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  • L'invité

    Nadine Girault

    Invitée : Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec.

    À l'heure où le Québec souhaite relancer la dynamique économique et culturelle de ses relations avec la France, Nadine Girault, nouvelle ministre des Relations internationales et de la Francophonie dans le gouvernement de François Legault, est l'invitée de TV5MONDE.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Bonjour, Nadine Girault. Vous êtes la nouvelle ministre Québécoise des Relations Internationales et de la Francophonie. On est ravi de vous accueillir sur TV5 Monde. C'est une première visite depuis la nomination du nouveau gouvernement de François Legault qui a gagné les dernières élections au Québec. Dans quel état d'esprit vous vous trouvez aujourd'hui, à Paris ? C'est une première visite diplomatique, première visite après mon élection, après ma nomination comme ministre, donc à peine deux m (...)

    Bonjour, Nadine Girault. Vous êtes la nouvelle ministre Québécoise des Relations Internationales et de la Francophonie. On est ravi de vous accueillir sur TV5 Monde. C'est une première visite depuis la nomination du nouveau gouvernement de François Legault qui a gagné les dernières élections au Québec. Dans quel état d'esprit vous vous trouvez aujourd'hui, à Paris ? C'est une première visite diplomatique, première visite après mon élection, après ma nomination comme ministre, donc à peine deux mois. Je l'ai faite où ? A Paris, en France évidemment, qui est notre alliée principale. On connaît tous la relation directe, privilégiée et stratégique qu'on a avec la France. Ça fait plaisir d'être ici aujourd'hui. C'est vraiment un honneur.

    Le message que vous amenez ici, je crois que tout à l'heure vous avez rencontré le ministre de l'Education nationale, Monsieur Blanquer, vous apportez quel type de message aujourd'hui , Le nouveau gouvernement du Québec dit quoi ?  On a donné un axe beaucoup plus économique à nos représentations internationales, ce qui veut dire qu'on veut aider nos entreprises québécoises à exporter davantage. On veut aider les entreprises françaises, par exemple, à exporter davantage au Québec et on veut augmenter les capacités d'échanges commerciaux entre les deux pays. De plus, on veut aider aussi les entreprises québécoises à diversifier leurs marchés, donc ouvrir leurs marchés sur beaucoup plus de pays. C'est dans ce sens-là qu'on va travailler avec les différentes représentations qu'on a à l'extérieur.  Vous dites que cette diplomatie doit être pragmatique. Elle doit être concrète. C'est ça, la force nouvelle. 

    C'est exactement ça. On veut porter des actions qui vont être beaucoup plus concrètes et on veut augmenter la force de frappe économique qu'on a à travers les différents pays.

    Vous trouvez que ça n'est pas suffisant, qu'on peut faire davantage dans cette relation avec la France aujourd'hui ? On peut faire beaucoup plus. Actuellement, on a environ 200 entreprises Québécoises qui sont établies ici. On a beaucoup d'entreprises françaises qui sont établies au Québec aussi, mais on peut améliorer encore davantage le support qu'on donne particulièrement aux PME. Les grandes entreprises ont des divisions complètes qui sont capables de faire ce travail-là. Au niveau des PME; on peut faire beaucoup plus pour accompagner les PME, tant celles du Québec qui viennent ici, que celles de la France qui veulent s'installer au Québec.

    Aujourd'hui, en France, il y a un contexte social un peu difficile. Vous dites que tout ça doit être dépassé. Est-ce que la relation et l'amitié entre la France et le Québec, la relation entre Monsieur Legault et Monsieur Macron, on l'a vu au Sommet de la Francophonie d'Erevan, est une relation forte ?  Le Sommet d'Erevan, c'est la preuve à quel point la France compte pour le Québec. Monsieur Legault, quand il s'est déplacé à Erevan, ça faisait à peine dix jours qu'il était nommé, et déjà, il a pris la peine de vraiment démontrer à la France l'importance de la relation avec le Québec, et l'importance aussi de la francophonie pour nous. Il s'est déplacé à Erevan. Je l'aurais accompagné si j'avais déjà été nommé, mais je n'étais pas encore nommée à l'époque.

    Et au-delà puisque vous êtes aussi ministre de la Francophonie et des Relations Internationales, mais les deux sont liés. C'est ça, qui est important. Les deux sont très, très liés. C'est vraiment très connecté. On ne peut pas diviser ou séparer la francophonie de la relation Québec France. C'est impossible. La francophonie, pour nous, était excessivement importante. Ça fait plus de cinquante ans qu'on est impliqué avec la francophonie. On est un des porteurs de la francophonie. Vous le savez, à Erevan, ils ont adopté une politique de transparence. On veut moderniser la Francophonie. Le Québec est très intéressé à s'impliquer énormément dans cette modernisation et donner son support à ce niveau. Avec une nouvelle Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Mushikiwabo. C'est déjà un nouvel élan, vous dites ça. Oui, c'est un nouvel élan qui va être donné. D'ailleurs, je vais en profiter pour remercier et souligner le travail de la Secrétaire générale qui quitte la Francophonie, Madame Jean. Et en même temps, on a aussi une nouvelle Secrétaire générale désignée qui arrive. Vous avez toute confiance pour cette nouvelle Secrétaire générale ? Oui. Lorsque le Premier ministre s'est déplacé à Erevan, il a rencontré la Secrétaire générale désignée. Il a rencontré aussi le président du Rwanda. Ils ont eu de très bons échanges. Il a établi une relation directe et privilégiée. Dans mon voyage, je vais avoir l'occasion de la rencontrer aussi. Moi aussi, je vais être, à mon tour, capable d'établir cette relation directe et privilégiée. Et oui, on a tout à fait confiance. Les cartes ont vraiment été mises sur la table. On a vraiment fait un bon échange, quand je dis on, c'est mon Premier ministre. Il a vraiment fait un bon échange avec elle. On les a sensibilisés aussi au fait que, pour nous, c'est excessivement important tout ce qui est autour de la francophonie. Ce sont des éléments clés qu'on va poursuivre et pour lesquels on est vraiment intéressés à s'engager avec eux. Vous êtes membre de ce gouvernement, une part féminine importante d'ailleurs dans ce gouvernement. C'était important aussi ? C'était très important. François Legault avait dit, dès le départ, qu'il voulait avoir un contingent de députées et de candidates féminines importantes. Quand on était candidate, plus de la moitié était des candidates féminines. Il avait aussi statué que son conseil des ministres serait paritaire. Il est plus que paritaire, il est 50/50. On est vraiment 50 % de femmes. Et je vous dirais que déjà,  on sent la différence à l'intérieur de ce conseil des ministres, parce que cette représentation très forte des femmes fait en sorte que tous les enjeux sont vus et sont discutés de façon totalement différente parce qu'on voit toujours les deux côtés de la médaille.  Il est important aussi de dire que vous êtes d'origine haïtienne, une communauté haïtienne très importante au Québec. Très, très importante. C'est important pour cette diversité. On parlait de la Francophonie il y a un instant.  C'est très important pour la diversité parce que c'est important, au niveau du gouvernement aussi, qu'on ait une représentativité qui fait en sorte que tout le monde dans la population non seulement se sente impliqué, se sente représenté, mais que les jeunes aient des modèles aussi. On souhaiterait dire très souvent que cette fois-ci, le conseil des ministres de François Legault fait en sorte que ça attire beaucoup les jeunes parce qu'ils voient les jeunes. On a un conseil des ministres où on a plusieurs jeunes, mais aussi une belle diversité dans notre conseil des ministres. De se sentir représenter et des résultats, le Québec a de bons résultats au plan de l'emploi. Vous dites qu'on peut encore aller davantage plus loin. On peut aller beaucoup plus loin. Vous allez faire une visite en Europe à la suite de la visite en France. Vous allez dire ça à l'Europe, que le Québec peut être un exemple. 

    Le Québec veut être un exemple et peut être un exemple. On a tout ce qu'il faut au Québec pour vraiment être capable d'être un exemple au niveau du commerce, au niveau de l'aspect politique, au niveau de la plaque tournante qu'on peut être au niveau du Québec aussi parce qu'on est la porte d'entrée, surtout pour la communauté francophone, surtout pour la francophonie, on est la porte d'entrée, au Canada, pour la francophonie. On a un environnement extraordinaire au Québec. On a un taux de chômage faible. On a de très, très bonnes écoles, des universités reconnues à travers le monde. Et toujours une capacité d'accueil parce qu'on a dit qu'on voulait restreindre l'immigration au Québec, toujours une capacité d'accueil pour les Français par exemple qui veulent aller s'installer. Ça a été très galvaudé. La capacité d'accueil est là au Québec. Ce qu'on a décidé au gouvernement, c'est qu'on voulait réduire temporairement le seuil d'immigration pour s'assurer qu'on accepte moins d'immigrants, mais qu'on les accueille mieux. On dit toujours en prendre moins, en prendre soin. Actuellement, il ne faut pas se leurrer, 26 % des immigrants qui sont rentrés,  quittent après cinq ans, à l'intérieur des cinq premières années. On veut s'assurer que ces gens-là ne quittent pas et on veut les aider à s'intégrer, à trouver des emplois à la hauteur de leurs compétences et de leurs qualifications, ce qui n'est pas toujours le cas actuellement. Oui, les immigrants arrivent et travaillent, mais est-ce qu'ils travaillent vraiment dans quelque chose qui les représente bien, dans quelque chose où ils ont l'occasion de s'épanouir, pas nécessairement. C'est ça qu'on veut les aider à faire. Merci beaucoup Madame la ministre d'être sur TV5 Monde qui est la chaîne de la Francophonie, votre chaîne quelque part, ici, dans un studio de nos amis de Public Sénat exceptionnellement aujourd'hui pour votre visite en France. Merci beaucoup, Madame la ministre, d'avoir été notre invitée aujourd'hui.

    Merci à vous de l'accueil. Merci de l'invitation et j'espère vous accueillir au Québec la prochaine fois. Merci beaucoup. Merci.

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    00:08:17
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