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  • Les Haut-Parleurs

    Des plantes sauvages dans ton assiette - Florent à Paris

    Les plantes sauvages : comment les reconnaître, les identifier, que peut-on en faire ? Grâce à Christophe, un naturopathe passionné, nous partons à leur rencontre, dans les bois parisiens. Et en plus d'apprendre à les connaître, on peut aussi les cuisiner !

    Crédits : Florent Lévy - Musique "Ah! Le joli mois de mai à Paris" de Comité d'action du Théâtre de l'épée de bois / Miles Bould - Tribal Scribal

    Transcription

    Bonjour, Florent, je suis journaliste et j'habite Paris.

    Alors Paris, c'est la ville mais pas seulement. Il y a aussi les bois, les parcs, les hauts bois de Boulogne comme aux Buttes-Chaumont, on peut rencontrer des groupes comme ceci.

    Il faut toujours reconnaître les plantes avant de les cueillir, c'est la base. C'est pour ça je vous ai invité à la toucher, à regarder le pétiole. On voit qu'il y a une une petite rigole, à regarder les tiges.

    Ce sont don (...)

    Bonjour, Florent, je suis journaliste et j'habite Paris.

    Alors Paris, c'est la ville mais pas seulement. Il y a aussi les bois, les parcs, les hauts bois de Boulogne comme aux Buttes-Chaumont, on peut rencontrer des groupes comme ceci.

    Il faut toujours reconnaître les plantes avant de les cueillir, c'est la base. C'est pour ça je vous ai invité à la toucher, à regarder le pétiole. On voit qu'il y a une une petite rigole, à regarder les tiges.

    Ce sont donc des groupes de gens intéressés par les plantes, plus précisément par les plantes sauvages. Ils sont là, ils marchent, ils discutent, ils observent, ils sentent et surtout, ils écoutent.

    Donc c'est une plante comestible, qu'on va utiliser pour son petit goût d'ail, par contre pour avoir le goût d'ail, il ne faut pas la cuire, voilà manger cru par exemple en pesto dans une salade.

    Pour moi ça… ce n'est pas trop dissociable de la cuisine parce qu'en fait quand on voit une plante, on la goûte du coup ça me fait comme avec les légumes du marché, c'est-à-dire que directement je me dis : "Ah tiens ça a un bon goût d'ail, je mettrai bien ça cru sur des tomates", ça me vient naturellement, vous avez l'envie d'essayer aussi cuit, et me rendre compte que cru cuit ça n'a pas le même goût.

    Voilà les plantes sauvages comestibles c'est ceux dont il est question. Et c'est Christophe, celui qui conduit ces groupes que je vais vous présenter. Il est naturopathe, botaniste de terrain spécialisé dans les plantes sauvages, comestibles et médicinales.

    Quand j'ai pris conscience que la quasi-totalité des plantes, que tu pouvais trouver dans la nature se mangeait. J'ai trouvé cette idée, j'ai trouvé ça génial en fait, j'ai trouvé ça génial et j'ai eu qu'une envie, c'est d'apprendre, et de le vivre, et de le goûter et d'expérimenter.

    Est-ce que je pourrais me nourrir que de plantes ?

    Je ne sais pas, je n'ai jamais testé, ce n'est pas forcément le but. Mais bon, pour répondre à la question, si tu te nourris que de feuilles , il va te manquer la calorie, si on a les glands du chêne, les châtaignes, les noisettes, les noix, les faines du hêtre, certaines racines, là on va pouvoir s'approcher de… voilà si on n'est pas trop gourmand et qu'on n'a pas besoin de 4000 calories par jour, on va pouvoir s'approcher de quelque chose de possible.

    L'autosuffisance dans le domaine du possible, oui, mais avec son temps, ses connaissances, sa passion et sa patience, et encore. Son idée à lui c'est plutôt le plaisir, le plaisir de se balader, d'échanger, d'identifier, de connaître, de cueillir et donc de cuisiner. J'ai retrouvé Christophe avec Sofia, une des cuisinières avec qui il organise des stages et des ateliers autour de la cuisine végétale et sauvage.

    Mon petit mélange de vinaigre blanc, avec quelques gouttes d'huiles essentielles d'origan, à pulvériser directement sur les plantes après la cueillette.

    Je suis partie avec quelques unes de ces orties, et j'ai découvert un petit peu le potentiel des plantes en cuisine… on a fait avec Christophe, pas mal de risotto, avec des orties, avec du chénopode, avec de l'égopode. Il y a pas mal de plantes qui se prêtent facilement au risotto. On est en train de faire la cuisine tous les 2, parce que Christophe, en plus de bien connaître les plantes, c'est quand même un grand gourmand, de base, et je pense que sur ce point on se regroupe assez bien.

    Le principe de plantes sauvages, en quantité et à disposition, m'interpelle. A-t-on le droit de les cueillir ? Que se passerait-il si tout le monde allait se servir au bois de Boulogne ? Ne serait-ce tout simplement par le premier pas de certains Parisiens vers le monde rural ? Toutes ces questions comme pleins d'autres d'ailleurs, on n'y a pas répondu. Ici, on a préféré parler d'apprentissage, découvrir, reconnaître, identifier, prendre le temps de faire c'est le message principal. Et c'est tout ce que je peux vous transmettre en 3 minutes 30. Avec un peu plus de temps, on aurait pu aborder des vertus médicinales, la familiarité de certaines plantes toxiques avec des plantes comestibles, la manière de cuisiner, les bons coins, les recettes. Mais pas ici, on n'a pas le temps, je n'ai même pas le temps de vous poser une question.

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    Publié le 19 déc. 2015
    00:04:45
    Disponible jusqu'au : 19 nov. 2020
    Tous publics
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