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  • Les Haut-Parleurs

    Les paysans replantent l'Amazonie - Hélène au Brésil

    Saviez-vous que des petits agriculteurs brésiliens sont en train de restaurer, à petites touches, la forêt amazonienne ? Ils ont déboisé eux-mêmes, il y a quelques années, mais s'en mordent les doigts aujourd'hui. Grâce à l'agroforesterie, ils plantent des arbres, en tirent un revenu, et recréent une biodiversité disparue.

    Crédits :
    Hélène Seingier - Chak Films

    Transcription

    Salut tout le monde, c'est Hélène au Brésil. Tudo bem ? Aujourd'hui, je voulais vous proposer qu'on parte en Amazonie, pas l'Amazonie que vous imaginez, que j'imaginais, moi aussi, avant de partir, c'est-à-dire un océan de verdure, une immensité impénétrable, la forêt à perte de vue. L'Amazonie que j'ai vue ressemblait à ça : des souches calcinées, des arbres abattus, la forêt reléguée au fond du paysage, et devant, des cultures, du bétail, des pâturages. Pendant longtemps, les agriculteurs ont (...)

    Salut tout le monde, c'est Hélène au Brésil. Tudo bem ? Aujourd'hui, je voulais vous proposer qu'on parte en Amazonie, pas l'Amazonie que vous imaginez, que j'imaginais, moi aussi, avant de partir, c'est-à-dire un océan de verdure, une immensité impénétrable, la forêt à perte de vue. L'Amazonie que j'ai vue ressemblait à ça : des souches calcinées, des arbres abattus, la forêt reléguée au fond du paysage, et devant, des cultures, du bétail, des pâturages. Pendant longtemps, les agriculteurs ont été encouragés à couper la forêt pour développer le pays, pour occuper cet espace gigantesque. Aujourd'hui, heureusement, des paysans se rendent compte que la forêt a aussi de la valeur debout, et ils commencent à la replanter. Regardez ce qu'en dit Don Manuel. C'est un petit agriculteur du Pará.

    (langue étrangère)

    Ce changement d'attitude ne s'est pas fait par magie, vous imaginez bien. Ce sont des agronomes qui sont venus voir les agriculteurs en leur proposant de planter, au lieu d'une monoculture de poivre uniquement, également du cacao. Mais comme le cacao a besoin d'ombre, ils leur ont proposé de planter des arbres plus grands, par exemple des noyers du Brésil, et pourquoi pas d'Açaï, un palmier, et pourquoi pas du cupuaçu qui donne du jus, et pourquoi pas de l'Andiroba dont l'huile est achetée par l'industrie cosmétique, etc. Et de fil en aiguille, Don Manuel, avec tous ses collègues de la coopérative, ont replanté des vraies forêts. Vous vous baladez dans ces parcelles, je vous assure il fait frais, il y a des oiseaux, des insectes. Les oiseaux mangent les parasites, donc il y a besoin de mettre moins d'insecticides. Les feuilles des arbres tombent sur le sol, moins d'engrais puisque la terre s'enrichit naturellement. Ce qui est formidable aussi, c'est que Don Manuel a pu diversifier ses revenus. Au lieu d'avoir uniquement la récolte du poivre une fois par an, là, quand on y est allé, il recoltait le cupuaçu, il va vendre la pulpe pour faire du jus et la graine va être vendue à l'industrie cosmétique qui fait du cupuaçu. Visiblement, c'est formidable pour la peau. Donc, Don Manuel a diversifié ses revenus. Il a pu s'acheter une voiture. Il a pu payer des études à ses enfants. Son fils est devenu technicien agronome. Il veut s'installer lui aussi en agroforesterie. Bref, tout un cercle vertueux s'est mis en place dans cette région. Ils sont des dizaines d'agriculteurs à faire ça. Je trouve qu'en attendant que les politiques se décident à sauver le climat, les petits paysans Brésiliens ont tout compris.

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    Publié le 18 nov. 2015
    00:03:14
    Disponible jusqu'au : 19 nov. 2020
    Tous publics
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