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  • L'invité

    Claudia Tagbo

    Invitée : Claudia Tagbo, humoriste.

    La comédienne et humoriste Claudia Tagbo est la marraine de la 3e édition de la Fête du court-métrage (13-19 mars 2019), événement dont TV5MONDE est partenaire. Cent quatre-vingt-quinze films courts dans quatre mille lieux de projections pour faire découvrir les talents du cinéma francophone de demain. Une cause pour laquelle Claudia Tagbo a décidé de se mobiliser.

    Présentation : Patrick Simonin.


    Transcription

    Bonjour Claudia Tagbo. Bonjour. Quel bonheur de se retrouver ! Vous êtes là pour la fête du court-métrage avec TV5 Monde. C'est du 13 au 19 mars. C'est quoi, le court-métrage ? Pourquoi vous vous engagez,  Claudia, vous qu'on applaudit sur scène ? On verra d'ailleurs un extrait tout à l'heure. Pourquoi vous vous engagez pour défendre tous ces jeunes qui font des films courts ? Parce que c'est notre futur, c'est ce qu'ils vont réaliser, notre imaginaire de demain. Pour moi, ce n'est pas la taille (...)

    Bonjour Claudia Tagbo. Bonjour. Quel bonheur de se retrouver ! Vous êtes là pour la fête du court-métrage avec TV5 Monde. C'est du 13 au 19 mars. C'est quoi, le court-métrage ? Pourquoi vous vous engagez,  Claudia, vous qu'on applaudit sur scène ? On verra d'ailleurs un extrait tout à l'heure. Pourquoi vous vous engagez pour défendre tous ces jeunes qui font des films courts ? Parce que c'est notre futur, c'est ce qu'ils vont réaliser, notre imaginaire de demain. Pour moi, ce n'est pas la taille qui compte parce qu'il y a autant d'énergie à réaliser un court-métrage, à mettre en place un dispositif pour réaliser un court-métrage qu'un long-métrage. Des fois, on se rend compte qu'on part d'un court-métrage, on arrive sur un long. C'est ce qu'on voit en ce moment aux Césars. C'est extraordinaire. Comme on dit, c'est comme dans la cuisine. De l'autre côté, avant que ça devienne ce beau gâteau qu'on voit, il y a du boulot derrière et je trouve que c'est bien. On voit des images de cette fête parce que c'est vraiment une fête. C'est une fête. C'est un événement partout dans le monde, que ce soit en Afrique du Sud, en Calédonie, en Martinique. Partout dans le monde, au même instant, il y a plusieurs écrans. C'est énorme parce qu'il y a très peu de visibilité par rapport à ça justement. Je trouve que c'est dommage que ça se soit juste cette période où certains cinémas se sont engagés à mettre un film avant le film pour lequel vous êtes venu. Je trouve que ça ouvre l'imaginaire. En tout cas, ça prédispose, et peut-être que plus tard, je retiens le nom de ce réalisateur ou de cette réalisatrice. Un court, pour être clair, dure 12 minutes, jusqu'à 40 minutes. Jusqu'à 59 parce qu'à partir de 60, je crois que vous tombez dans un long-métrage. Il faut raconter une histoire en très peu de temps. C'est ça qui est magique.  C'est très dense. En trois minutes des fois, il faut être très bordé. Il y a des gens qui vont faire des courts-métrages trois jours, ça veut dire qu'il faut avoir votre réalisateur, votre chef opérateur sur trois jours. Il faut vraiment bien se "backer" parce qu'on n'a pas le temps. Il faut aller vite. Comme c'est aussi intense, c'est dur, je trouve. Ecoutez les jeunes qui témoignent, qui parlent du court-métrage.  Je m'appelle Fanny Liatard. Et moi, c'est Jérémy Trouilh. On est un binôme réalisateur scénariste. On se connaît depuis un peu plus de dix ans. On a fait nos études ensemble à Sciences Po. Il y a quatre ans, par des chemins différents, on a décidé de faire tous les deux des films et de les faire ensemble. C'est un exemple. C'est ça, un court-métrage, ce sont des jeunes qui se lancent. Des jeunes qui se lancent. Ils n'ont pas 12 ans. Ce sont des jeunes qui sortent d'école parce qu'il faut faire le montage financier, le montage humain pour pouvoir faire un court-métrage. J'applaudis des deux mains. J'ai vu un document qui va être présenté dans cette fête du court-métrage. C'est un film qui s'appelle J'aurais pu être une pute. Le titre est un peu provocant. C'est un film de Bahia Kasmi. Claudia, on vous voyait en figurante. 

    C'est pour vous dire. J'ai commencé par là. Je ne renie maintenant alors que j'ai une petite notoriété soit disant, mais quand il y a un projet qui me plaît, même si c'est un court-métrage, j'y vais parce que je trouve que c'est aussi une forme d'écriture. Elle mérite d'avoir autant de lumière que les longs-métrages parce qu'il y a vraiment un beau vivier de jeunes qui créent, qui commencent déjà à diriger. J'étais content de faire ce projet-là. Ça crée des familles parce que Bahia, j'ai pu faire son court-métrage et Michel Leclerc aussi derrière. Ça crée des familles. Vous avez accepté un tout petit rôle de caissière dans un magasin. Il n'y a pas de petits rôles. La situation était belle à jouer. On ne va pas raconter le film, il faut aller le voir. Il y a cette jeune femme qui fait un malaise et moi, je la regarde, genre, vas-y, fais ta vie. Ce sont des petits moments, mais ça existe. Il n'y a pas de petits rôles. Ils font partie d'une histoire, court-métrage, long-métrage. On voit la fête du court-métrage. Regardez ces chiffres, c'est important. C'est surtout une fête populaire. Regardez ces images.  A la tête de tout ça, il y a Julie Gayet notamment. Il y a des visages connus qui défendent ce cinéma de création, que TV5 Monde défend aussi puisqu'on est partenaire de cette fête du court-métrage et qu'on diffuse aussi des courts-métrages sur TV5 Monde.  C'est vrai, avant les films. On se dit que ce sont les talents de demain. C'est ça. Exactement. Vous avez tout dit. Ce sont les talents de demain. Ils méritent qu'on les mette en lumière. Ce n'est pas une fois qu'ils sont arrivés, c'est souvent ce qui se passe, une fois qu'ils sont arrivés, que ce sont de grands réalisateurs, c'est super et tout, mais on ne raconte pas ce qui s'est passé derrière. C'est important aussi. C'est bien de le mettre en lumière pour les encourager. Quand vous êtes encouragé, vous avez encore plus envie de vous ouvrir. Je trouve que c'est bien. Il faut raconter une histoire. Il faut des moyens pour le faire. Il faut arriver à faire un court-métrage parce que ce n'est pas évident. Il faut trouver des diffuseurs et il faut aussi séduire le public. Il faut séduire le public. Comme le public n'a pas cette habitude, on n'a pas été éduqué à voir un court-métrage. Souvent, le court-métrage est dénigré, on ne va pas se mentir. Le film va commencer et il y a un court-métrage, pendant ce temps, j'ai encore le temps. On considère limite comme une page publicitaire, alors c'est un vrai petit film qu'on est en train de vous offrir,  un vrai petit bijou. Je sais qu'on est dans un moment économique, que c'est plus facile de vendre, que ça rapport de vendre son écran, mais je vous en supplie, si vous pouviez diffuser plus de courts-métrages avant les films au lieu de nous gaver de publicité, ce serait super.  Le message est lancé, Claudia. Avec ma petite voix, s'il vous plaît.  Ce serait génial. Je comprends qu'un cinéma vendra son écran parce que c'est de la publicité. C'est ce qui fait tourner sa machine. De temps en temps, on pourrait faire un dimanche par mois. Ce serait bien. Un dimanche par mois, tous les cinémas diffusent des courts-métrages avant chaque film. C'est une idée comme ça.  Ce n'est pas un court-métrage, mais j'ai quand même envie, comme vous êtes là, Claudia, regardez juste ces images, le dernier show de Claudia. Vous avez devant vous, ce soir, la quintessence de la perfection. Sur le marché, vous ne trouverez pas mieux. C'est sûr, quand on me regarde, je donne plutôt l'impression d'être une arme de destruction massive, mais j'adore la précision. Pour être au top devant vous, ce soir, j'ai fait chauffer la carte bancaire. Réduction de la narine  2.000. Réhaussement mammaire, 5.000. Kardashian originale, 25.000.  C'est quand même dingue, Claudia. Vous donnez tous les chiffres. C'est toujours bizarre de se voir. On se crispe. Le spectacle continue jusqu'en avril. Jusqu'en avril. La dernière date à Mogador, le 9 avril, la dernière de ce spectacle. Vous êtes lucky. Je ne sais pas si je suis lucky, mais en tout cas, je suis contente de faire ce métier. J'aime beaucoup mon métier et toutes les rencontres que je fais. Je remercie tous ceux qui ont vu le spectacle, tous ceux qui m'ont soutenu. Ceux qui ne l'ont pas encore vu, ce n'est pas grave, j'espère que tu vas bien, je t'aime, mais venez. On va le redire, pour la fête du court, ça a lieu dans le monde entier, au Congo. En Afrique du Sud, en Martinique. Quand vous voyez des courts-métrages, je vous en supplie, ne pensez pas que c'est de la pub, regardez, ça fait du bien, parce qu'il y a des gens derrière. Vive le court-métrage, Claudia Tagbo, Merci Claudia. Vive le court-métrage. Merci à vous. 

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    00:08:17
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