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  • L'invité

    Alain Berset, Bruno Giussani

    Invités : Alain Berset, Bruno Giussani, respectivement président de la Confédération suisse et président du FIFDH

    Le président de la Confédération suisse et le président du 16e Festival du film et forum international des droits humains sont nos invités, alors que s'ouvre une semaine spéciale FIFDH en partenariat tavec TV5MONDE. Jusqu'au 13 mars, Genève accueille les cinéastes et témoins du monde entier, pour la défense des droits humains à travers la planète.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis Genève (Suisse)

    Transcription

    Alain Berset, président de la Confédération suisse pour ce FIFDH,

    ce Festival du Film et Forum International des Droits Humains.

    C'est important que la Suisse organise une seizième fois ce festival ?

    Oui, c'est très important,

    on est très heureux d'ailleurs du succès de ce festival aussi,

    des rencontres qui ont lieu ici, de ce qu'on peut montrer ici,

    et de cette réflexion sur les droits humains, sur les droits de (...)

    Alain Berset, président de la Confédération suisse pour ce FIFDH,

    ce Festival du Film et Forum International des Droits Humains.

    C'est important que la Suisse organise une seizième fois ce festival ?

    Oui, c'est très important,

    on est très heureux d'ailleurs du succès de ce festival aussi,

    des rencontres qui ont lieu ici, de ce qu'on peut montrer ici,

    et de cette réflexion sur les droits humains, sur les droits de l'homme.

    L'année des septante ans, des 70 ans de la déclaration des droits de l'homme

    signée à Paris en 1948, et qui reste d'une actualité incroyable.

    On a parfois l'impression qu'on a pu faire des grands progrès,

    et puis des fois ça recule.

    On doit se battre toujours pour les droits humains, et ce festival nous le rappelle.

    Et là, c'est l'art au service de ce combat,

    c’est à la fois les artistes, les films, les documentaires, des films de fiction

    qui finalement montrent la réalité du monde.

    Vous savez, je crois que la culture, l'art, les artistes,

    avec les yeux aussi des artistes ont énormément à nous dire sur la politique

    et sur la manière dont les droits par exemple se développent

    ou ne se développent pas ;

    et le film que j'ai vu ce soir par exemple était vraiment incroyable.

    Je crois qu'il y a une très belle programmation ici,

    c'est une belle occasion de se pencher sur cette question,

    de faire aussi un bilan à l'occasion des 70 ans

    de la déclaration des droits de l'homme,

    et de rappeler que c'est un engagement inlassable.

    Et la Suisse, bon je crois qu'on a toujours été très engagé dans ce domaine-là,

    on le reste aussi pour l'avenir,

    et c'est pour nous aussi,

    avec dans le fond tout le rôle international de Genève et de la Suisse

    une très grande importance.

    Tellement de sujets, on peut parler des femmes,

    on peut parler de la Syrie, de la guerre,

    le Bangladesh, vous y étiez récemment ;

    à chaque fois on est confronté à cette situation tragique

    de la violation des droits humains.

    Vous savez, on a beaucoup parlé aussi en Suisse, aussi en Europe,

    des questions de migration,

    et bien sûr nous sommes très concernés par les questions de migration,

    mais on ne doit jamais oublier non plus

    que c’est un sujet qui concerne le monde entier, qu’on a…

    sur tout les continents, des grands flux migratoires ;

    des personnes qui essayent de fuir des situations de guerre,

    de famine, d'extrême pauvreté,

    de trouver un avenir pour elles-mêmes et pour leur famille,

    et on doit se rappeler toujours que collectivement on doit pouvoir répondre à cela.

    Et j'étais effectivement au Bangladesh

    où il y a un camp de réfugiés d'un million de personnes

    qui s'est créé en quelques mois au sud du Bangladesh,

    les Rohingyas qui ont fui le nord de la Birmanie,

    et ce pays a besoin de notre soutien.

    Le Bangladesh a besoin d'un notre soutien,

    les Rohingyas ont besoin de notre soutien,

    pas seulement ici chez nous, aussi là-bas.

    Je crois qu'on a un destin commun avec ça, il ne faut jamais l'oublier,

    et ce festival nous le rappelle encore…

    C’est une façon de dire que la Suisse est un territoire pour les droits humains ?

    Ici ! On peut être sécurité ici quand on est opprimé ?

    Clairement, mais pas seulement ;

    l'objectif qu'on doit avoir c'est de développer ces droits

    partout où c'est possible, où ça peut encore être, où ça doit encore être développé,

    et nous constatons que 70 ans après la déclaration des droits de l'homme,

    eh bien il reste encore tellement à faire,

    il y a même des situations dans lesquelles on a plutôt l'impression que ça régresse,

    des situations de guerre qui apparaissent, qui se développent.

    Et là, nous devons être présents, je crois collectivement.

    Il ne s'agit pas de dire comment les choses doivent se passer,

    on ne sait pas mieux que d'autres comment ça doit marcher,

    mais de dire nous sommes ensemble là dans le même bateau,

    et nous devons ensemble, c'est…

    Je crois, un des grands bénéfices de l'humanité au XXe siècle,

    la déclaration des droits de l'homme,

    et nous devons être à la hauteur de ce que nos prédécesseurs ont fait.

    Merci Monsieur le président.

    Merci.

    Le 16ème Festival du Film et Forum international des droits humains,

    évidemment avec le soutien de TV5 Monde ici à Genève.

    Bruno Giussani, c’est vous le président cette année,

    et on voit évidemment la foule qui est au rendez-vous.

    Absolument.

    Oui, en fait, il y avait une file ici pour les billets déjà deux heures avant l'ouverture.

    L’ouverture sera dans quelques minutes,

    et on a vu des gens arriver toute la journée.

    Ça veut dire qu'il y a une véritable attente du public.

    Oui, il y a un intérêt d’abord pour le sujet, il y a l'intérêt pour le festival,

    il y a l'intérêt pour la rencontre qui se déroule autour du festival.

    Nous avons une formule assez particulière,

    c'est-à-dire une idée, un film et un débat,

    d'où le nom forum dans l'intitulé du festival.

    C’est un événement important

    parce que ça nous permet de mettre sur scène

    les protagonistes des histoires qui sont racontées dans les films.

    Donc nous sommes vraiment à cette interface entre l'art, le film, et les droits humains,

    mais nous ne nous occupons pas uniquement de l'art,

    c’est-à-dire le film qui raconte une histoire,

    mais essayons aussi de mettre à la lumière,

    d’être les relais de ceux qui se battent sur le terrain,

    et qu'on invite à être sur scène,

    à commenter, à ajouter, à raconter leurs expériences.

    Et se dire aussi depuis 16 ans… j'imagine que vous vous le dites,

    est-ce que ça a fait bouger les lignes ? Est-ce que ça fait changer les choses ?

    C'est toujours difficile de mesurer l'impact d’une chose

    comme un film ou comme un débat,

    c’est comme de mesurer l'impact d'un article de journal par exemple.

    C'est quelque chose qu'on peut comme ça sentir de façon anecdotique

    parce que des fois quelqu'un vient présenter un film,

    et puis nous raconte une histoire qui s'est passée 6 mois plus tard.

    Ah ! J'ai présenté mon film, j'ai dit ça, voici ce qui s'est passé ;

    là, on peut avoir une idée de l'impact.

    D’autre fois, on envoie simplement une histoire dans le public,

    sur les réseaux sociaux, ailleurs, elle part, elle part toute seule,

    et puis elle navigue comme ça la réalité d'une façon tout à fait particulière,

    qu’on ne peut pas mesurer, qu'on ne peut pas tracer,

    et donc on la laisse simplement partir.

    Est-ce qu'il y a des tendances cette année, particulières ?

    Oui, il y en a 1 ou 2.

    La première, c'est qu’au niveau de la structure du festival,

    on a un peu élargi notre palette,

    on ne fait pas que du film, on fait aussi par exemple de la BD,

    notre artiste résident cette année est Guy Delisle, le bédéaste.

    On fait du théâtre, on a une création,

    en fait un programme tiré d'un livre de l'écrivaine nigériane Chimamanda Adichie

    avec 15 femmes qui vont chacune interpréter un chapitre de son livre

    dans une langue différente, chacune dans sa langue,

    y compris elle-même en Igbo qui est sa langue maternelle,

    et puis on aura un débat avec elle.

    Donc on élargit un peu la palette

    tout en restant très fortement ancré sur le côté droit humain,

    et puis il y a l'autre aspect qui est que

    évidemment on vit dans une époque

    d’un grand mouvement de changement des équilibres entre les sexes,

    le mouvement Me Too aux États-Unis qui s'élargit maintenant à l’entier du monde,

    et qui est fortement représenté ici.

    C’est un festival et une édition qui a un angle fortement féminin,

    il est d'ailleurs dédié le festival de cette année à une femme,

    Azza Soulimane qui est une avocate égyptienne,

    qui ne peut pas être avec nous parce qu'elle ne peut pas quitter le pays,

    mais ce soir on va en fait montrer une vidéo d'elle et lui dédier le festival.

    Merci Bruno Giussani, président du FIFDH.

    Merci à vous.

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    00:07:37
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