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  • L'invité

    André Dussolier, Maleaume Paquin, Julien Rappeneau

    Invités : André Dussolier, acteur français ; Maleaume Paquin, acteur français ; Julien Rappeneau, scénariste et réalisateur français.

    André Dussolier et le jeune Maleaume Paquin sont à l'affiche de « Fourmi », réalisé par Julien Rappeneau. Un conte émouvant qui montre qu'il faut croire à ses rêves, même si l'on est trop petit pour devenir une future star du football. 

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le Festival du film francophone d'Angoulême.


    Transcription

    Bonjour Maleaume Paquin. Bonjour Monsieur. Entouré de deux stars, avec André Dussollier à côté, avec Julien Rappeneau qui réalise, ce film qui s'appelle Fourmi. Et lui, c'est le coach de foot dans le film. Il y a François Damiens aussi. La parole d'abord quand même, tourner comme ça, ce personnage. Ce prodige. Ce petit garçon, ce petit prodige qui rêve d'aller jouer à Arsenal. Dis-nous quelques mots sur ce film, Maleaume. Vous voulez le pitch ? Oui, le pitch. Le pitch du film, c'est que c'est un (...)

    Bonjour Maleaume Paquin. Bonjour Monsieur. Entouré de deux stars, avec André Dussollier à côté, avec Julien Rappeneau qui réalise, ce film qui s'appelle Fourmi. Et lui, c'est le coach de foot dans le film. Il y a François Damiens aussi. La parole d'abord quand même, tourner comme ça, ce personnage. Ce prodige. Ce petit garçon, ce petit prodige qui rêve d'aller jouer à Arsenal. Dis-nous quelques mots sur ce film, Maleaume. Vous voulez le pitch ? Oui, le pitch. Le pitch du film, c'est que c'est un enfant qui croit beaucoup en ses rêves et en sa famille. Son père a beaucoup de problèmes de vie. Il picole un peu. Il picole. Il a des problèmes familiaux avec ma mère dans le film. Il n'a plus de travail. Il n'a pas d'appartement. Il est vraiment dans un bad mood. Ce petit être… C'est toi. Il s'appelle Théo dans le film. Ce petit être est la seule personne qui rattache son père au monde réel. Un jour, il aura l'opportunité de le sortir de ce tourbillon infernal. Julien, c'est exactement ça, le film. C'est bien raconté.  Il y a tout. J'ai eu un bon prof. Avec ça, on a envie d'aller le voir,  mais je vous jure qu'il faut aller le voir. C'est un film vraiment touchant, formidable. C'est ça que vous vouliez, Julien ? J'avais envie de faire un film qui puisse être à la fois profond, drôle et émouvant, et si possible, qu'il puisse être vu à la fois par des adultes de tout âge et les enfants. C'est vraiment un film familial. Tous les publics peuvent le voir à différents niveaux de lecture parce qu'il y a plein de personnages. On peut se reconnaître dans plusieurs d'entre eux. C'était une aventure formidable que de le faire, une histoire vraiment humaine. On regarde quelques images de la bande-annonce. Ça s'appelle Fourmi. Regardez. Tu le vois, lui. Il a beau être le plus petit, mais il a un sacré pif. Eh, carton rouge. C'est carton ça ! Ah, le père de Théo a fini sa sieste. Il est complètement ouf ton père, Fourmi. Je ne m'appelle pas comme ça. Il est juste dans une mauvaise passe. Théo ! Qu'est-ce que tu fais là ? Un recruteur d'Arsenal, il va venir te voir. C'est une chance unique pour toi. Ça peut changer ta vie. Qui c'est ce type ? Qu'est-ce que tu veux que j'en sache ? Maintenant qu'il t'a vu jouer, il trouve que tu es trop petit. Alors ? Il m'a sélectionné. Et alors vous, André, vous êtes le coach de ce jeune homme, coach de foot. Oui. Vous allez être pris, on ne va pas tout raconter, mais il y a un peu une supercherie. Il y a quelque chose qui vous fait croire qu'il va se passer un destin pour lui. Parce que les jeunes talents comme Pacôme, comme le jeune dans le film, sont repérés très vite. Et ça rejaillit sur tout le monde, sur son père, sur l'entraîneur, sur le petit club que j'entraîne en province, éloigné de Paris. C'est là où tout d'un coup, le destin d'un enfant peut faire basculer le destin de tout le monde. On ne peut pas raconter l'histoire, mais on peut quand même dire, Julien, qu'il est trop petit peut-être pour être pris à Arsenal, dans un grand club de foot, mais il joue super.  C'est un garçon qui a beaucoup de talent, le personnage de Théo. Son père vient le voir un jour et lui dit : "Il y a un recruteur qui va venir te voir. Tu peux aller à Arsenal. Ça peut changer notre vie".  Il s'appelle Fourmi d'ailleurs. Le surnom du petit, c'est Fourmi parce qu'il est trop petit et comme il est trop petit, il  n'est pas pris mais il va faire croire à son père et à tout le monde qu'il est pris parce qu'il a un plan en tête, sauf que tout ça va le dépasser. On ne va pas raconter. Il ne faut pas raconter parce que ce qui arrive, c'est quand même fou, le petit va changer la vie de tout le monde. Il pense tout contrôler mais il ne contrôle pas grand-chose. Il est quand même malin, il est malin. Il est malin parce que finalement, il va peut-être aider sa famille, son père, tout le monde. Il va remettre en cause tout ce qui n'allait pas. C'est ça qui est merveilleux.  C'est le chef d'orchestre de toute cette histoire. Il tire les fils de tout ça et il sauve la face de tout le monde.

    Il est tellement humain, François Damiens. C'est très émouvant quand on le voit avec Maleaume parce qu'ils ont un rapport tous les deux très touchants, j'espère. C'est très vrai aussi parce qu'on est dans une petite ville avec les problèmes du quotidien, le bistrot, les gens qui vous entourent, les gens qui se séparent, la garde des enfants. Il y a tout ça, la vie.

    C'est un film qui raconte plein de choses à tout le monde. On peut s'identifier à ce qui se passe réellement pour les jeunes qui sont en effet attirés par le foot et les parents qui voient, dans cette opportunité, la possibilité tout d'un coup que leur vie change à travers leur enfant. C'est vrai, c'est un sujet très actuel. On voit le foot en toile de fond, mais c'est surtout tout ce qui se passe autour, entre les personnes.  Tu joues bien au foot dans le film. Je fais du foot depuis six ans, donc je me débrouille. Il fallait trouver un acteur qui sache jouer la comédie, mais qui soit aussi crédible en footballeur. Ce n'était pas évident. J'en ai vu beaucoup et Maleaume m'a très, très vite tapé dans l'œil et je ne regrette pas du tout de t'avoir choisi, Maleaume. Maleaume, tu pourrais faire des trucs comme ça, dans la vie. On peut rêver. Il faut rêver. Les adultes ne rêvent plus. Ils ne rêvent plus les adultes, alors que les enfants peuvent rêver des choses et ils ont raison à la fin.

    Les adultes rêvent encore. C'est juste qu'ils ne le montrent plus, alors que les enfants le montrent encore. On a raison de rêver, croire à des trucs pas possible. Il faut rêver, mais si on ne rêve pas, on va rester dans sa bulle de vie monotone. Il faut rêver. Si tu ne rêves pas, tu vas te voir mourir à l'endroit où tu es né. Il faut rêver. Il faut vivre la vie.  André ? Quand on a la chance de faire le métier qu'on fait, on est dans le rêve aussi de ce qu'on a voulu faire. C'est une chance de pouvoir vivre son rêve et d'en vivre aussi, mais c'est vrai que le rêve continue tout le temps, jusqu'au bout. Il faut essayer de réaliser tous ces rêves. C'est formidablement optimiste comme film. Il faut aller le voir.

    Il faut aller le voir. André, vous y croyez, dans la vie, tout est possible ?

    Entre le moment où on lit un scénario, on est touché par l'histoire, mais après, il y a aussi le défi du tournage et du montage qui appartiennent au metteur en scène. J'ai l'impression, quand j'ai vu le film, d'être encore plus ému qu'à la lecture. Il y a tous les sentiments. Il y a tous les personnages. Ça raconte notre vie d'aujourd'hui aussi. Tout le monde peut s'identifier et trouver son compte à tout moment.

    Il y a un petit côté Chaplin, le Kid. Vous allez me faire rougir. C'est lui. On peut dire quand même qu'il joue bien. On peut lui dire. Il joue très, très bien. Merci. J'ai été très, très, très bien entouré aussi. Comment tu fais pour jouer comme ça ? Tu penses à quoi ? Il faut vivre. Tu vis le truc ? André le dira mieux que moi. Quand on veut être acteur, il faut juste vivre la situation comme quelqu'un de normal. Quand tu te fais mal, tu ne vas pas rigoler. Quand tu te perds quelqu'un, tu ne vas pas aller jouer au foot. C'est juste vivre la vie comme on doit la vivre. Voilà une leçon de comédie.  C'est très beau. J'admirais sa décontraction parce qu'on tournait par une chaleur vraiment torride. Entre les prises, il continuait à jouer au foot. Toutes les passions, il les vit à fond.  Je vous ai vu jouer au foot aussi, André, entre les prises. J'ai quelques images en tête. Je vous ai vu jouer. Dans son élément quand même. Maleaume est merveilleux dans ce film. Merci Julien. Merci à vous. Merci André Dussollier. Ça s'appelle Fourmi. C'est le film qui va vous rendre heureux. Merci à tous les trois. Merci beaucoup. 

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    00:08:25
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