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  • Les Haut-Parleurs

    La montagne, un truc de riches ?

    Par Martin en France


    #SOCIETE


    Martin nous fait découvrir une association qui lui tient à coeur : elle amène des jeunes des quartiers toulousains en montagne. Et l'expérience est marquante.


    Transcription

    (sous-titres) Salut, je m'appelle Martin. Pour les Haut-parleurs, je suis allé dans les Pyrénées, en France. J'ai personnellement grandi au pied de ces montagnes et ça a toujours été, pour moi, une respiration, une possibilité d'évasion. Sauf que la montagne, c'est plutôt un truc de riches. Les sommets sont souvent loin des grandes agglomérations. Le matériel coûte cher. Les pratiquants sont donc souvent assez âgés et viennent de milieux aisés, ou alors ce sont des familles de montagnards ou des (...)

    (sous-titres) Salut, je m'appelle Martin. Pour les Haut-parleurs, je suis allé dans les Pyrénées, en France. J'ai personnellement grandi au pied de ces montagnes et ça a toujours été, pour moi, une respiration, une possibilité d'évasion. Sauf que la montagne, c'est plutôt un truc de riches. Les sommets sont souvent loin des grandes agglomérations. Le matériel coûte cher. Les pratiquants sont donc souvent assez âgés et viennent de milieux aisés, ou alors ce sont des familles de montagnards ou des locaux. Alors, à Toulouse, une association a décidé de prendre le contre-pied en accompagnant des jeunes de milieux populaires. On a essayé d'aller chercher des gens qui n'y ont pas accès, et auxquels nous-mêmes, on n'a pas accès. J'ai accompagné, durant deux weekends, les jeunes de Pass'la Barre. Ils ont entre 14 et 18 ans et ils viennent du Grand Mirail, un quartier emblématique de Toulouse. Le weekend où je sors la caméra, quatre jeunes sont présents. Notre randonnée doit nous mener jusqu'au pic de Rulhe, à près de 2 800 mètres d'altitude. Le but est de monter assez rapidement pour pouvoir vite manger en refuge, monter la tente, accessoirement éviter l'orage, mais les jeunes ne sont pas très concernés, et c'est un euphémisme. (sous-titre) Tu n'es pas vraiment prêt, toi ? Tu n'es pas prêt ?

    Je kiffe un peu, t'as vu ? Résultat, on met deux fois plus de temps que prévu. La pluie commence à tomber. L'orage se fait menaçant et on décide donc de se séparer en deux. Alors Sylvain, qu'est-ce qu'il s'est passé ? On est arrivé il y a une heure et demi, nous. Nous, on a fait des pauses notamment. Les petits donnent tout, mais ça ne va pas très vite, un petit. Ça fait des petits pas avec des petits pieds. Du coup, l'un dans l'autre, tu n'avances pas, mais bon, ils ont le sourire, donc c'est cool. (sous-titre) Est-ce que vous ne sous-estimez pas un peu vos capacités ? Vous n'êtes pas un peu râleurs par hasard ? (sous-titre) C'était bien quand même ? Oui. (sous-titre) Qu'est-ce que vous avez aimé ? (sous-titre)

    Vu le temps qu'on a mis hier, Sylvain et Thomas revoient nos objectifs à la baisse. Ce ne sera pas le pic, mais un col un peu plus bas. Finalement, seul le plus motivé, Hassen, ira jusqu'au bout. Il faut dire que l'accès au col est délicat. Il y a de la neige, puis des éboulis avant la pente très raide. Le survivant de Pass'la Barre, l'unique. C'est beau, ça. Au début, c'était plus difficile. Maintenant, c'est plus facile. Je grimpe plus rapidement. Regarde. Retourne-toi pour voir ce que tu as grimpé. Franchement, moi-même, je n'y crois pas. C'est incroyable. Je n'y crois pas. Au début, je croyais que je n'avais pas les capacités. En fait, si. Je me sous-estime trop. Là, je le vois bien. Je croyais, au début, que je ne pouvais pas faire tout ça, mais j'ai réussi. Nous sommes donc dans la descente. Yasin, Ylias et Nassime, qui se sont arrêtés avant nous, sont déjà en train de manger là-bas, je les vois. Hassen est un peu au-dessus de moi. Il commence à avoir un peu de mal. Avec la grosse montée qu'il s'est tapé, on peut le comprendre. Il nous reste dix minutes avant d'être au point de rendez-vous pour le repas et il restera ensuite deux bonnes heures pour atteindre la voiture. Cette fois, tout le monde n'est pas monté jusqu'en haut. Mais, les autres weekends, les jeunes ont fait avec succès de l'escalade, des raquettes et du rappel, ce qui est assez génial. Pass'la Barre, c'est dans le coeur. Franchement, je les remercie beaucoup parce qu'ils nous offrent des occasions d'aller dans des endroits où je ne suis jamais allé et des endroits où il y a vraiment de beaux paysages. Franchement, je les remercie du fond du coeur. En 2009, dans le journal Libération, Nadir Dendoune, journaliste et auteur du livre "Un tocard sur le toit du monde", où il raconte son ascension de l'Everest, dit que la neige, même si ça fait cliché de le dire, c'est un truc de blanc. Même si ça change petit à petit, c'est quand même le cas de la montagne en règle générale. Sans se préoccuper de la couleur de peau et sans visée politique, des associations, comme Pass'la Barre, permettent d'amener un peu de diversité vers les sommets. J'espère que cette vidéo vous a plu. Si ce n'est pas déjà fait, je vous encourage à vous abonner aux Haut-parleurs. On sort deux vidéos par semaine sur des sujets hyper variés et sur le monde entier. Vous trouverez bien votre bonheur. Et moi, je vous dis à bientôt !

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    Publié le 18 sept. 2018
    00:05:50
    Disponible jusqu'au : 19 nov. 2020
    Tous publics
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