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  • L'invité

    Eddy de Pretto

    Invité : Eddy de Pretto.

    Eddy de Pretto, l'une des grandes révélations de la chanson française, est nommé dans la catégorie chanteur de l'année aux Victoires de la musique 2019. Le chanteur a déjà été récompensé par deux Globes de cristal (artiste de l'année et album de l'année). Sa poésie dépouillée sur scène, où il se présente avec un seul musicien et un iPhone, ainsi que ses textes touchants qui appellent à accepter les différences, font de lui l'un des chanteurs les plus attachants de la nouvelle génération.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Bonjour, Eddy de Pretto.

    Bonjour.

    C'est un plaisir de se retrouver, mais quelle aventure depuis la sortie de cet album aujourd'hui nommé aux Victoires de la musique, Artiste masculin de l'année. Album, tournée, le public qui aime vos chansons et finalement, un partage qu'on vit comment, Eddy ?

    Très, très bien. Très, très bien. Je suis ravi. J'ai passé une folle année depuis la sortie de l'album en effet et des quatre titres en fin d'année dernière, des n (...)

    Bonjour, Eddy de Pretto.

    Bonjour.

    C'est un plaisir de se retrouver, mais quelle aventure depuis la sortie de cet album aujourd'hui nommé aux Victoires de la musique, Artiste masculin de l'année. Album, tournée, le public qui aime vos chansons et finalement, un partage qu'on vit comment, Eddy ?

    Très, très bien. Très, très bien. Je suis ravi. J'ai passé une folle année depuis la sortie de l'album en effet et des quatre titres en fin d'année dernière, des nouveaux quatre titres inédits. Je suis très, très content d'avoir comme ça suscité l'intérêt et l'échange comme ça avec plein de gens différents et de les rencontrer en concert. Ça me fait énormément de bien. C'était mon objectif de base, donc je suis ravi.

    On va revenir sur ce parcours incroyable, mais quand je pense à la chanson Random par exemple, cette chanson qui dit : "Souvent, je mens, je m'imagine des volcans qui inonderaient mes champs de blé", ça, c'est vous, Eddy…

    Oui, oui, oui, c'est cette idée…Cette chanson parlait de l'idée justement de se travestir un peu, de se masquer pour être un peu les personnes qu'on souhaiterait être, pour tenter l'amour, pour se déguiser, pour tenter de faire n'importe quoi pour l'autre, pour y arriver à trouver quelqu'un d'autre et donc, changer des aspects de soi, de sa personnalité, pour finalement un peu sortir de son soi et aller vers l'autre.

    Allez, regardez, avec un masque mais lui-même, Eddy de Pretto.

    …"Quant à moi j'tombe amoureux devant le "pas le temps" des gens fougueux. Souvent, je mens et je sais en faire des caisses assez lourdes apparemment car elles pèsent tout comme elles restent. Pendant des semaines de galère où je rame à tout défaire, m'émanciper de ces affaires, tiens regarde, je ne sais pas le faire. Oh oh oh oh, oh oh oh oh, oh oh oh oh, oh oh oh oh, oh oh oh oh"…

    Et puis une chanson incroyable, qui marque j'allais dire une identité Eddy, Kid : "Tu seras viril mon kid, tu brilleras par ta force physique"… C’est une chanson par laquelle au fond, le public vous a retrouvé…

    Oui, je crois. Je crois en tout cas c'était il y a eu "Fête de trop", après "Kid", et oui, oui, il y a eu un truc avec une espèce de lien avec…avec… oui, je ne sais pas, je ne sais pas trop comment l'expliquer. Vous savez, ça m'a un peu dépassé. Moi, j'écris des chansons et puis après, on voit où ça va et là…et là, c'est allé plus loin que je ne l'imaginais.

    C’est une chanson qui fait penser à votre maman, qui fait penser à votre enfance aussi…

    Oui, oui. Surtout, c'étaient les injonctions que ma mère et surtout mon père me disaient vis-à-vis de ce que je devais être, ce que…à quoi je devrais ressembler si j'étais un garçon…oui, carrément.

    Oui. Et se dire au fond, c'est être soi. On voyait à l'instant Random, on voyait des masques, c'est-à-dire le masque aussi, c'est une façon d'être soi-même ?

    Oui, oui, totalement, de se jouer. Je pense qu'on a plusieurs panels dans notre personnalité et c'est intéressant d'aller piocher un peu, de pousser certains aspects et parfois, d'en enlever d'autres, un peu comme ça, une certaine métamorphose, comme ça.

    Oui…J'ai lu une appellation pour vous : Poète bitume.

    Ah oui ?

    C'est beau !

    C'est beau.

    Oui…

    Vous l’avez eue où ?

    Je l’ai vue peut-être dans Télérama, une couverture quelque part…

    Décidément…Oui, oui, oui, en tout cas oui.

    Voilà, c'est Eddy. Tenez, Kid. Quelques instants.

    …"Pour qu’aucune de ces dames te dirige vers de contrées roses, l'efface, pour de glorieux gaillards, Tu seras viril mon kid, tu hisseras ta puissance masculine pour gonfler cette essence sensible que ta mère nous balance en famille, elle fatigue ton invulnérable Achille"…

    "On voit mes failles, comme dans un livre ouvert" : ça aussi, c'est quelque chose qui vous différencie quelque part, Eddy ?

    C’est ça qui me plait moi, d'aller justement chercher là où ou je joue justement une certaine carapace, quelque chose d'assez…enfin, d'après moi, d'assez solide en extérieur et en fait, dans le texte, aller creuser au plus profond de soi, aller chercher la minutie de ce qu'on a envie de dire, de ce qui…de nos émotions et oui, oui, c'est ça mon travail…Enfin, mon travail. En tout cas, j'aime l'idée d'aller creuser là-dedans pour me raconter.

    Oui…Au fond, c’est un peu un combat ? La chanson et la musique ?

    Oui, il y a un combat, il y a un combat. Pour moi, il y a un combat surtout avec les mots parce qu’ils ne viennent pas comme ça, facilement, ils ne glissent pas tout-terrain, ils n'arrivent pas comme ça. Donc, il faut les chercher, il faut…Il y a un vrai travail du mot et du verbe, justement pour essayer que ça marche comme je le souhaite. Il y a énormément de recherche là-dessus…

    Oui…"Serre les dents, montre que t'es pas un pantin"…

    Oui.

    Ça, c’est…

    C’est…oui, c'est une idée…Ça, c'était une chanson…C'est une chanson qui s'appelle Grave, qui raconte un peu cette volonté de justement tenter d'être totalement soi, de combattre un peu tous les impacts, toutes les choses qu'on t’a lancées et justement de passer outre ça et de s'accepter comme on est un peu. C'est cette idée-là, globale, un peu simpliste de Grave qui dit : "Passe au-dessus de ça et vas-y. Prends tes gants et vas-y, accroche-toi".

    Allez, Grave, Eddy de Pretto.

    …"Ce n'est pas grave si tu te pensais beaucoup trop jeune, pour que ce sodome te la mette gentiment et sans battle, ce n'est pas grave si quand tu dors tu rêves trop qu'au lit, qu'il te touche, qu'il t'adore tout pareil que ta p'tite copine, ce n'est pas grave si, encore ce matin au réveil, tu te lèves d'une gaule mais il manque le E de Gaëlle, ce n'est pas grave si tu t'es surpris à regarder papa, ce n'est pas grave si tu tentes, c'est-à-dire qu'c'était juste comme ça, ce n'est pas grave si tu beugues quand tes potos se montrent sans bas"…

    Quand on pense que ça a commencé à la MJC…

    Oui, c’est vrai…

    C'est vrai…Avec une chanson : I believe I can fly. C'était la première chanson…

    C'était la première chanson que j'avais chantée. C'était à la MJC, en bas de chez moi à Créteil en effet, et on chantait des chansons du moment, on choisissait des chansons du moment et I believe I can fly était passée en effet.

    Oui…Ce n’est pas évident de se dire : "Je vais faire un métier public, je vais rencontrer les gens"…

    Tu n’as pas la notion de ça quand tu es petit, quand tu es jeune. Tu as juste ce rêve et tu ne sais pas de quoi il est fait à l'intérieur, les détails de ce rêve. Tu as juste cette envie de…je crois de partager, de dire des choses, de chanter aussi…Juste chanter. Je crois que c'était mon rêve d'enfant. J’avais envie de chanter et d'en faire ma vie.

    Oui. J'ai vu dans une interview que votre maman avait répété que vous aviez dit tout-petit : "Je veux être une star plus tard"…

    Oui, c'est vrai. C'était aussi cet aspect un peu…Reconnaissance totale, oui, je crois. Il y a ça aussi.

    L'arrivée dans des zéniths ? Parce que là, il y a une tournée. Ça passait par les zéniths, l’Élysée Montmartre, partout dans toute la France. C'est arriver juste avec son copain batteur et puis un téléphone dans la poche ?

    Oui, oui, totalement, c'est ça. J'aime…J'aime…Oui, comme je parlais de minimalisme tout à l'heure, c'est le plus épuré, le plus à l'os possible, le plus sans carapace justement, tenter d'enlever, et Dieu sait que j’en ai, des…quelque chose pour se cacher, pour se déguiser un peu. Et c'est ce travail qui me…que je mets dans la scène et qui me plaît beaucoup.

    Merci, Eddy de Pretto.

    Merci beaucoup.

    Culte, décidément…Culte, hein ?

    Culte.

    Voilà. L'album avec encore des bonus et puis surtout, la scène, Les Victoires de la musique…Vraiment Eddy qui bouscule la musique et ça nous fait tellement de bien de vous le dire et de vous recevoir. Merci. Eddy de Pretto était notre invité aujourd'hui.

    Merci beaucoup.

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    00:07:57
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