Ouvrir Menu
TV5MONDE+
Profitez de votre espace

Pas encore inscrit ?

Créez vos alertes selon vos préférences, partagez voc contenus favoris, et accédez à vos recommandations personnalisées

  • Ce programme n'est malheureusement pas disponible pour votre zone géographique.
    Découvrez d'autres programmes disponibles dans les recommandations ci-dessous.
  • L'invité

    L'INVITE TV5MONDE 2017/2018

    Entretien avec un invité au coeur de l'actualité politique, économique, culturelle...

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Ja, Ja, moi, j’ai fait allemand deuxième langue.

    Et moi, pas du tout. Beaucoup de mal pour tourner.

    Deutschl…, non, Deutsch-les-Landes.

    Oui, Deutsch-les-Landes.

    Marie-Anne Chazel…

    Les landes, Deutsch.

    Et voilà le…

    (Langue étrangère), c'est tout ce que je sais dire.

    "Muskatnuss", vous vous rappelez qui disait ça ?

    "Muskatnuss !" 

    C’était Louis de Funès. Mais, (...)

    Ja, Ja, moi, j’ai fait allemand deuxième langue.

    Et moi, pas du tout. Beaucoup de mal pour tourner.

    Deutschl…, non, Deutsch-les-Landes.

    Oui, Deutsch-les-Landes.

    Marie-Anne Chazel…

    Les landes, Deutsch.

    Et voilà le…

    (Langue étrangère), c'est tout ce que je sais dire.

    "Muskatnuss", vous vous rappelez qui disait ça ?

    "Muskatnuss !" 

    C’était Louis de Funès. Mais, vous, vous êtes dans un…

    Oui, c’est vrai…

    Vous, vous êtes dans une histoire incroyable, vous êtes Maire d'un village…

    Jiscalosse, vous ne connaissez pas Jiscalosse ?

    Mais, pas du tout, vous allez me le faire découvrir…

    Oui, oui, ça n'existe pas Jiscalosse. Jiscalosse, c’est un condensé des vignobles du Sud-Ouest et des parcs à huîtres, vous voyez. L'idée que se font les Allemands de la France du Sud-Ouest…

    Dans les Landes…

    Dans les Landes…

    Alors, c'est très, très joli, c'est très sympa…

    Très.

    Le village est en ruine, excusez-moi Madame la Maire.

    Je suis désolée.

    J’ai très mal géré et le résultat est qu'il faut absolument que je trouve de l'argent pour renflouer ce pauvre village et je vais m'adresser à un chef d'entreprise complètement siphonné, cinglé, un Allemand, beaucoup de charme, il me plait beaucoup, Rufus il s'appelle, et qui va s'écraser dans le village parce qu'il fait du parapente et il va m'acheter une partie, on peut le dire, du patrimoine…

    Vous allez pratiquement vendre le village aux Allemands. Quand même, Marie-Anne.

    Et on va se rendre compte que ce sont des chics types qui viennent s'installer, ils déboulent à 200, les chats, les chiens, les enfants, tout le monde. Et ce village, d'un coup, va se retrouver envahi par ces Allemands.

    Regardez, ça s'appelle Deutsch-les-Landes.

    Oui.

    "(Langue étrangère).

    (Langue étrangère)."

    Dans le village, on aime bien les touristes, il faut dire. Il y a des Allemands qui viennent…

    Oui, mais quand ils repartent fin août, ça va. Mais, le problème, c'est qu'ils vont rester…

    Mais, d’un coup, la population du village, c’est 10% de plus d’un seul coup, il n’y a que des Allemands.

    Exactement. Alors, il n'y a pas que des Allemands, mais les Allemands vont demander des choses, vont avoir des comportements qui ne vont pas plaire aux Français.

    Il y avait même une résistance qui va s'organiser parmi les Français.

    Ça vous plaît ça, Marie-Anne Chazel ?

    Oui, oui, ça m’amuse beaucoup.

    La comédie, comme ça, les ressorts du rire…

    Oui, parce qu'en fait, on dit ils sont des pensifs, mais ça repose toujours sur des choses vraies. Et incarner ces personnages-là avec des acteurs français de comédie qui adorent ça et d'un coup, on se rend compte qu'on communique avec des acteurs allemands, dont on ne comprend pas une broque de texte, parce que moi, je ne parle pas l'allemand.

    Ah oui, mais là, on vous voit là dedans, mais alors vous, vous êtes dans la comédie, toujours… vous vous mettez dans des personnages et dans des situations…

    Ah oui, je suis invraisemblable, mais ça m'amuse beaucoup. J'adore les… vous savez il y a les bad boy et puis, il y a les bad girl…

    Vous êtes une bad girl…

    Voilà, j’aime beaucoup. J'aimerais rester une bad girl exactement.

    C’est vrai, vous l’avez toujours été même toute petite, vous étiez une bad girl ?

    Une bad lady ?

    Oui, j'étais assez un peu dans la provoc et assez sotte, j’étais assez sotte.

    Mais, vous vous êtes rendu compte quand que vous faisiez rire, Marie-Anne Chazel ?

    Toute petite, parce que je faisais ma famille, mes frères et sœurs. Et toute petite, je me disais, mais je ne comprends pas pourquoi quand je dis un truc sérieux, ils rient. Au début, ça me vexait, je le prenais très mal. Et puis après, je me suis dit : "Tiens, il y a peut-être quelque chose." 

    Ça rappelle une chanson de Fernandel "Les gens riaient". Puis un jour, vous avez fait votre métier.

    Voilà. J'aurais bien aimé jouer des personnages romantiques (inaudible), que tous les hommes adorent, bon, ça n'a pas été mon créneau.

    Des hommes qui tombent dans vos bras….

    Voilà, à l’appel.

    Mais là, non, là, j'ai plutôt joué des victimes, des pauvres filles…

    Les Zézettes…

    Mais qui faisaient beaucoup rire et les gens adorent…

    Les Zézette épouse X.

    Ça, on vous la ressort…

    Que les gens n’oublient pas.

    J'entendais encore le public qui faisait des répliques, ils vous imitent même.

    Oui, ils ont tout dans l’oreille.

    Ce sont des choses qui marquent, des rôles d'humour comme ça, ça marque dans l'inconscience.

    En fait, maintenant, je me rends compte que c'est une grande chance que j'ai eue d'avoir des rôles comme ça, que ce soit dans Les Visiteurs, ou dans Les Bronzés ou dans Le Père Noël, qui ont marqué les gens et qui restent, pas l'inconscient collectif, mais au contraire, dans le partage collectif, les gens rient de ces choses-là ensemble, et quelles que soient les générations, donc c'est une grande chance.

    Oui, les répliques font toujours rigoler…

    Les répliques font rire…

    C’est quand même dingue, ça fait quand même quelques années maintenant ?

    À peine !

    À peine, quelques semaines.

    Vous vous ne doutez pas, vous, à l'époque que ça allait encore faire rire…

    Pas du tout, pas du tout.

    Comme ça ?

    Nous, on faisait ça très sérieusement en plus, parce qu'on était bosseur, on écrivait, on construisait les théâtres, on faisait les décors, on était hyper bosseur. Il n'y avait personne derrière nous, donc on était très concerné par ce qu'on faisait, mais on s'amusait tellement quand on écrivait et quand on jouait, que ça nous portait, c'est ça qui nous menait, ce n'était pas tellement que les gens trouvent ça drôle. D'abord, il fallait que ça nous fasse rire nous, il fallait que ça nous amuse nous. Puis, quand c'était ok, on passait devant le public. Et là, quand on voyait que ça répondait, alors on était décompensé.

    Quand on repense au Splendid, on dit c’est incroyable. Vous étiez une bande de gamins…

    Des copains d’école…

    Dans une cave, où il y avait, je ne sais pas quoi, un poteau au milieu…

    Le poteau, c'était les trois garçons…

    Qui (inaudible) au poteau…

    Et puis là dedans, on avait quoi ? Tous ceux qui allaient faire le cinéma français des années qui allaient suivre, toutes les plus grandes stars du cinéma français étaient là. C'était vos copains…

    Oui, c'était mes copains, c'était Clavier, Lhermitte, Jugnot, Balasko, puis tous les gens qui nous ont aidés, Depardieu, Miou-Miou, Coluche bien sûr. Toute cette époque, toute cette génération.

    Et là, vous vous retrouvez…

    (Inaudible) qui était très présent.

    Bien sûr. Et là, vous vous retrouvez souvent au théâtre, le public vous applaudit au théâtre.  

    C’est un grand bonheur ?

    Oui. Je n'ai jamais arrêté de jouer au théâtre parce que, pour moi, c'est vraiment mon ADN, j'ai commencé sur les planches, c'est sans doute là, où j'ai les plaisirs les plus forts parce qu'au théâtre, vous êtes libre. Et à chaque fois, c'est une aventure nouvelle. Vous ne savez pas si vous allez arriver à trouver le personnage, vous ne savez pas si les gens vont apprécier ce que vous faites. Il y a toujours une dimension d'inconnu, de risque. Et ça vous tient vivant, ça vous tient actif en recherche et j'aime beaucoup.

    Oui, mais vous vivez plusieurs vies, en quelque sorte. Là, vous êtes Maire de village…

    Exactement.

    Vous auriez pu faire de la politique.

    Je n’avais été Maire encore, je ne crois pas.

    Ça, c'est un des derniers trucs que vous n’aviez pas faits.

    Non, absolument…

    Vous en avez fait des trucs…

    J’en ai fait pas mal, mais ça, je ne connais pas encore. Et c'est terrible parce qu'il faut dire bonjour à tout le monde…

    Un peu comme quand on est une star. 

    Un peu comme actrice…

    J'ai vu là, vous sortez, tout le monde vous attend autour de nous pour demander des autographes.

    C'est vrai.

    Ce contact au public, ça vous touche ?

    Beaucoup. Beaucoup parce que je sais… Pour être moi-même aussi groupie de gens, enfin je ne vais demander des autographes, mais je sais l'importance qu'ils ont dans ma vie, ou ils me font rire, ou qu'ils me touchent par la beauté de leur voix ou de leur musique, je sais comme cette dimension-là est vitale. Comme c'est important dans la vie d'avoir ce que les gens prennent parfois pour du superflu qui est la beauté, le rire, la culture, toutes ces choses qui font vraiment, je dirais, le sel de la vie, le plus. Et pour moi, c'est aussi important que de manger et que de boire, quoi.

    Ja, ja, ja.

    Herr General.

    Je ne sais pas comment on dit maire en allemand ?

    Bürgermeister.

    Bürgermeister.

    Ja, Bürgermeister.

    Deutsch-les Landes vous attend.

    Merci.

    C’est le prochain film événement avec Marie-Anne Chazel, présenté ici au Festival…

    C’est une série.

    De la fiction…

    Une série formidable.

    Et surtout qui est produite par Amazon, donc c'est une première. Pour moi, j'y suis allée aussi beaucoup parce qu’il y avait de la nouveauté de travailler d’une façon différente, sur un support différent et qui se proposait à tellement de gens.

    Merci, Marie-Anne Chazel.

    Merci à vous.

    Voir plusmoins
    00:08:11
    Tous publics
    Tous publics