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  • L'invité

    Mélanie Joly

    Invitée : Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien, à l'occasion de sa visite à Paris pour défendre la place de la culture canadienne dans les instances internationales. Présentation : Patrick Simonin.


    Transcription

    Bonjour, Mélanie JOLY.

    Bonjour,

    Vous êtes ministre du Patrimoine canadien, ça inclut la culture, la communication, le multiculturalisme, ça inclut les langues officielles, vous êtes à Paris, vous êtes rendue à l’UNESCO et vous y avez défendu la place du Canada en matière culturelle, en matière numérique dans le cadre des nouveaux échanges internationaux.

    Oui, en fait, on est venu premièrement réaffirmer l’importance pour notre gouvernement de l’UNESCO, d (...)

    Bonjour, Mélanie JOLY.

    Bonjour,

    Vous êtes ministre du Patrimoine canadien, ça inclut la culture, la communication, le multiculturalisme, ça inclut les langues officielles, vous êtes à Paris, vous êtes rendue à l’UNESCO et vous y avez défendu la place du Canada en matière culturelle, en matière numérique dans le cadre des nouveaux échanges internationaux.

    Oui, en fait, on est venu premièrement réaffirmer l’importance pour notre gouvernement de l’UNESCO, donc de ce forum multilatéral qui traite des questions notamment de cultures, mais particulièrement, une convention qui est très chère au Canada qui est la convention sur la diversité culturelle.

    Oui, convention intergouvernementale dans laquelle vous posez votre candidature.

    En fait, on pose notre candidature pour faire partie du comité inter gouvernemental qui est essentiellement le comité exécutif qui voit l’évolution, la mise en œuvre et le développement de la convention. Et pourquoi on est là, c’est que pour nous on a une grande conversation partout à travers le Canada sur comment soutenir le contenu canadien et son exportation dans une ère numérique et comment bref, ça serait que, comme gouvernement, en puisse garder notre capacité de soutenir le développement et la promotion du contenu canadien. Et c’est cette grande question qu’on a amenée au niveau international pour lancer une conversation avec les différents États membres, mais également, on l’espère avec les plates-formes numériques, pour comment justement s’assurer de maintenir notre capacité de soutenir notre développement.

    C’est-à-dire que le Canada déjà exporte énormément de contenus culturels et ça, vous avez peur finalement, il y a une menace dans les changements avec le numérique et à certains nombres de choses qui vous inquiète.

    Mais on sait très bien que le Canada est très fort en matière de contenu culturel. Premièrement, on est le troisième plus grand producteur de jeux vidéo à travers le monde, le troisième plus grand exportateur de talents musicaux à travers le monde, on a sept milliards de productions télévisuelles et cinématographiques en 2014, trois milliards qui ont été exportés. On est un des premiers pays au niveau de la réalité virtuelle dans le développement de contenu pour les plates-formesde réalité virtuelle et de réalité augmentée. Donc, on a un écosystème extraordinaire à Montréal, à Toronto, à Vancouver. On est très fier de nos créateurs de contenus, de nos entrepreneurs dans le domaine, de nos artistes et en même temps, c’est très bien qu’il y a une évolution au niveau des comportements, de consommations, de nos citoyens, étant donné l’évolution des plates-formes technologiques.

    C’est-à-dire justement le numérique, c’est-à-dire finalement les grandes plates-formes, Google ou d’autres Amazone, tout ce qui existe.

    Oui, exactement. Et nous citoyens aiment ces plates-formes, il y a d’ailleurs un partage du contenu et en même temps, on veut s’assurer dans ces circonstances là et qu’on puisse avoir à terme du financement qui puisse soutenir le développement de contenu canadien, que ça soit dans un milieu du film donc de l’audiovisuel, que ça soit dans le milieu du livre, de la musique, mais également aussi dans le domaine de l’information. Et on a lancé cette grande conversation-là, on est le premier pays à avoir vraiment pris le leadership sur cette question-là, de reconnaître qu’une transition technologique qui amène des changements de perception ou de vision du monde et que comme gouvernement on doit s’assurer de moderniser nos institutions publiques, notre législation, notre réglementation pour les mettre en phase avec les comportements d’un citoyen.

    Alors, il y a cet accord entre l’Union européenne et le Canada qui doit encore être signé au mois de janvier qui inclut aussi cette dimension culturelle, cette dimension-là fondamentale.

    Oui, justement dans l’AECG, en anglais on dirait CETA, dans cet accord-là de libre échange entre l’Union européenne et le Canada. On est très fier d’avoir mentionné pour la première fois dans un accord de libre-échange l’importance de la convention sur la diversité culturelle de l’UNESCO, mais également s’assurer qu’on est des exemptions culturelles partout à travers les différents chapitres de notre accord de libre-échange. C’est vraiment un accord progressiste, un accord qui nous permet, comme pays et tous les pays en fait de l’Union européenne, de pouvoir exporter, de pouvoir créer des liens plus forts entre pays, mais en même temps, de respecter certaines obligations, notamment en matière de culture.

    Oui, culture et multiculturalisme, on le disait. Cette espèce de mondialisation ne menace pas finalement cette diversité culturelle, l’existence de ces cultures dont le Canada finalement à juste titre est si fier.

    Mais, c’est sûr que dans un système analogue, de radio et de télé, on pouvait contrôler davantage nos ondes, et s’assurer qu’en plus avoir du contenu spécifique canadien. On le sait très bien que dans le contexte du web où les réseaux sont immenses, parsemés, qu’on doit s’assurer de changer notre vision des choses et appuyer la promotion du contenu, la "découvrabilité" du contenu. Et voilà pourquoi à terme, alors qu’on a une vision du potentiel du web qu’on puisse aussi avoir les leviers gouvernementaux pour s’assurer de soutenir nos créateurs de contenus pour qu’ils puissent développer les œuvres et qui, par la suite, vont être de qualité et il vont pouvoir être découverts.

    Oui, c’est au-delà d’une sorte de diplomatie culturelle. On sait que le Premier ministre Justin TRUDEAU tient beaucoup à cet investissement en matière de culture. Quand on parle d’investissement, c’est un investissement économique.

    C’est un investissement majeur. Nous avons investi 1,9 milliard de dollars sur cinq ans en art et en culture et dans notre aide au diffuseur public ; c’est le plus gros réinvestissement pour notre gouvernement et dans l’histoire canadienne des 30 dernières années et nous sommes le seul pays de G7 avoir réinvesti autant, parce que nous croyons dans les arts et la culture, nous sommes un gouvernement progressiste. Nous croyons aussi que c’est notre façon de réaffirmer l’importance de notre contrat social et le contrat social au Canada il est clair, il est basé sur trois piliers. Le premier, la question de nos deux langues officielles, le français et l’anglais. Le deuxième, le pluralisme, donc le multiculturalisme et de façon plus générale la protection des droits des minorités, et le troisième pilier qui est la réconciliation avec nos peuples autochtones.

    150 ans, le Canada, vous allez fêter ça l’année prochaine.

    Oui.

    Vous ne faites pas 150 ans.

    Merci. En fait, c’est le 150e anniversaire de notre confédération. On a quatre thématiques que ça soit la jeunesse, l’environnement, la réconciliation avec nos peuples autochtones et l’importance de l’inclusion et la diversité. Donc, vous voyez très clairement nos quatre thématiques, nos quatre thèmes dans le contexte du 150e sont en lien avec notre contrat social et l’importance que nous accordons à ses priorités pour notre gouvernement.

    On est tous très impressionnés par le style Justin TRUDEAU. Vous avez écrit un livre qui s’appelait changer les règles du jeu, c’est-à-dire le rapport du citoyen à la politique. C’est ça aujourd’hui l’image du Canada, c’est un pays qui transforme en profondeur le rapport à la politique.

    Mais, en fait, je pense que tous les membres de notre formation politique, de notre gouvernement, ensemble nous sommes convaincus qu’en fait, la politique est un vecteur de changement ; que nous avons cette possibilité entant politicien d’améliorer le sort de notre société, de pouvoir moderniser nos institutions publiques et que, ce faisant, on va pouvoir assurer une meilleure cohésion sociale au sein de notre société.

    Merci beaucoup Mélanie JOLY, ministre du Patrimoine canadien, d’avoir été aujourd’hui notre invitée sur TV5 monde merci.

    Merci.

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    Diffusé le 18 déc. 2016 - 19h00
    00:08:09
    Disponible jusqu'au : 19 nov. 2020
    Tous publics
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