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  • L'invité

    Les soeurs Boulay

    Invitées : les soeurs Boulay, le duo familial, folk et francophone qui a enchanté le Festival d'été de Québec.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Le festival d'été de Québec.

    Ravi de vous retrouver sur TV5 monde et TV5 Québec Canada

    avec la révélation francophone, les sœurs BOULAY

    qui ont véritablement fait vibrer le parc de la francophonie du festival d'été.

    Bonjour à toutes les deux.

    Bonjour.

    Votre album s'appelle "le poids des confettis",

    et donc, c'est Stéphanie et Mélanie.

    Stéphanie d'abord, ce poids des confettis,
    < (...)

    Le festival d'été de Québec.

    Ravi de vous retrouver sur TV5 monde et TV5 Québec Canada

    avec la révélation francophone, les sœurs BOULAY

    qui ont véritablement fait vibrer le parc de la francophonie du festival d'été.

    Bonjour à toutes les deux.

    Bonjour.

    Votre album s'appelle "le poids des confettis",

    et donc, c'est Stéphanie et Mélanie.

    Stéphanie d'abord, ce poids des confettis,

    c'est beaucoup de nostalgies dans ce disque.

    Oui, il y a beaucoup de nostalgies, beaucoup de mélancolies,

    des souvenirs d'enfance, des anecdotes de route,

    parce qu'on fait vraiment beaucoup de routes avec notre métier,

    mais il y a aussi un petit côté taquin, de faire la fête,

    d'être est un petit peu… on dit baveuse au Québec,

    comme coquine, taquine.

    Oui, vous êtes taquines et coquines toutes les deux.

    Il y a aussi une grande partie d'intériorité, et puis d'introspection aussi.

    C'est vraiment les deux voleys.

    Oui, le poids des confettis, c'est de la nostalgie sans fin.

    Il y a une chanson qui s'appelle "le sac d'école",

    j'ai mis toute ma vie dans le sac d'école,

    mais je n'ai pas appris ma leçon" vous dites, c'est ça?

    Oui, c'est une chanson qui dépasse vraiment une situation (x)

    de quelqu'un qui a une peine d'amour,

    puis qui reproduit tout le temps les mêmes patterns,

    j'ai l'impression (inaudible).

    C'est aussi le déracinement, de se retrouver plus de maison

    plus rien, plus d'appartement,

    puis que toute ta vie, elle repose dans un petit sac,

    puis c'est tout ce qui décrit pour le moment d'être vraiment en errance,

    puis de recommencer à zéro.

    Oui, il y a une chanson qui dit

    "je pars au vent et son souffle me libère le cœur par le chignon du cou. "

    C'est drôle le chignon du cou.

    Ca, c'est une expression que vous ne connaissez pas.

    Pas du tout.

    Nous, on n'a jamais su vraiment ce que ça voulait dire

    "par le chignon du cou" mais quand on était petite,

    notre mère, quand on faisait un mauvais coup,

    elle nous disait qu'elle allait nous attraper par le chignon du cou.

    C'est un peu comme une (naudible),

    et on sait pas trop de ça vient, comme le bonhomme sept heures,

    on ne sait pas trop vraiment à quoi il ressemble le bonhomme sept heures,

    ni par la chignon du cou,

    mais on s'imagine qu'il faut qu'on fasse des mauvais coups,

    sinon on va se faire attraper par le chignon du cou.

    Alors attention, regardez.

    Vous amenez finalement l'auditeur quelque part dans votre monde ?

    Oui, mais "cul de sac", c'est une des chansons, je dirais,

    les plus obscure de l'album,

    c'est des images, c'est un peu comme un tableau plus abstrait, je dirais.

    C'est des images assez floues pour décrire un fait,

    il y a eu une crise étudiante au Québec au printemps 2012.

    Puis nous, ça nous avait vraiment choqué,

    c'est un peu une chanson de vouloir modestement révolutionner quelque chose,

    puis de vouloir élever sa voix,

    puis de vouloir aller quelque part

    où tu as l'impression que personne veut te suivre,

    mais tu sais que c'est là qu'il faut que tu ailles.

    Nous, on se sentait comme ça, en étant les manifestants,

    puis en étant actives dans ce débat-là.

    C'est vraiment ça qui nous a inspirés,

    mais c'est avant tout une chanson de prise de parole sur un sujet d'affirmation.

    D'avoir envie de recréer un peu le monde à sa manière,

    même s'il y a des gens qui ne comprennent pas notre façon de penser.

    Oui, c'est aussi "mappemonde", c'est aussi l'intimisme sur ce disque.

    "C'est écrit sur une mappemonde que je ne serais jamais ta blonde".

    La blonde évidemment, c'est la copine ici ?

    La copine, exactement, la meuf, la nana.

    Et "mappemonde", c'est une chanson qui a fait un grand succès ici,

    parce qu'elle touche beaucoup.

    Ben, il y a beaucoup de femmes qui se reconnaissent là-dedans,

    j'imagine que c'est une situation que beaucoup de filles ont vécue.

    Puis quand on décrit exactement une situation qui nous est arrivée,

    des fois, ça arrive que ça soit justement une situation

    qui soit arrivée à beaucoup de femmes,

    puis c'est le cas pour cette chanson.

    Oui, elle dit "laisse moi quand même, je ne vais pas rayer ton nom,

    je veux quand même être là même si je ne serais jamais ta blonde"

    Oui. car elle le sait la fille,

    elle sait direct en partant que ça ne marchera pas avec le gars,

    mais je ne sais pas si elle est si triste que ça,

    c'est juste qu'elle accepte ça,

    puis elle essaie quand même de continuer de vivre

    ce genre de relation là qui est un peu tordu avec le gars.

    C'est une chanson d'amour ?

    Ouais, ou de non amour, je dirais.

    Une chanson de non amour, mappemonde.

    Il y a aussi finalement des expressions comme des shooters de fort sur ton bras.

    Est-ce que vous voulez qu'on explique?

    Oui.

    Les shooters, c'est comme…

    je pense que vous, vous dites les shots,

    des petits verres d'alcool qu'on boit cul sec

    et sur ton bras, ça veut dire que c'est toi qui me l'offre.

    Donc, la morale de l'histoire c'est qu'on aime se faire payer à boire.

    Ça c'est vraiment, c'est aussi une chanson féministe

    un petit peu quand même non ?

    Oui. Il y a des gens qui nous ont dit

    qu'on était un peu féministes sans le savoir en fait,

    parce qu'on ne dit pas qu'on est féministes,

    puis on n'essaie pas d'être féministes non plus,

    mais je pense que…, je ne sais pas,

    On dit peut-être des choses que les femmes dans le passé n'auraient pas osé dire.

    mais il y a eu une nouvelle génération

    d'auteurs compositeurs interprètes féminine qui ont une parole

    sans nécessairement nous inclure là dedans,

    mais au Québec il a vraiment un mouvement

    avec (André-Maria et arthur), Ariane MOFATT, Lisa LEBLANC,

    les babies puis pleine d'artistes féminines comme ça,

    il y a une prise de parole,

    puis comme les filles, elle ne vont pas juste mettre le pieds dans la porte,

    ils défoncent la porte, j'ai l'impression.

    Je ne sais si on se situe dans cette mouvance-là,

    mais il y a vraiment quelque chose de beau qui se passe avec la féminité.

    Oui, il faut parler de vos harmonies

    parce que vous chantez toutes les deux ensemble

    et vous êtes donc évidemment des sœurs.

    Mais oui, des vraies.

    Vous avez commencé à chanter ensemble toutes petites ?

    Oui, ce qui est étonnant..

    Comme on le voit sur la pochette là, les toutes petites.

    Mais là, on ne chantait peut-être pas encore,

    mais on dansait sur les bébés dans le salon

    pendant que notre père nous filmait avec sa caméra VHS.

    Je pense qu'on a un peu commencé avec la danse qu'avec le chant,

    étonnamment, c'est moi la plus jeune des deux,

    puis c'est moi qui a commencé à chanter qui (inaudible) dans la famille,

    puis Stéphanie a pratiqué mes exercices de chant en cachette

    puis un beau jour, elle a décidé

    qu'elle avait envie elle aussi de chanter de ce (inaudible).

    Et après ça, on s'est mises à chanter dans une chorale ensemble dans le village.

    Le parc de la francophonie a vibré,

    il était plein à craquer ici en pleine air

    et vous avez dit à tout le monde, c'est chouette de sortir comme ça,

    d'écouter des concerts et c'est le plus beau concert de notre vie.

    Oui, ça a été vraiment un moment.

    Je pense que ça va rester dans les moments marqués dans notre carrière.

    Hier, à Québec, on n'avait jamais joué devant autant de gens, premièrement,

    puis on avait jamais joué devant des gens aussi attentifs pour les circonstances.

    Aussi généreux aussi, dans leur énergie, dans la réponse,

    qui riaient, ils chantaient les chansons avec nous.

    C'était facile pour nous de donner au public

    parce que le public nous donnait vraiment beaucoup.

    Puis aussi, tout le monde parle du fait

    que les gens vont de moins en moins voir de concerts

    parce qu'il y a la technologie, puis les disques se vendent de moins un moins.

    Puis moi à chaque fois, quand je vois des gens sortir de chez eux

    pour aller entendre la musique de la façon la plus humaine qui soit,

    soit physiquement, ça me touche à chaque fois.

    Oui, allez, une autre expression qui est dans le disque, sapone,

    sapone pas prend toute de cette heure là, sapone pas prend toute.

    ça veut dire que tu ne te fais pas (inaudible), draguer.

    Ah d'accord.

    C'est très clair comme ça.

    C'est très clair comme ça.

    Allez, on dit que vous venez aussi partout dans le monde comme ça,

    à propager vos magnifiques chansons,

    vous êtes vraiment la révélation,

    c'est formidable, ce disque est merveilleux.

    On était ravis les sœurs BOULAY. Je vous salue et sur TV5 monde, TV5 Québec Canada, merci.

    Merci

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    Publié le 21 juil. 2014
    00:08:02
    Disponible jusqu'au : 28 juil. 2020
    Tous publics
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