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  • L'invité

    Mathieu Poulain

    Invité : Mathieu Poulain, musicien français.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    L'invité de TV 5 Monde au festival de jazz de Montreux. Bonjour Mathieu POULAIN.

    Bonjour.

    Oh ! Tiger Mountain, c'est le nom du groupe, donc vous êtes Marseillais.

    Oui.

    Vous vous produisez ici en première partie d'Etienne DAHO.

    Oui.

    C'est une grande chance, c'est un bonheur ?

    C'est une très grande chance, quoi qu'il arrive, de se produire au Festival de Montreux pour un musicien. C'est, peut-être mêm (...)

    L'invité de TV 5 Monde au festival de jazz de Montreux. Bonjour Mathieu POULAIN.

    Bonjour.

    Oh ! Tiger Mountain, c'est le nom du groupe, donc vous êtes Marseillais.

    Oui.

    Vous vous produisez ici en première partie d'Etienne DAHO.

    Oui.

    C'est une grande chance, c'est un bonheur ?

    C'est une très grande chance, quoi qu'il arrive, de se produire au Festival de Montreux pour un musicien. C'est, peut-être même, un petit peu impressionnant. Et effectivement, c'est assez drôle de jouer en première partie d'Etienne DAHO, un 14 juillet, en Suisse.

    Ah oui ?

    C'est la fête nationale française. Donc moi, ça m'amuse assez. Et j'ai hâte de rencontrer le monsieur aussi.

    Oui alors on va entendre d'ici quelques instants ce que vous faites. Vous avez aussi ici une sorte de carte blanche comme ça.

    Je fais un work shop, à la demande du festival, qui apparemment fait beaucoup des choses comme ça où je vais raconter un petit peu à des gens des écoles de musique du coin comment - là c'est peut-être plus technique - comment je vais procédé pour arriver à la formule de live qu'on a en ce moment, comment on a travaillé, comment j'utilise ma guitare, des choses comme ça.

    Oui.

    Des choses plus pragmatiques, on va dire.

    Comment on en arrive, comme ça, à ce bel album vinyle The Start of Whatever, c'est intraduisible en fait.

    Oui parce que je me suis dit, quitte à avoir la prétention de chanter en anglais alors que je suis francophone, autant utiliser des choses qui ne sont pas immédiatement traduisibles, donc Whatever oui Whatever.

    Oui.

    Peu m'importe, quoi qu'il arrive, de quoi que ce soit, de on ne sait pas trop quoi, le début d'un truc, le début de je m'en fiche, voilà c'est ça.

    Alors on va vous entendre prendre votre guitare, comme ça on vous entendre jouer un petit peu.

    Oui.

    C'est Marseille qui vous a donné envie de chanter ?

    Moi j'ai toujours chanté depuis que je suis tout petit. Je ne sais pas, c'était peut-être l'envie de faire l'intéressant à la base, de toute manière. Mais Marseille me nourrit différemment puisque moi je suis de culture très rock a priori, on va dire, même si je me suis ouvert après, c'est une ville qui est quand même très méditerranéenne. Et en fait, je pense que ce qui se passe dans ce que je produis, c'est que c'est vraiment la collision un peu de cette chose-là. Donc quelqu'un qui vit au bord de la Méditerranée depuis toujours et qui se prend pour un cow boy en peu. Donc concrètement, bah ça tombe bien puisque Marseille m'a amené par exemple à écouter du reggae.

    Oui.

    Ce que je n'aurais jamais imaginé apprécier autant en fait. Et du coup, sur cet album, j'ai fait un morceau de reggae.

    Alors un petit extrait, peut-être.

    (chanson)

    Ouais bravo ! Alors évidemment, on a entendu même des gens qui passaient là dans la rue derrière nous, qui chantaient et qui criaient, c'est l'ambiance du festival, c'est le premier public.

    Non mais ils m'attendent

    En fait le public de la rue, c'est ça, ça commence comme ça.

    C'est quand je marche dans la rue, le concert a déjà commencé.

    C'est vrai ?

    Eh oui.

    Oui parce que quand commence comme ça, comme vous, à jouer, à chanter, le premier public c'est quoi ?

    Ah le premier public, c'est forcément les gens qui sont obligés de subir ce que je fais. Donc, il y a eu la famille et les amis proches qui en avaient marre, avec mes parents qui m'ont toujours énormément encouragé, mais qui de temps en temps me faisaient la blague de demander s'il y a quelqu'un qui s'est fait mal ou enfin, ce truc classique, quoi. Et puis après, le premier public c'est aussi les gens de ma ville. Et moi, ça a commencé à bien se passer pour moi quand les gens de ma ville, ils ont commence à bien m'aimer parce que c'est un peu comme ça dans le monde post-moderne. D'abord tu fais petit local et après, tu grandis.

    Ouais.

    Voilà.

    Et alors comment dire, ce fameux titre, Oh ! Tiger Mountain.

    Tiger Mountain.

    C'est quoi, c'est Brian ENO, c'est ça ?

    C'est ça, c'est un disque de Brian ENO qui s'appelait Taking tiger mountain by strategy, que j'ai écourté et j'ai rajouté un O devant pour simple raison graphique, ça me plaisait bien. Et surtout, comme la musique que je fais n'est pas littéralement inspirée par Brian ENO, je trouvais que ça pouvait être OK de faire une référence aussi, aussi manifeste.

    Ouais, c'est toutes les musiques il faut savoir, parce qu'ici, on est au festival du jazz, festival prestigieux.

    Oui.

    Et finalement on se dit, là, toutes les musiques sont dans la musique, quelque part.

    Oui, eh ben surtout quand on voit une programmation comme celle qu'il y a cette année à Montreux où il y a Docteur John et MGMT, bon à partir de ce moment-là, moi je pourrais dire que je me situe entre les 2, c'est à peu près ça.

    Alors exactement à la bonne distance, un autre (inaudible) morceau.

    Voilà, Tiger Moutain, alors évidemment ici vous disiez, c'est un bonheur de jouer à Montreux quand même.

    Bah oui, oui, c'est c'est un plaisir parce que c'est un festival qui a une histoire qui est longue et surtout une histoire de qualité, je pense aussi. Et puis, quand on voit la liste de tous les grands qui sont passés par là, ce n'est même plus une histoire de jazz finalement, comme on disait tout à l'heure, puisque moi en tête, j'ai des artistes de jazz, de blues, de rock, de variété, de reggae, de musique électronique.

    C'est quoi les influences ?

    Chez moi ?

    Ouais.

    Chez moi, les influences, je ne sais pas, moi j'ai grandi en écoutant beaucoup le velvet, en écoutant beaucoup Tom Whites et puis c'est vrai que pour les choses que je fais maintenant, il y a eu 2 révélations très importantes pour moi dans ce disque, ça a été de découvrir le chanteur américain Lee HAZLEWOOD et de découvrir le producteur jamaïcain Lee PERRY.

    Voilà.

    Ca a été ma révélation, Lee PERRY, c'est donc Pedro qui m'accompagne sur scène qui l'a amené dans ma vie de manière plus présente. Et Lee HAZLEWOOD m'est apparu dans un rêve, comme un totem. Et du coup, j'ai décidé que c'était un petit peu comme mon animal chamanique, Lee HAZLEWOOD.

    Merci Mathieu POULAIN, et voici O ! Tiger Mountain. ? C'est le premier album, c'est vinyle et c'est formidable de vous accueillir ici, vous êtes un coup de cœur dans ce festival de jazz de Montreux, en première partie d'Etienne DAHO. On a été ravis de vous recevoir sur TV 5 Monde, merci Mathieu.

    Merci beaucoup.

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    Publié le 28 juil. 2014
    00:08:04
    Disponible jusqu'au : 4 août 2020
    Tous publics
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