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  • L'invité

    Mélita Toscan du Plantier, Fassi Fihri

    Invités : Mélita Toscan du Plantier, directrice du Festival international du film de Marrakech ; Sarim Fassi Fihri, président du centre national du cinéma marocain.

    L'ambassadrice du festival de Marrakech et le président du centre national du cinéma marocain, vice-président de la fondation du Festival du film de Marrakech, sont nos invités. En partenariat avec TV5MONDE, le festival défend le cinéma marocain et le dialogue des cultures.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le 17e Festival international du film de Marrakech.

    Transcription

    Le Festival International du Film de Marrakech est né en 2001, une année marquée par les attentats du 11 septembre. 17 ans après, il est devenu un rendez vous incontournable pour tous les cinémas du monde et le Maroc reste une terre de cinéma. Bonjour Mélita Toscan du Plantier. Vous êtes conseillère de Son Altesse Royale, le Prince Moulay Rachid, qui est le Président de la Fondation du Festival International du Film de Marrakech, où nous sommes en ce moment, qui est revenu après une année d'abse (...)

    Le Festival International du Film de Marrakech est né en 2001, une année marquée par les attentats du 11 septembre. 17 ans après, il est devenu un rendez vous incontournable pour tous les cinémas du monde et le Maroc reste une terre de cinéma. Bonjour Mélita Toscan du Plantier. Vous êtes conseillère de Son Altesse Royale, le Prince Moulay Rachid, qui est le Président de la Fondation du Festival International du Film de Marrakech, où nous sommes en ce moment, qui est revenu après une année d'absence et qui est là, j'allais presque dire, plus jeune que jamais. Plus jeune que jamais, je ne sais pas. Mais, en tout cas, il nous a manqué à tous, moi, la première. Mais, je crois à tous les Marocains aussi. Mais, c'était une année sabbatique nécessaire. Donc, on revient pour une 17eme édition. Quelle affiche ! Ecoutez ! Robert De Niro, Martin Scorsese, Agnès Varda. Guillermo del Toro, Cristian Mungiu, beaucoup de noms. Ce n'est pas fini, puisqu'il y a Monica Bellucci qui arrive, Gael Garcia Bernal et beaucoup d'autres. Oui, c'est vrai que c'est la passion qui nous anime tous, qui m'anime. Voilà, on a fait en quatre mois ce qu'on fait d'habitude en un an. Comme quoi, on a déplacé un peu des montagnes. Festival qui rassemble les Marocains, qui rassemble la population. Oui, c'est un festival ouvert au public. C'est un festival pour les Marocains. On ne le dit pas assez, mais, c'est un festival pour eux. Donc, ils peuvent venir dans toutes les projections. Ils peuvent venir aux salles de cinéma. Ils peuvent venir absolument partout. Cela prend 10 minutes de s'inscrire en ligne et de demander une accréditation. Mais, c'est ouvert à tous. Et cette année, c'est magnifique parce que les salles sont pleines pour des films, des premiers et deuxièmes films, donc, des découvertes. Et ça, c'est vraiment un défi que voulait relever mon mari. Je pense qu'il serait très fier. Oui, qui a fondé festival en 2001. Oui, tout à fait. C'était son but de remplir les salles au Maroc, avec des films du monde entier qui ne sont pas distribués ici. Donc, ça, c'est une victoire. Il y a véritablement une volonté d'accompagner ce cinéma, le dynamique de ce cinéma marocain. Oui, surtout, c'est une année excellente pour le cinéma marocain. Il y a beaucoup de très bons films dans ce panorama. Il y a aussi un film qui était à Cannes, à un certain regard. Ce sont de très bons films qu'on va montrer aux directeurs de ce festival. Il y a plus de 30 directeurs de festivals d'invités. Et du coup, on va leur permettre de découvrir le cinéma marocain quand ils ne le connaissent pas très bien, en tout cas. Ils ont la possibilité de voir une sélection faite par le comité artistique. Oui, c'est un festival qui porte des valeurs. Comme je disais, il est né en 2001 avec votre mari, quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001. Cela veut dire qu'ici, on a toujours eu cette volonté quand même du dialogue des cultures. On a eu cette volonté de défendre des valeurs. Oui. C'était évident. Puis, tout d'un coup, le festival était déjà organisé avant les attentats. Puis, tout d'un coup, c'est devenu encore plus évident. C'est-à-dire que là, de montrer que dans un pays musulman, nous accueillons des personnes de toutes religions, de toutes nationalités pour ne venir parler que de culture. C'était important et ça l'est devenu encore plus. Donc, ce festival, il existe aussi pour ça. Sur un plan personnel, Mélita Toscan du Plantier, les images qui, vous dites ici, que vous avez ressenties le plus fort. Les premières images, c'est les projections en plein air. Ça, c'est sûr. Puis, aujourd'hui, la place Jemaa el-Fnaa. C'est vrai que de voir le visage de tous ces gens sur la place m'émeut beaucoup. Merci beaucoup Mélita. Merci de nous suivre. Bonjour Sarim Fassi-Fihri. Vous êtes le vice-président délégué de cette Fondation pour le Festival International du Film de Marrakech, où nous sommes en ce moment. Après des moments extraordinaires, notamment en présence de Robert De Niro, Martin Scorsese, c'est ça le Festival de Marrakech cette année ? Oui, c'est un nouveau départ. C'est un nouveau festival. C'est une renaissance. Après 16 années de festival de Marrakech, nous avons pris une pause, une année justement, pour réfléchir, voir où nous allons. Comment améliorer le festival ? Qu'est-ce que les professionnels marocains attendent de ce festival ? Qu'est-ce que le public international et la cartographie des festivals internationaux du cinéma ? Il y en a partout aujourd'hui des festivals. Oui. Le bilan, c'était de dire quoi ? Au fond, donner une plus grande place au cinéma marocain, par exemple ? Oui, et puis, pas seulement de présenter des films, mais, également, accompagner l'industrie marocaine dans ce qu'on appelle aujourd'hui dans les grands festivals, l'industrie. C'est-à-dire développer des projets, accompagner les projets jusqu'à leur finalisation. Ce qu'on appelle en anglais - charabia, je dirais - The work in progress. C'est-à-dire tout ce qui est travaux de post-production, etc. C'est important parce que c'est la manière de pouvoir garder les professionnels dans un festival. Autrement, même s'ils sont très cinéphiles, ils n'ont pas le temps de rester une semaine dans un festival. Oui. C'est une façon de dire aussi que le cinéma marocain, le cinéma ici, est important, se porte bien, se développe ? Bien sûr qu'il est important. Il est important parce que dans tous les pays, les peuples ont besoin de se regarder. Et aujourd'hui, le miroir des sociétés, c'est le cinéma, partout, pas seulement ici. Et en plus, c'est ce qu'appellent les Américains : le "soft power". C'est avec ça qu'on va donner une image de notre pays. Quand on a un film à Toronto, à Venise, à Berlin, on en est très fier. On donne une image de notre pays dans ces festivals-là, dans les grands festivals. On ne peut pas espérer être à Cannes, ou à Venise, ou à Berlin, ou à Toronto, ou ailleurs si déjà, chez nous, on ne met pas notre cinéma en avant. Donc, c'est important de mixer les cinémas du monde. Qu'est-ce qui dit qu'au fond, ici, il y a un message d'espoir peut-être, qu'il y a quelque chose qui se passe ? Marrakech n'a jamais été cloisonné. Le Maroc n'a jamais été un pays fermé. En 2019, nous allons fêter un siècle de productions étrangères au Maroc. Le premier film étranger, le long métrage qui a été tourné au Maroc, c'était en 1919 et ça ne s'est jamais arrêté depuis. Et ça reste une terre de tournage pour sa lumière, pour la diversité de ses décors, pour la stabilité de ce pays. Tout le monde veut tourner là et ça aussi, c'est important. Oui. Et la liberté du propos. La liberté est garantie ici. La liberté est importante parce que si on ne la donne pas ici, les gens iront la prendre ailleurs. Donc, il faut qu'elle soit prise chez nous, par nos réalisateurs. Merci beaucoup, en tout cas, pour ce cadre paradisiaque, parce que c'est ça aussi. ça fait rêver aussi d'ailleurs, (une des missions aussi). Quand on voit la foule qui se retrouve sur le tapis rouge, la foule qui va écouter De Niro faire une conversation. Quand on voit 20 000 spectateurs sur la place Jamee el-Fnaa pour regarder De Niro, ça, c'est impressionnant.

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    00:08:22
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