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  • Les Haut-Parleurs

    Cure détox pour la banane - Damien en Martinique

    Le chlordécone, c'est un pesticide qui a fait la une des médias français il y a 20 ans. Interdit aux Etats-Unis dès 1976, le produit continue d'être utilisé en France jusque dans les années 90, et même jusqu'en 1993, par dérogation, aux Antilles françaises. En 2007, des analyses révèlent que le produit serait responsable d'un taux anormalement élevé de cancers de la prostate en Guadeloupe et Martinique, où il a été très utilisé dans l'industrie de la banane.

    Crédits : Damien Lansade

    Transcription

    Salut, moi c'est Damien un journaliste freelance basé pour l'instant en Martinique.

    Moi aujourd'hui je vais essayer de vous parler d'un scandale qui avait fait beaucoup de bruit en 2007 ici en Martinique et qui continue d'en faire et pour vous situer un peu le contextele plus simple c'est de vous ressortir les titres qu'il y avait eu dans les médias à l'époque. Donc voilà on va voir par exemple "Chlordécone aux Antilles, le scandale oublié" sur reporter. net, sur Le Monde Planète, (...)

    Salut, moi c'est Damien un journaliste freelance basé pour l'instant en Martinique.

    Moi aujourd'hui je vais essayer de vous parler d'un scandale qui avait fait beaucoup de bruit en 2007 ici en Martinique et qui continue d'en faire et pour vous situer un peu le contextele plus simple c'est de vous ressortir les titres qu'il y avait eu dans les médias à l'époque. Donc voilà on va voir par exemple "Chlordécone aux Antilles, le scandale oublié" sur reporter. net, sur Le Monde Planète, on va voir : "Guadeloupe, monstre chimique" … Voilà on va avoir un tas d'articles qui posent un peu le bonhomme. Le chlordécone en gros c'est un produit qui a été utilisé pour lutter pendant longtemps contre le charançon du bananier qui est un nuisible qui détruit les bananeraies. Et en fait c'est un pesticide qui s'est avéré extrêmement nocif pour les sols, l'eau, les plantations, un peu tout en fait… Et surtout les scientifiques ont découvert que c'est un produit va rester plusieurs milliers d'années dans les sols. Donc par exemple si on tape sur Google "chlordécone" et qu'on arrive sur le petit Wikipedia on va vite comprendre un peu ce que c'est le bonhomme, on a des petits symboles : toxique, nuisible pour l'environnement, etc. Donc voilà pour le tableau. Mais justement ici depuis quelques années, les cultivateurs de bananes essayent, difficilement c'est vrai, de se refaire une réputation et justement, je vais aller voir comment ça se passe. Donc là Laetitia que l'on voit à gauche, m'a amené sur l'exploitation de Daniel c'est un peu une exploitation modèle où les produits, les moyens de lutter contre les parasites et maladies, c'est que des moyens naturels en fait. Ce petit seau jaune en fait c'est un piège à charançon.

    Oui piège à charançons, là dedans il y a une partie qui est enterrée, qui a de l'eau savonneuse et il y a une phéromone qui dégage l'odeur d'une femelle en rute, qui va attirer tout ce qu'il y a comme mâles et ils vont tomber dans l'eau et ils vont se noyer.

    Il faut savoir que la banane de Martinique comme la banane Guadeloupe c'est un peu comme un label, comme une marque déposée en fait et avec cette histoire de chlordécone l'image de marque a pris un sacré coup; et le but de Laetitia que l'on a vue à l'écran et de son association (lipé) 2 c'est un peu de redorer l'image de cette marque-là en fait.

    Dans un sens, quand la recherche va nous proposer des techniques innovantes, notre rôle c'est de faire un changement d'échelle, d'aller expérimenter en conditions réelles les innovations et voir si ça marche bien quand on les met en situation.

    Justement depuis quelques années, depuis cette histoire de chlordécone, la tendance en fait a radicalement changé sur les méthodes pour lutter contre les parasites et les maladies,.

    Le sol était épuisé, le sol a été malmené en fait pendant toutes ces années là. Ce qu'on essaye de recréer c'est clairement le système forestier qui est le plus abouti en termes d'équilibre entre la faune et la flore, la forêt c'est ce qu'il y a de mieux. Donc c'est essayer de de retrouver un peu tous ces systèmes, tous ces équilibres qui existent dans les systèmes forestiers au niveau des bananeraies. Mais ça, ce principe là de l'agro écologie, ça peut s'appliquer à toute culture.

    En gros comme on l'a vu depuis pas mal d'années la nature fait ça fait très bien; le but chez les producteurs de bananes martiniquais c'est tout simplement de s'en rapprocher le plus possible.

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    Publié le 02 déc. 2015
    00:03:46
    Disponible jusqu'au : 19 nov. 2020
    Tous publics
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