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  • L'invité

    Gilles Lellouche, Sandrine Kiberlain, Olivia Côte

    Invités : Gilles Lellouche, Sandrine Kiberlain, Olivia Côte.

    Les acteurs français Gilles Lellouche, Sandrine Kiberlain et Olivia Côte sont à l'affiche de « Pupille » de Jeanne Herry, en salles prochainement. Un film poignant sur le parcours d'adoption et ses différents protagonistes au coeur d'une véritable course pour la vie.

    Présentation : Patrick Simonin. Une émission enregistrée lors du festival du film francophone d'Angoulême.

    Transcription

    Sandrine Kiberlain, Olivia Côte, Gilles Lellouche. C'est Pupille en clôture du Festival du Film Francophone d'Angoulême. C'est un film fort. C'est un film qui nous parle au cœur parce que c'est la fille qui parle de la filiation, qui parle des enfants, qui parle de ces instants où l'on veut adopter. Sandrine, vous interprétez ce personnage dans l'administration qui va devoir choisir des parents pour un enfant. Oui, qui est entouré et fait partie de ceux qui organisent tout ce processus qui est d (...)

    Sandrine Kiberlain, Olivia Côte, Gilles Lellouche. C'est Pupille en clôture du Festival du Film Francophone d'Angoulême. C'est un film fort. C'est un film qui nous parle au cœur parce que c'est la fille qui parle de la filiation, qui parle des enfants, qui parle de ces instants où l'on veut adopter. Sandrine, vous interprétez ce personnage dans l'administration qui va devoir choisir des parents pour un enfant. Oui, qui est entouré et fait partie de ceux qui organisent tout ce processus qui est dingue,  du moment où l'enfant est abandonné jusqu'à ce qu'il soit adopté. C'est elle qui fait partie de ceux qui vont choisir le parrain que Gilles joue, qui côtoie aussi le personnage que joue Olivia qui est plus du côté de la future maman. Des futurs parents. Des futurs adoptants. Ce sont les coulisses de ce monde-là, les coulisses de l'adoption. C'est un monde incroyable, on peut dire Olivia. Ce sont pendant ces deux mois, quand l'enfant est né, que sa maman a le temps encore de changer la vie parce qu'elle l'abandonne en quelque sorte, même si le mot n'est pas employé. C'est ce temps où on va décider de l'avenir de cet enfant. J'adore le moment où Clotilde Mollet, qui est l'assistante sociale qui gère la mère abandonnante, c'est un mot en effet qui n'est jamais employé, elle est dans son quotidien, elle est en train de faire quelque chose de très quotidien, et tout d'un coup, elle reçoit un texto où il a juste écrit "les deux mois sont passés. On voit son regard impassible, habitué à ce genre de réponse. C'est touchant. Gilles, vous interprétez cette famille d'accueil pendant ce moment, pendant ces fameux deux mois, qui reçoit l'enfant en attendant de savoir ce qu'il va devenir. C'est incroyable ce que fait cet homme. Oui, c'est très beau. C'est très beau. Ça me bouleverse parce que de s'occuper d'un nourrisson comme ça, en plus, c'est un bébé qui a des problèmes, qui ne se nourrit pas, qui se sent très abandonné, donc il faut doubler d'attention pour lui. Ce que fait cet homme, il y a forcément un attachement particulier à cet enfant jusqu'au moment où l'enfant va trouver des parents, et tant mieux pour lui, mais tant pis pour mon personnage qui va être déchiré. Il y a quelque chose que je trouve magnifique dans le film, c'est que c'est l'explication de tous ces services sociaux qui se mettent en branle pour s'occuper de ces enfants abandonnés. Ça donne énormément de sens à nos impôts, par exemple. C'est un sujet très inédit, très humain, très beau, dont j'ignorais vraiment l'existence. Ce sont des questions qu'on ne se pose pas. Ce film nous éclaire sur l'importance de tous ces gens, de cette fourmilière humaine qui va accompagner cet enfant, de l'abandon jusqu'à l'accueil. Il y a quelque chose de merveilleux. Ça parle de la vie. Ça s'appelle Pupille. Regardez. Bonjour Théo. Je m'appelle Karine. Je suis éducatrice spécialisée. Comme tu le sais, ta maman ne peut pas s'occuper de toi dans l'immédiat, mais elle nous a chargés de veiller sur toi. Et nous, on est là pour ça, pour toi. Pupille de Jeanne Herry. Sandrine, comme le disait Gilles il y a quelques instants, ça parle de la vie, de ce désir de vie que peut avoir un enfant qui vient de naître. On a tous été des enfants. On a tous eu plus ou moins de chance avec ça, avec l'enfance, plutôt plus que pas, et là, on parle de ceux qui n'en ont vraiment pas. Pourquoi un enfant qui vient au monde devrait se retrouver comme ça, abandonné totalement ? Le film émeut tout le monde parce qu'on peut tous s'identifier à un peu tous les personnages, ceux qui vont aider à ce que cet enfant trouve ses nouveaux parents. On se met à la place de celle que jouait Elodie Bouchez, celle qui rêve d'adopter depuis des années et qui ne sait pas si, oui ou non, elle va pouvoir. On s'identifie à ces personnes, qu'on joue avec Olivia, qui sont celles qui font des grosses concessions peut-être sur leur vie privée, leur vie personnelle, pour accompagner ces gens-là dans une vie qui sera peut-être plus épanouie que la leur. Il y a toute une façon, qu'a Jeanne, de rendre existant et très vrai tous ces personnages. On a l'impression de vivre avec eux, de partager leur quotidien, leur façon d'approcher ces bébés, de savoir, de moins savoir, d'être paumé, d'être dépassé. Il y a vraiment un truc très humain dans le film. Olivia, c'est ça que raconte ce film, touchant. C'est ça. Toute notre vie, on cherche la juste position, c'est-à-dire être impliquée et avoir la carapace suffisante pour ne pas être détruit par les choses. C'est vrai que tous ces métiers, ces travailleurs sociaux, cette espèce de position qu'ils doivent trouver entre l'empathie et la distance. S'attacher aussi à ce bébé, quelque part. Votre personnage aussi, Gilles. Il y a un vrai suspense. Comme le bébé présente certains problèmes, on ne sait pas s'il va être apte. C'est pire que tout. On ne sait même pas si l'enfant a le droit d'être adopté, si cet enfant aura le droit d'être adopté. Gilles. Comme je le disais tout à l'heure, le bébé a les symptômes de laisser-aller. Comme si ce bébé se laissait mourir, mais pas loin. C'est aussi l'importance des choses qui peuvent nous sembler dérisoires, d'avoir un dialogue avec un bébé, de parler. Le bébé ressent les choses, pour ne pas dire les comprend. Ça peut sembler absurde de parler à un bébé, alors que le poids des mots a une résonance véritable, fondamentale. Evidemment que cet enfant cristallise beaucoup plus de passions qu'un autre parce qu'il va mal, parce qu'il a été abandonné à la naissance, donc c'est une double charge, une double peine. Effectivement, cet extrait de vie concerne tous ces gens sur ce bébé. C'est bouleversant. C'est très bouleversant parce qu'en plus, il n'y a aucun jugement. Jamais on ne juge la mère qui abandonne son bébé, par exemple. Quand on discutait avec Jeanne de ce projet, il y avait un truc qu'elle disait, rendre hommage à la République française. Gilles parle des impôts. Il y a des pays où il y a beaucoup plus d'infanticides, de suicides, qu'en France aujourd'hui. Dans certains milieux, ça existe encore, mais quand même il y en a moins depuis que la France a décidé qu'on peut abandonner son enfant sous X. C'est débat épineux parce qu'après, on va chercher les origines. En tout cas, ils ont découvert qu'à partir du moment où on peut abandonner des enfants sous X, ça crée moins de drame. On voit aussi l'administration humanisée dans ce film, on le voit bien. On parle d'amour, Gilles. C'est un film d'amour. On ne parle que de ça. C'est ça qui est étonnant, c'est qu'on parle d'administration, mais on parle d'amour. On rend ses lettres de noblesse à l'administration, finalement. C'est quelque chose d'assez incroyable, c'est qu'on parle des gens, d'humain. On parle d'un relais de cœur. C'est ça qui est formidable dans le film, vraiment. Merci beaucoup à tous les trois, un film de Jeanne Herry qui s'appelle Pupille. Au revoir TV5 Monde. Présenté en clôture du Festival du Film Francophone d'Angoulême. Vous pouvez dire au revoir au monde, ils sont là. Au revoir le monde. Au revoir à tous les pays du monde avec tous les Français du monde entier. Merci beaucoup. Merci à vous.

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    00:08:26
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