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  • Les Haut-Parleurs

    Contre la chimie et le fric, je fais mes propres cosmétiques

    Mayline au Cameroun


    #SOCIETE


    Pourquoi importer des cosmétiques chers et chimiques au Cameroun, alors que sur place, on trouve un tas d'ingrédients naturels excellents pour la peau ou les cheveux ? De plus en plus de jeunes femmes se rebellent contre les marques étrangères et concoctent leurs propres produits de beauté. Mayline fait partie des converties.


    Crédits
    Ecriture et réalisation : Mayline Meynard
    Rédaction en chef : Hélène Seingier
    Musique : ES clocks - Jonathan Järpehag
    Images : viepratiqueféminin ; depositphotos ; movingTahiti
    lesjardinsdeprovence



    Transcription

    (passage sous-titré) Et oui, les Camerounaises se rebellent contre les cosmétiques chers et chimiques qu'on nous vante dans les magazines.

    Je suis Méline, à Douala, et ici, on est de plus en plus nombreuses à fabriquer nous-mêmes nos produits cosmétiques. C'est une façon de boycotter les produits chimiques tout en restant présentables, sans que ça ne coûte un bras. Car il faut savoir qu'ici, au Cameroun, les marques importées coûtent super cher. Comme moi, Merveille porte, la plupa (...)

    (passage sous-titré) Et oui, les Camerounaises se rebellent contre les cosmétiques chers et chimiques qu'on nous vante dans les magazines.

    Je suis Méline, à Douala, et ici, on est de plus en plus nombreuses à fabriquer nous-mêmes nos produits cosmétiques. C'est une façon de boycotter les produits chimiques tout en restant présentables, sans que ça ne coûte un bras. Car il faut savoir qu'ici, au Cameroun, les marques importées coûtent super cher. Comme moi, Merveille porte, la plupart du temps, ses cheveux naturels, nappy comme on dit. Depuis deux ans, elle fabrique ses produits elle-même avec des ingrédients locaux que j'utilise moi aussi. Elle trouve les recettes sur le web et est même devenue experte en chimie. La glycérine végétale, ça a pour effet de capter l'humidite de l'air. Dans les produits qu'on trouve dans le commerce, il y a de nombreux produits chimiques qui ne sont pas bien pour la peau et pour la santé, ce qui fait qu'au moins, quand j'utilise le beurre de karité, je sais que le beurre de karité ne peut pas me faire de mal. Ce qui est bien au Cameroun, c'est que ce pays regorge de ressources naturelles. On y trouve la majorité des ingrédients naturels présents dans les produits de beauté : le beurre de karité, l'huile de ricin, l'huile de coco, le moringa, l'aloé véra, etc. La majorité des grands groupes cosmétiques se fournissent d'ailleurs ici en matières naturelles avant de les envoyer en laboratoire, en Europe. Ensuite, on les ré-importe beaucoup plus cher. C'est un problème de coût parce que les produits, peut-être Shea Moisture, c'est une marque assez recommandée par les Youtubeuses, sauf qu'au Cameroun, ça coûte très cher. Pourtant, si j'ai du beurre de karité et quelques petits ingrédients, je peux me faire quelque chose de bien aussi, mais à moindre coût. Si on veut se pomponner avec de l'importé, le portefeuille en prend un coup. Comptez environ 10 000 Francs CFA pour une crème visage de base, Nivea ou Neutrogena. Pour ceux qui n'ont aucune idée du prix, c'est à peu près deux fois plus cher qu'en France. Alors qu'avec de l'huile essentielle d'arbre à thé, du beurre de karité et de l'huile de jojoba, je me fais une crème super rnaturelle en dix minutes pour un total de 4 000 francs CFA. On est des dizaines de milliers à échanger nos recettes de sorcières sur le net et ça va bien au-delà du Cameroun. Il y a beautyklove, elle vient des Philippines. C'est vrai que ce ne sont pas les cheveux crépus qu'on connaît, mais le cheveu, c'est le cheveu. Elle donne des conseils, beaucoup de recettes DIY qu'on peut faire chez soi assez facilement. Surfant sur la tendance, Merveille s'est lancée dans la vente de son huile prodigieuse pour les cheveux, d'abord à ses amis, mais elle espère un jour en faire un vrai business. C'est la troisième vertu des cosmétiques Do It Yourself. Il booste l'économie locale. Jeanne-Marlyse et sa fille Andréa ont sauté le pas. Elles ont créé, il y a trois ans, leur marque de cosmétiques qui utilisent exclusivement des ingrédients de la biodiversité locale. (partie sous-titrée) Prenez par exemple l'huile de palmiste, appelée Mignanga ici, ça sent fort et pas bon, mais comme me l'explique Jeanne-Marlyse, quand on le mélange avec de l'huile essentielle de citronnelle, l'odeur devient tout de suite bien plus agréable. Leur marque, exclusivement vendue au Cameroun, est en pleine croissance depuis leur création il y a trois ans. Elles emploient, à ce jour, quatre salariés et espèrent en recruter d'autres d'ici quelques mois. Un succès qu'elles doivent en partie à cette tendance du retour au naturel qui a démarré en Occident. (partie sous-titrée) Je résume. Les cosmétiques locaux et naturels, c'est bon pour la santé, meilleurs pour le portefeuille, respectueux de notre identité, et ça stimule l'économie locale. Ça fait un paquet de bons ingrédients, non ? Et vous, vous vous êtes déjà convertis aux cosmétiques faits maison ? Cette vidéo vous a donné envie de vous y mettre ? Racontez-nous vos expériences en commentaires et n'hésitez pas à aller sur les Haut-Parleurs pour voir d'autres vidéos sur les consommateurs qui réfléchissent.

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    Publié le 05 sept. 2018
    00:05:16
    Disponible jusqu'au : 19 nov. 2020
    Tous publics
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