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  • L'invité

    Mouna Fettou

    Invitée : Mouna Fettou.

    C'est l'une des plus grandes actrices du cinéma marocain contemporain. Le Festival international du film de Marrakech rend hommage à Mouna Fettou, dont les films ont marqué une génération : « L'Orchestre des aveugles », « Un amour à Casablanca », « À la recherche du mari de ma femme », « Prendre le large »... Une femme libre, qui a toujours conçu ses rôles au service de la liberté des femmes dans tout le monde arabe.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le 18e Festival international du film de Marrakech.

    Transcription

    Quelle émotion, Mouna Fettou, de voir ces images : l'hommage du Festival de Marrakech sur la scène. Absolument, c'était très émouvant. Je n'avais pas de mots. Et l'amour du public était juste magnifique, vraiment.

    C'est pour ça qu'on fait du cinéma, j'imagine ?

    Absolument, aussi. On va aller en parler ici, Mouna. Le cinéma, j'ai lu quelque part que c'était véritablement toute votre vie, vous, la Marocaine.

    Oui, je me suis rendu compte que ça faisait déjà (...)

    Quelle émotion, Mouna Fettou, de voir ces images : l'hommage du Festival de Marrakech sur la scène. Absolument, c'était très émouvant. Je n'avais pas de mots. Et l'amour du public était juste magnifique, vraiment.

    C'est pour ça qu'on fait du cinéma, j'imagine ?

    Absolument, aussi. On va aller en parler ici, Mouna. Le cinéma, j'ai lu quelque part que c'était véritablement toute votre vie, vous, la Marocaine.

    Oui, je me suis rendu compte que ça faisait déjà 30 ans que j'avais commencé. C'est vrai qu'il y a une relation très, très spéciale entre le cinéma et moi. J'avais commencé au théâtre, j'ai fait de la télévision aussi, mais je pense que le cinéma c'est vraiment passionnel.

    Passionnel, pourquoi ? Ça vient d'où ? Dans votre enfance, déjà, ici, au Maroc ?

    Oui, dans mon enfance je voulais chanter, je voulais être chanteuse. J'étais attirée par tout ce qui était image, gloire. Mais après, j'ai fait du théâtre, j'ai fait une formation de théâtre, et j'ai compris que c'était ma vraie vocation. C'était le jeu. Mon premier rapport à la caméra était très, très jeune, à 18 ans, avec mon premier film Un Amour à Casablanca. Et là, j'ai compris que c'était une réelle histoire d'amour entre la caméra et moi. Il y a un film qui a marqué tout le monde, c'est Prendre le large. On vous y voit aux côtés de la merveilleuse Sandrine Bonnaire. On regarde quelques images de la bande- annonce.

    Très bien.

    C'est vous, la Française ? Oui. Vous, c'est Mina alors ? Oui, c'est ça. Suivez-moi. Merci.

    C'est vrai qu'ici, le travail ce n'est pas facile.

    Ça ne te donne pas envie de rentrer ? T'es folle. Après tout ce que j'ai fait.

    Prendre le large, de Gaël Morel, avec Sandrine Bonnaire. Un film qui racontait aussi cette relation entre la France et le Maroc. Absolument, et quel plaisir et quel bonheur de partager l'affiche avec Sandrine, qui est non seulement une grande actrice, mais une grande dame. J'ai eu le plaisir de la connaître de plus près. C'est une femme merveilleuse, mais je ne vous apprends rien certainement. Et puis. Gaël aussi. Gaël qui est aussi acteur. Le travail avec un réalisateur qui a été acteur est toujours plus riche et plus intéressant. Et puis, sa vision de la femme arabe et de la femme marocaine qui est loin de tous les stéréotypes, c'est ça qui m'a vraiment plu et attiré pour travailler dans ce projet.

    L'art dramatique, que vous apprenez à Rabat. Et puis, les premiers succès. Il y en a un, le titre tous les Marocains le connaissent, À la recherche du mari de ma femme, qui est une comédie qui a marqué les esprits. Qui marque toujours. On parle toujours de ce film qui a 25 ans d'âge. C'est vrai que c'est un film qui reste dans les annales du cinéma marocain, qui plaît beaucoup et qui est toujours d'actualité, vu qu'il parle d'un sujet quand même à la fois sérieux, mais très drôle, à savoir la polygamie et ce rapport à la femme arabe.

    Au fond, la comédie, être une actrice populaire comme vous l'êtes, vous représentez aussi quelque part toutes ces femmes ici au Maroc ? Bien sûr, bien sûr. Je pense que les femmes s'identifient à moi en tant qu'actrice et en tant que Marocaine, donc je pense que j'ai un rôle à jouer. C'est une force de pouvoir être aimée et suivie par des millions de fans et de femmes. Je sens que c'est aussi une responsabilité. Il est très important de faire attention à ce qu'on fait passer comme message sur la femme moderne, marocaine, qui elle est réellement. C'est cette femme-là que vous incarnez, que vous avez envie d'incarner ? Je pense que j'incarne un mélange parfait entre une femme moderne et qui garde quand même un côté traditionnel, marocain, arabe, etc. C'est ça qui plaît, je pense, parce que je représente la vraie marocaine. Aujourd'hui, la femme marocaine peut tout à fait occuper tous les postes, et nous le voyons, politique, social, etc., mais en même temps garder ce côté, pas conservateur, mais ce côté qui est notre culture et notre… Voilà.

    Aujourd'hui, l'hommage du Festival du Film de Marrakech, ça raconte aussi cette histoire avec Marrakech, avec ce festival, pour vous. Vous en avez été la maîtresse de cérémonie. Ce sont des moments de rencontre, j'imagine, très précieux ? Extraordinaires. J'en remercie vraiment la fondation du Festival de Marrakech, sous la présidence de Son Altesse Royale, le Prince Moulay Rachid. Vraiment, je suis très honorée et fière de cet hommage, d'autant plus qu'il vient à un moment très important dans ma vie, dans ma carrière. Et puis, c'est bien de faire des hommages aux gens tant qu'ils sont encore jeunes, ne pas attendre… Voilà. C'est vrai que dans une ville comme Marrakech, avec son histoire, avec sa magie, ça ne peut être que magnifique.

    Qu'est- ce que dit le cinéma marocain ? Il dit un pays, le vôtre… De tolérance, d'amour.

    Dans un monde aujourd'hui difficile. Oui. Qui veut garder cette originalité. Oui, cette originalité, cette tolérance, cette ouverture vers toutes les cultures et toutes les religions, d'ouverture au monde entier.

    C'est le cinéma qui peut apporter ça ?

    Oui, tout ce qui est art. Tous les arts : le cinéma, la musique, tout, tout tout. C'est ce qui nous permet de nous ouvrir vraiment et d'être dans l'acceptation des autres.

    C'est beau. C'est beau comme le décor qui est autour de nous. C'est magnifique. On est toujours dans des décors incroyables, ici. C'est vraiment magnifique. Je pense que Marrakech n'a pas d'égal au monde. J'en suis très fière, vraiment. C'est une ville particulièrement… Malheureusement, je n'y vais pas tout le temps. Mais vraiment, je suis très fière de cette ville et de ce qu'elle peut apporter, de ce qu'elle peut dégager. Ça donne envie de danser parce que vous aimez danser. Oui. Pour rigoler, enfin peut- être vrai, je disais que je rêvais d'être chanteuse. Aujourd'hui, je suis comédienne, et demain je serai danseuse.

    C'est beau. Et chanteuse : vous chantiez quoi ? Tout, tout, tout, les classiques, Édith Piaf. Je ne peux pas m'empêcher de vous demander si on doit terminer l'émission en chansons ? Quand il me prend dans ses bras Il me parle tout bas Je vois la vie en rose Il me dit des mots d'amour Des mots de tous les jours Et ça me fait quelque chose

    C'est magnifique.

    Et puis, en arabe ? Vous n'avez pas une petite chanson en arabe, Mouna ? Si, bien sûr. Et on va se quitter avec. Mouna Fettou, quel bel hommage. Merci beaucoup. Le 18ème Festival International du Film de Marrakech, qui vous a salué aux côtés de Robert Redford. Quelle magie, voilà la magie du cinéma. Vous avez le même hommage, ici.

    Je vais finir sur une chanson, un petit morceau, d'une grande diva marocaine qui est Naïma Samih.

    [Chante en arabe]



    Merci. Merci à vous. C'était Mouna Fettou. Merci, Mouna ! Merci à vous.

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    00:08:26
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