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  • Les Haut-Parleurs

    Le français, langue d'arrivée des réfugiés - Hélène en France

    Apprendre la langue du pays d'accueil, une condition nécessaire pour s'intégrer. Pour de nombreux réfugiés, l'apprentissage est difficile et de nombreux bénévoles répondent présent pour leur donner des cours. Crédits : Hélène Seingier Les Haut-Parleurs #ENGAGÉS


    Transcription

    Bonjour tout le monde, c'est Hélène à Paris. Vous allez bien ? Aujourd'hui je vous emmène à la rencontre de bénévoles qui offrent aux personnes réfugiées un sésame indispensable : la langue française. Catherine, par exemple, enseigne à des jeunes au sein de la Croix Rouge.

    A la base, je suis au chômage et je me morfondais dans mon coin à la maison, toute seule comme une idiote. Donc, je me suis dit : "Après tout, pourquoi pas ? Pourquoi pas aussi essayer le bénévolat finalement ?". (...)

    Bonjour tout le monde, c'est Hélène à Paris. Vous allez bien ? Aujourd'hui je vous emmène à la rencontre de bénévoles qui offrent aux personnes réfugiées un sésame indispensable : la langue française. Catherine, par exemple, enseigne à des jeunes au sein de la Croix Rouge.

    A la base, je suis au chômage et je me morfondais dans mon coin à la maison, toute seule comme une idiote. Donc, je me suis dit : "Après tout, pourquoi pas ? Pourquoi pas aussi essayer le bénévolat finalement ?". C'est vrai que le contexte c'est des gens qui ont besoin, tu dois parler la langue. C'est la première chose sur laquelle on va les juger, ces gens-là.

    Parmi ces étudiants du jour, 2 Afghans, 1 Népalais et 1 Nigeriane.

    (langue étrangère).

    Parce que je veux rester en France, je dois étudier le français pour y travailler.

    Exercice du moment : imaginer les phrases avec le son "ri" et le son "tu".

    Nous avons (inaudible).

    C'est bien, c'est très bien.

    L'anglais est bien pratique pour traduire certains mots, et ensuite l'information circule comme elle peut entre les élèves. Certains ont des capacités linguistiques impressionnantes.

    Je ne suis pas aller à l'école, (inaudible).

    Parfois face à cette tour de Babel, Catherine a recours à ses talents artistique.

    Oui, une casserole…

    Casserole.

    Et ça c'est une poêle. Un évier avec de la vaisselle. Je suis restée à l'étape des petits enfants.

    Le plus difficile au final pour ces jeunes qui ont vécu et continuent à vivre de grosses galères, c'est l'assiduité.

    Non pas parce qu'ils ne veulent pas, mais je pense qu'il y a des moments ils ne peuvent tout simplement pas. Ils sont déprimés, ils ont des problèmes familiaux, la famille n'est pas là, ils n'ont pas de nouvelles ou ils ont de mauvaises nouvelles. Et tant qu'on n'a pas eu ce retour de leur part c'est vrai qu'on ne s'imagine pas la vie qu'ils mènent.

    Les cours de français ont fleuri un peu partout à Paris, comme à l'étage de ce café associatif. (inaudible) y vient 2 fois par semaine.

    Qu'est-ce que ça donne ?

    (langue étrangère).

    Une de ses profs attitrées c'est Lucie, étudiante en Master de français, langue étrangère. Quand on lui demande : "Pourquoi tu fais ça ?", elle répond…

    C'est très gratifiant, je ne sais pas, c'est de voir que ça leur plaît. Quand je leur propose de faire une pause, ils me disent : "Non", ça c'est cool. Pour eux, ce serait mieux que ce soit peut-être des professionnels, mais après…

    Oui, pour l'instant c'est fait d'une manière un peu artisanale.

    Artisanale, mais heureusement parce que les 3/4 des réfugiés peuvent parler français grâce aux bénévoles qui viennent…

    Et ce qu'il faut que je vous dise c'est que les cours changent la vie des profs également.

    Le seul reproche que je puisse me faire c'est de ne pas l'avoir fait plus tôt, finalement. Après je m'épanouie, ce sont de superbes rencontres.

    Quant à Lucie, elle a rencontré son amoureux en cours de français. Je vous laisse sur cette jolie histoire en espérant que ça vous donne envie de vous engager. A très bientôt.

    J'ai rencontré le seul Italien qui a pris part à la libération de la ville avec les YPG, les unités de protection du peuple Kurde. Nom de bataille : Marcello.

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    Publié le 25 oct. 2016
    00:03:45
    Disponible jusqu'au : 19 nov. 2020
    Tous publics
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