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  • L'invité

    Marie-France Brière

    Invitée : Marie-France Brière, réalisatrice et productrice française.

    La productrice et réalisatrice française Marie-France Brière nous parle de son documentaire « Et si New York s'appelait Angoulême » : une véritable enquête historique basée sur les carnets manuscrits du navigateur Giovanni Verrazzano.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Bonjour Marie-France Brière, peut-être la plus grande productrice de l'histoire de la télévision. Je le dis très franchement. On n'énumérera pas toutes les émissions qu'on vous doit, la révélation des Inconnus, les Fort Boyard. Tout ce que vous pouvez imaginer et que les gens voient à la télévision, c'est vous qui l'avez inventé. Marie-France Brière, vous êtes aussi, avec Dominique Besnehard, formidable Dominique, la créatrice du Festival du film francophone d'Angoulême qui a eu lieu cette année (...)

    Bonjour Marie-France Brière, peut-être la plus grande productrice de l'histoire de la télévision. Je le dis très franchement. On n'énumérera pas toutes les émissions qu'on vous doit, la révélation des Inconnus, les Fort Boyard. Tout ce que vous pouvez imaginer et que les gens voient à la télévision, c'est vous qui l'avez inventé. Marie-France Brière, vous êtes aussi, avec Dominique Besnehard, formidable Dominique, la créatrice du Festival du film francophone d'Angoulême qui a eu lieu cette année, éclatant succès. Dans ce festival, on y a vu un documentaire que vous avez signé et que TV5 Monde est fort heureux de pouvoir diffuser bientôt, pour le montrer aux téléspectateurs du monde entier. Il s'appelle Et si New York s'appelait Angoulême. Dites-moi, comment New York, cette ville mythique, aurait pu prendre le nom de cette petite ville des Charentes. New York ne s'appelait pas encore New York quand un navigateur à la solde de François 1er, en 1526, a arpenté les côtes nord des Etats-Unis parce qu'ils cherchaient tous, que ce soit les Espagnols, les Portugais ou les Français, la même chose, un raccourci pour aller vers la route des Indes. Il s'appelait Verrazzano. On est 1524, au mois d'avril. Il travaillait et travaillait pour François 1er. Il avait été engagé par François 1er. Il remonte les côtes de l'Amérique du Nord, parce que François 1er lui avait dit : "N'allez pas au sud de la Floride parce que les Espagnols se sont emparés de l'affaire". Il cherchait ce fameux isthme, mai ce fameux raccourci. Il repère une énorme baie qu'il nomme la baie de Marguerite de Valois, la baie d'Angoulême. Sur la pointe qui se trouve au bas de la pointe, c'est le bas de la pointe de Manhattan. Il l'appelle Angoulême. Incroyable. Malheureusement, il ne va pas débarquer. C'est ce qui fera dire au conservateur du musée de la ville de New York que n'ayant pas débarqué, il n'a pas conquis, donc il ne fait pas partie de l'histoire de la conquête de l'Amérique.  Vous menez une enquête passionnante avec Florent Gaillard, le directeur des Archives d'Angoulême. On va voir un extrait tout de suite. D'abord, ça commence à Angoulême, puis on ira à New York. Regardez ces images. Nous allons remonter le fil de l'histoire jusqu'en 1524. Et c'est là que commence l'enquête qui met en scène trois personnages, d'abord François 1er, roi de France et comte d'Angoulême qui, voulant concurrencer les Portugais et les Espagnols, envoya sur les mers, le navigateur Verrazzano, à bord de La Dauphine, remonter la côte ouest de l'Amérique. Cherchant le passage vers les Indes, il découvrit au fond d'une baie, une terre qu'il baptisa Angoulême. François 1er n'en a peut-être jamais entendu parler puisqu'il fut fait prisonnier par Charles Quint après le désastre de Pavie.  C'est la voix de Florence Gaillard, formidable, que vous suivez. Ce n'est pas un professionnel. Non, c'est un historien. C'est un historien passionné. Il est incroyable puisqu'il vous fait partager. On va le dire, ce film est une véritable enquête, comme une enquête policière. 

    C'est un peu ce que j'ai vécu parce que j'ai découvert cette histoire à la bibliothèque Sainte-Geneviève parce que j'ai toujours gardé la carte de la bibliothèque Sainte-Geneviève du temps où j'étais étudiante. J'ai découvert la thèse de Jacques Habert, celui qui a révélé cette histoire, prof d'histoire au lycée français de New York. C'était un français. J'étais persuadée que la thèse était en français. J'avais lu ce truc-là et je m'étais dit : "C'est marrant, un jour, il faudrait que je m'intéresse à ça". J'ai mis dix ans parce que c'est un sujet qui n'intéressait personne. Bizarrement d'ailleurs, c'est un des mystères que ce film essaye de percer. On ne comprend pas pourquoi. On comprend l'intérêt que pouvaient avoir les Hollandais et les Anglais à ne pas reconnaître que c'était un envoyé spécial du roi de France qui découvre New York. Jacques Habert était professeur dans les années 50. C'était à l'époque où il y avait très peu de français à New York et la colonie énorme italienne a contrecarré les dires de ce pauvre Jacques Habert en disant : "Mais Verrazzano, c'est un Italien", ne sachant pas qu'il travaillait.  C'est François 1er, ancien comte d'Angoulême qui est à l'origine de cette expédition. Christophe Colomb était italien et il travaillait pour les Espagnols et Verrazzano était italien et il travaillait pour François 1er. On dit : "Non, ce ne serait pas français parce qu'on n'y a pas posé un drapeau". C'est ce qui est dit dans le film.  Le film est incroyable parce qu'on va aller à New York et il va enquêter pour trouver l'origine de tout ça. A New York, il y a des choses. Alors qu'à Angoulême, à part le fait de revivre cette époque et d'essayer de se mettre à la place de François 1er et de cette époque, parce qu'Angoulême a très peu changé. La ville haute a très peu changé, il y a toujours les Remparts. A part ça, il ne reste rien par une habitation en 1950 de la mairie de New York à la mairie d'Angoulême, il ne reste absolument rien. Il fallait aller à New York. Regardez encore un extrait de ce film. A New York, il y a des choses. Il y a d'abord cet incroyable building couvert de salamandres. Regardez Marie-France, un extrait de votre film. On va à New York pour essayer de découvrir les secrets qui se cachent derrière l'histoire. Je suis en pleine recherche. Je mène une enquête sur l'histoire de New York, à l'époque où elle s'appelait Angoulême. C'était à l'époque du roi François 1er. J'ai ici l'image agrandie sur mon iPhone. Je cherche toutes les traces de ce roi et de ce nom d'Angoulême dans la ville.  C'est très intéressant. Je ne connais pas l'histoire, mais je connais un immeuble sur la 58e et la 7e avenue où je vois des salamandres. C'est l'emblème du roi lui-même. Si vous voulez, vous prenez la Cinquième Avenue tout droit, vous arrivez à la 58e Rue à l'angle du (inaudible). C'est extraordinaire. C'est le blason du roi de France ici avec les trois fleurs de lys. Et il y en a également partout. L'immeuble est constellé de fleurs de lys à tous niveaux. C'est extraordinaire. 

    Il trouve les traces de François 1er dans les rues de New York. Vous avez raison, Marie-France. Il existe aussi, au Musée de la ville de New York, un fameux Globe qui a été acheté à Rome, qui date de 1540, à l'époque de François 1er et on comprend, à ce moment-là, que le deuxième manuscrit avait été envoyé au sponsor, il y en avait déjà à l'époque, au banquier italien qui avait financé l'expédition. On ne révélera pas toutes les découvertes que vous faites dans cette incroyable enquête. C'est extraordinaire. Parce qu'on va y trouver des documents précieux qu'on avait jamais filmés jusque-là. Vous nous apportez la preuve et vous avez raison parce que ce titre de film interpelle, Et si New York s'appelait Angoulême. On a envie de vous répondre à la fin: "Mais oui, New York devrait s'appeler Angoulême". C'est ce que vous dites. Je pense que les historiens de New York ont compris et ils adorent cette histoire, beaucoup plus que la France. Vous dites vraiment que New York devrait s'appeler Angoulême.

    Peut-être plus maintenant quand on voit cette architecture magnifique. C'est là, sur cette île de Manhattan. On peut imaginer que La Dauphine était là et voyait cette île pas construite, mais l'île était la même. Ce qui est fou, c'est que l'histoire nous fait rêver. C'est ça qui est merveilleux. Ça m'a donné l'idée de faire toute une série de faits historiques méconnus et de partir à la recherche, tel un enquêteur de l'histoire. Evidemment, je vais garder Florent. Je suis très contente de l'avoir découvert. Florent Gaillard, le directeur des Archives d'Angoulême. Il est formidable dans ce film. C'est un vrai comédien. Il joue son rôle. C'est son rôle. Merci beaucoup Marie-France Brière. Et si New York s'appelait Angoulême. Regardez ce film, vous allez tout comprendre. Merci.

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    00:08:28
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