère de l'équivoque historique.

    On cesse d'être obnubilé par les seules sources écrites.

    On découvre l'importance de l'observation des oeuvres",

    écrit l'historien de l'art, René HUYGHE. L'obnubilé est obsédé, hanté, habité, poursuivi, c'est un monomaniaque. Mais, cher Ahmed, en beaucoup plus chic, obnubilé.

    Voir plusmoins
    00:02:07
    Tous publics
    Tous publics