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  • L'invité

    Golshifteh Farahani, Hend Sabri

    Invitées : Golshifteh Farahani, actrice et chanteuse franco-iranienne ; Hend Sabri, actrice tunisienne.

    Deux stars du cinéma oriental, Golshifteh Farahani et Hend Sabri, sont nos invitées alors que le Festival international du film de Marrakech leur rend hommage.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le 18e Festival international du film de Marrakech.

    Transcription

    Faut savoir s'arrêter hein ? Golshifteh Farahani et Hend Sabry qui donnent le top départ d'une émission ici au Festival du Film de Marrakech. On est tellement contents, il y en a qui rêveraient d'être à ma place. Ah mais écoutez, on est très contentes d'être en face de vous. On est super contentes. Oui au moins je vous connais et je suis contente d'être là quand même. Oui, mais c'est surtout le public qui vous connait. Vous les avez rencontrés ici ? C'était une conversation toutes les deux comme (...)

    Faut savoir s'arrêter hein ? Golshifteh Farahani et Hend Sabry qui donnent le top départ d'une émission ici au Festival du Film de Marrakech. On est tellement contents, il y en a qui rêveraient d'être à ma place. Ah mais écoutez, on est très contentes d'être en face de vous. On est super contentes. Oui au moins je vous connais et je suis contente d'être là quand même. Oui, mais c'est surtout le public qui vous connait. Vous les avez rencontrés ici ? C'était une conversation toutes les deux comme ça, et puis… raconter un peu comment on fait du cinéma et voir leurs réactions. C'est chouette ça, non, Hend ? C'est toujours enrichissant de les rencontrer, surtout les jeunes. Cela fait quand même 15 ans que je viens au Festival de Marrakech assez régulièrement. C'est vrai que je vois de plus en plus de jeunes, de public jeune, des étudiants qui prennent des vacances pour venir, qui prennent une semaine de congé pour voir des films et ça je trouve ça magnifique, c'est ce qu'il faut pour la région. Oui cela, c'est le caractère vraiment du Festival de Marrakech. Ce lien entre nous les artistes et les gens, même quand on regarde les films dans la place. C'est toujours impressionnant de voir tous ces gens là en regardant les films avec eux, la nuit, il pleut des fois, c'est vraiment émouvant. Alors, tiens, si on voulait regarder un extrait d'un film avec vous, on regarderez lequel ? Là, tout de suite, là. Là tout de suite, bon Paterson. Les chiens, le chien, la tarte, la guitare. Je ne sais pas si on va l'avoir. Alors, ceux qui nous écoutent verront si on a eu l'extrait ou pas.

    Oui. Ça, c'est coupé. Si ça se trouve, on n'a pas les droits. Alors oui donc, bien on ne pourra pas le voir parce qu'on n'a pas les droits figurez-vous. Non je rigole. Moi je suis… Vraiment ? Vous êtes sûr ? Et on a vu… moi j'ai vu quelque chose avec Hend dedans. Bon le premier film quand elle avait 14 ans… Ah "les silences du palais"… J'étais (mesmorisée). J'ai dit : "Mais c'est pas possible". Et la chose (muette)… Il n'y a rien de comme ça, uniforme, au fond, de dire ça. Oui c'est ça. Mais au fond il y a quelque chose qui vous unit, c'est le cinéma. Au fond… C'est l'art oui. C'est l'art. Alors elle, en plus, musicienne… En plus oui, elle est une grande artiste Grande artiste. (inaudible) Moi j'ai toujours rêvé de faire de la musique. Pour moi, c'est un rêve. Donc je t'envie cela, je t'envie ce côté… La musique aussi c'est une manière de transcender la réalité. Et, en plus, tu peux la faire dans la solitude. Moi j'ai besoin de… Moi je lis et toi tu fais de la musique. Tu vois chacune a… se recharge différemment. Je crois que sans la musique tu ne ferais pas… tu ne pourrais pas faire du cinéma, j'imagine ? Oui, le rythme aussi. Moi je suis sûre et tu vas écrire peut-être un jour. J'écris pour moi pour l'instant, mais après on verra. Voilà, cela va être (inaudible) bientôt. Mais qu'est-ce que vous êtes bien toutes les deux quand vous parlez toutes les deux ensemble ! Non, ça y est, j'ai.. Ça y est, il ne reste plus qu'à faire un film ensemble, à jouer ensemble. Bien c'est un rêve. Un rêve ? Elle a perdu. Est-ce qu'il y a un réalisateur qui nous écoute qui pourrait les faire jouer ensemble ? Non mais elle a joué une tunisienne donc ça nous rapproche, dans "Un divan à Tunis".

    Alors là, il faut que vous jouiez une iranienne. Et moi il faut que je joue une iranienne maintenant ! Ah oui, cela serait parfait mais dans un film où vous joueriez la tunisienne et vous vous joueriez la… Mais elle fait très tunisienne. Quand j'ai vu le film finalement ça passe très bien parce que tu fait très tunisienne physiquement.

    Ou à l'envers, elle, elle fait l'iranienne et moi je fais la tunisienne. Vous voyez que les frontières sont élastiques ?

    C'est bien. Mais vous êtes des passionnés, le cinéma ça rend, enfin… si chacune pouvait avoir un souvenir de cinéma. Quand est-ce que vous avez rêvé la première fois ? Quel film qui vous a transcendé ? Vous vous êtes dit : "Oh, j'aimerais bien faire ça" ? Dans mon cas Amarcord. Et… oui Amarcord, Fellini. Moi, Fellini c'est celui qui m'a… C'est mon premier coup de foudre, après j'en ai eu beaucoup d'autres. Mais Fellini, j'avais 11-12 ans, mon père m'a réveillée la nuit, vous savez il y avait les séances de minuit, les séances sur Antenne 2 à l'époque et il y avait Amarcord qui passait et je me suis dit : "Mais qu'est-ce que c'est que ce monde ?", "Qu'est-ce que c'est que cette fantaisie ?", "Qu'est-ce que c'est…" et Roma aussi et plus tard d'autres films qui ont… enfin d'autres films. Mais moi, mon souvenir personnel c'était la caméra parce que j'avais… j'ai commencé en 1994 donc j'avais 14 ans dans "Les silences du palais" et c'était ce gros mastodonte, cette caméra incroyable qui était montée sur une grue en plus, donc elle était… C'était mon premier… Et tu vois, tu as l'impression d'être en face d'un monstre au début, je ne sais pas si tu as… (Vous avez) senti cela Golshifteh ? Oui. Avec le bruit de la pellicule… Oui on (inaudible) moments de pellicule et le bip qui s'appelle ou le négatif. On vérifie le poil et… Changer le négatif. Comme du temps du Youssef Chahine, tout ça en Egypte. Et alors vous, Golshifteh, comment… Qui vous a fait frissonner la première fois au cinéma ? Moi je crois… Bon, ce que j'ai perdu dans ma vie et je rêvais de travailler avec Cassavetes toujours et "Opening Night". Parce que moi je trouve le cinéma, là maintenant, je pense que c'est la collaboration avec l'acteur et réalisateur. C'est toujours une chose très extraordinaire quand ça se passe bien. C'est comme un bon mariage, c'est comme une bonne vie commune. Que les enfants sont bien sains, bien, ils restent dans l'histoire pour toujours et quand ça passe mal, bon ça passe mal. Mais, par exemple, quand je regarde le travail de Cassavetes j'ai dit : "Woohh" ce réalisateur j'aimerais, j'aimais bien qu'il soit vivant. Et aussi de Jim Jarmusch que j'ai toujours rêvé qui heureusement… Avec lequel un jour il vous a téléphoné et il vous a dit : "Je voudrais… je rêve de vous avoir Golshifteh dans mon film".

    C'est incroyable oui. Ah c'est beau, hein ? Finalement le cinéma, oui bien sûr, il montre la réalité, le monde mais c'est aussi c'est une forme d'élévation, de rêve… De transcendance tout à fait. Bien sûr, c'est la plus belle forme d'existence en fait. On existe par des formes différentes. On se fait beaucoup de mal dans la vie et finalement là c'est ce que les humains ont trouvé de plus beau pour transcender une réalité et une réalité parfois très dure. Oui, c'est ça aussi.. Oui ouvrir les fenêtres dans l'âme de chaque être humain, les sensations. Pourquoi on fait le film ? Pourquoi on fait rire ? On fait penser, on fait pleurer, c'est juste… On dirait que l'âme ça devient encore un peu plus grand, encore un peu plus grand. On ajoute les possibilités, on ajoute les mondes différents, même comme avec un livre ou une musique ou un tableau, mais le cinéma on dirait que tout est ensemble et tout est un peu plus remarqué, un peu plus… et c'est l'histoire en fait, c'est les gens dans les grottes au début qui racontaient les histoires. On est toujours ces êtres humains là, on est toujours là. On aimerait bien écouter et voir les histoires et rêver, imaginer. Tout à fait. C'est cela. C'est l'éternité, c'est l'accès à l'éternité, c'est l'accès à la beauté, la beauté avec un grand B, la beauté ultime, à la divinité. C'est très beau ce métier, très beau il faut vraiment… Et surtout dans le monde arabe, il faut toujours rappeler (les sens) et la nécessité de l'art. Oui et alors une chanson qui résumerait tout ça ? Moi je me tourne vers Golshifteh parce que ça… (inaudible) Ça me rappelle… Elle va peut-être nous en fredonner une, allez y. Elle, elle connaît mieux parce que je ne connais pas les paroles mais voilà. Alors ça, c'est très beau. Alors, vous allez continuer à chanter toutes les deux et en même temps comme cela on se dit au revoir en musique. Il ne me reste plus qu'à vous dire merci, vous étiez magnifiques, Hend et Golshifteh. Quel beau plateau au Festival du Film de Marrakech ! Allez chanson ! Au revoir !

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    00:08:22
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