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  • L'invité

    Klô Pelgag

    Invitée : Klô Pelgag.

    Son univers déjanté et pop a fait d'elle l'une des révélations de la chanson francophone. La chanteuse de Gaspésie Klô Pelgag est le coup de coeur de la critique au Festival d'été de Québec.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    L'invité des TV5 Monde au festival d'été de Québec

    et qui se cache derrière ses lunettes,

    et bien c'est Chloé PELGAG, révélation de la chanson francophone,

    qui nous vient de Gaspésie où elle a grandi.

    Bonjour Chloé !

    Bonjour !

    Alors, on va dire Klô puisque c'est Klô PELGAG, le nom de star,

    et l'alchimie des monstres, c'est le premier album,

    c'est un véritable disque étonnant avec un un (...)

    L'invité des TV5 Monde au festival d'été de Québec

    et qui se cache derrière ses lunettes,

    et bien c'est Chloé PELGAG, révélation de la chanson francophone,

    qui nous vient de Gaspésie où elle a grandi.

    Bonjour Chloé !

    Bonjour !

    Alors, on va dire Klô puisque c'est Klô PELGAG, le nom de star,

    et l'alchimie des monstres, c'est le premier album,

    c'est un véritable disque étonnant avec un univers tout à fait particulier.

    Oui, bah je ne sais pas moi,

    c'est ce qu'on dit mon album,

    mais c'est un album qui reflète vraiment mes pensées,

    mes réflexions, mes rêves,

    les sujets qui m'ont intéressé pendant ces années-là,

    donc, c'est quand même très réaliste pour moi,

    même si la part des gens le décrivent comme quelque chose de surréaliste.

    Oui, il y a des démons, il y a des monstres, il y a tout ça dans vos chansons.

    C'est un peu tout ce qui se cache dans ma tête aussi, c'est des réflexions,

    c'est un vocabulaire qui fait partie de ma vie,

    c'est mon vocabulaire à moi qui qui parle de choses très réelles en même temps,

    qui proviennent de truc très…

    Parce que par exemple la fièvre des fleurs,

    c'est le deuil, le deuil d'un être cher.

    Oui, oui, c'est ça, mais qui est quand même exposé comme une philosophie autre,

    qui est quand même l'enfance dans cette chanson-là,

    c'est une chanson qui parle de la mort, de la maladie,

    mais avec un œil quand même positif et rêveur d'un enfant

    qui croit que la mort, c'est un nom de pays,

    que les êtres chers flottent sur un nuage,

    et qu'ils se retrouvent tous ensemble,

    et que c'est comme: ah merveilleux !

    Mais, c'est ça, c'est une façon de voir, c'est une perspective.

    Oui, on regarde les images.

    Oui

    Je l'ai connue en fièvre vers la fin de sa vie.

    Il lui arrivait de disparaître dans la maladie.

    Mais elle revenait toujours dans sa vie alitée.

    Je l'ai connue en fièvre vers la fin de sa vie.

    Il y a une chanson qui s'appelle "La neige tombe sans se faire de mal",

    c'est vrai ça ?

    Ben oui, mais c'est une chanson (inaudible) quand même personnelle,

    proche de mes émotions,

    mais qui parle d'une amie qui a disparue à un moment donné,

    mais qui s'est réfugiée dans quelque chose de pas très glorieux,

    qui est la drogue et l'alcool,

    donc c'est une chanson qui parle d'une disparition,

    et d'espoir en même temps de la voire revenir,

    mais avec encore une fois un vocabulaire propre à moi.

    Une chanson s'appelle tunnel, elle raconte quoi cette chanson ?

    Ben ça c'est des idées assez sombres quand même cet album-là,

    même si les gens trouvent que c'est lumineux et funky,

    mais c'est quand même des thèmes assez sombres qui parlent…

    il y a des thèmes qui reviennent souvent,

    comme quand je te parlais du vocabulaire,

    mais il y a le vocabulaire de la mort, c'est les monstres et tout ça,

    puis cette chanson-là parle aussi de sujets sombres,

    de la mort, et des gens qui sont mal à eux-mêmes aussi pour exister plus fort,

    bref, c'est ça.

    C'est ça, et ça n'est pas forcément triste.

    Non, pas toujours, c'est sûr !

    Je pense qu'il y a des choses qu'on peut voir avec une fatalité,

    mais il y a des choses qu'on peut essayer de regarder

    avec un regard qui élève le sujet, un peu comme les effets sur les aliments,

    mais c'est ça, moi je pense que c'est comme

    quand quelque chose est très uniforme ou quand la musique est triste,

    que le texte est triste et que les mots sont tristes,

    mais après, c'est comme on a compris, mais qu'est-ce qu'on peut…

    où est-ce qu'on peut aller pour amener ça,

    pour faire du bien à l'homme, puis pour aller ailleurs dans le cerveau,

    moi, c'est un peu ce que je fais,

    mais en même temps, c'est des trucs qui me font du bien à moi,

    mais qui j'espère font peut-être du bien à d'autres gens aussi,

    mais ça, ce n'est pas mon pouvoir non plus.

    Où est la magie des dents qui blanchissent ?

    Quand je bois le jaune des cœurs qui pourrissent.

    Moi, je vois ma dose au bout de l'anguille.

    Voyez ma peau pêcher les aiguilles.

    Le tunnel, il est là,

    et finalement, ces chansons-là nous parlent de l'absence,

    elles nous parlent de cette alchimie des monstres,

    et finalement, qui peuplent l'univers d'une jeune fille qui a grandi comme ça,

    en écrivant, et en regardant le Saint Laurent couler.

    Oui, mais aussi, moi j'ai grandi assez près de la nature,

    ça se retrouve dans le champs lexical, ça se retrouve dans les images,

    dans les thèmes aussi un petit peu,

    il y a des thèmes qui sont assez proches des animaux de la nature,

    encore une fois, vus sous un autre angle, mais ça reste quand même à moi.

    Oui, il y a véritablement beaucoup d'émotion finalement,

    à travers une orchestration,

    c'est avec votre frère que vous travaillez,

    une orchestration un peu déjantée, une grande liberté.

    Oui, mais c'est ça,

    je pense qu'il y a quand même un côté très classique dans l'instrumentation

    et dans la façon de voir cet album-là.

    Moi je trouve ça intéressant, la musique classique,

    parce qu'il y a tellement de textures différentes

    et de voix différentes à travers les instruments,

    que tout forme un genre de discussion entre les instruments,

    pour moi, le basson,

    ça a toujours été quelque chose d'assez loufoque comme son,

    cette voix-là transporte une autre émotion, et c'est un langage qui se forme.

    Donc (inaudible) important dans cet album-là,

    le texte aussi, la musique aussi, les thèmes,

    donc il y a beaucoup d'histoire quand même,

    c'est assez rococo comme album.

    Oui, il y a une phrase par exemple,

    l'enfer est un lit pour faire reposer mes veines. C'est vrai ça?

    Oui, je ne sais pas si c'est vrai là,

    mais surement que c'est vrai pour quelqu'un à un moment donné,

    que c'était vrai à ce moment-là pour moi.

    Mais cette chanson-là tunnel,

    il y a quand même plusieurs jeux de mots à l'intérieur,

    qui va de aiguille à anguille,

    il y a beaucoup de choses cachées à l'intérieur.

    Ouais, et alors, c'est la chanson francophone,

    le disque est distribué à l'international.

    Il y a un public ici, on est au festival d'été de Québec, qui vous attend,

    on peut faire vivre finalement tout cet univers,

    on peut dompter les monstres et le cinéma à travers les chansons.

    Ben oui, puis la scène, c'est quand même un endroit magique

    pour faire vivre ça encore plus fort,

    parce que c'est quelque chose qui est direct avec les gens,

    puis qui leur met ça en plein dans le visage.

    Moi j'aime communiquer vraiment avec les gens,

    puis j'aime les provoquer aussi, vraiment aller chercher leur réaction,

    alors leur vraie réaction, les faire participer,

    c'est une conversation entre l'artiste, le public, un spectacle,

    et j'essaie de vraiment être fidèle à cette vision-là de l'art,

    puis du spectacle, parce qu'un spectacle, ça peut être très…

    comme ennuyeux aussi,

    il y en a beaucoup des spectacles de musique ennuyeux,

    mais j'espère que ça ne soit pas le cas des miens,

    donc il y a quand même une pensée pour ça aussi.

    Merci Klô PELGAG.

    Vous pouvez remettre vos lunettes, repartir dans votre univers,

    et vous préparez à aller sur scène au festival d'été de Québec.

    Nous sommes ravis d'être ici devant les plaines d'Abraham avec TV5 Monde,

    et puis nos amis de TV5 Canada,

    et nos amis de Radio Canada pour la partie technique.

    Merci beaucoup Klô PELGAG.

    Merci beaucoup à vous.

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    Publié le 21 juil. 2014
    00:07:57
    Disponible jusqu'au : 28 juil. 2020
    Tous publics
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