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  • L'invité

    Yvan Cassar

    Invité : Yvan Cassar, compositeur, pianiste et directeur musical français.

    Musicien et compositeur incontournable, Yvan Cassar a accompagné et dirigé les albums des plus grands, en particulier ceux de Johnny Hallyday. L'album symphonique posthume qu'il a réalisé pour lui bat des records de vente. Dans son actualité, également un nouvel opus avec le ténor Roberto Alagna, en hommage à Caruso, une collaboration avec la cantatrice Natalie Dessay, qui chante Nougaro, et un disque des « Plus belles comptines d'Okoo ».

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Il a travaillé avec les plus grands : Mylène Farmer, Jean-Jacques Goldman , et évidemment Johnny Hallyday. Bonjour, Yvan Cassar. Bonjour. On va parler de votre actualité qui est absolument incroyable : vous arrangez des albums dans des univers aussi différents que les chansons enfantines, que l'opéra, et que Johnny, on va en parler tout de suite.

    C'est la diversité, quoi. Je peux vous dire qu'il a fallu 30 ans pour que je fasse des albums différents, mais c'est vrai que là il y a u (...)

    Il a travaillé avec les plus grands : Mylène Farmer, Jean-Jacques Goldman , et évidemment Johnny Hallyday. Bonjour, Yvan Cassar. Bonjour. On va parler de votre actualité qui est absolument incroyable : vous arrangez des albums dans des univers aussi différents que les chansons enfantines, que l'opéra, et que Johnny, on va en parler tout de suite.

    C'est la diversité, quoi. Je peux vous dire qu'il a fallu 30 ans pour que je fasse des albums différents, mais c'est vrai que là il y a une conjonction, j'ai été très gâté. 2019 est un bon cru pour moi. J'ai eu beaucoup, beaucoup de chance. Et la musique, c'est de faire de la bonne musique ou de la mauvaise musique, ce n'est pas ou de l'opéra ou de la pop, ou du classique ou du jazz. Toutes les musiques sont formidables, il faut avoir l'appétit de la découverte et apprendre.

    On va découvrir, vous vous occupez de chansons enfantines, c'est formidable. Natalie Dessay, Claude Nougaro, Roberto Alagna qui chante Caruso, et puis Johnny. Pour le coup, vous, le pianiste, le chef d'orchestre, vous prenez votre pied. Oui, oui. J'aime tailler des costumes sur mesure. Et là, j'ai été très, très gâté.

    On va écouter, en parlant de tailler un costume, on va entendre. Tailler le costume pour le boss, tailler le costume pour le plus grand, là c'est… C'est une aventure extrêmement émouvante et qui était une histoire de fidélité et de souvenirs et de retrouver toutes mes sensations et l'émotion que j'ai pu vivre à ses côtés pendant autant de concerts, et de la donner à partager pour les gens, son public, ses fans. Et je suis heureux de l'accueil, comme ce disque tous les gens, il n'y a rien qui me comble plus parce que voilà, ils se rendent compte à quel point… Ça ne fait que magnifier l'artiste. J'espère. En tout cas, l'immense interprète qu'il était.

    Avec lequel vous avez beaucoup travaillé, Yvan. 70 musiciens du London Symphony Orchestra, 42 chanteurs du London Voices. Regardez, Johnny, Diego est toujours libre dans sa tête.

    Libre dans sa tête Derrière sa fenêtre S'endort peut-être

    Il y a une émotion particulière dans cette voix de Johnny, quand elle apparaît comme ça majestueuse avec l'orchestre derrière, une sorte de message ? C'est le pouvoir de cette voix, de l'interprète qu'il était, sans barrières, sans limite, il y a une espèce de… Cette puissance. Mais le velours derrière, cette qualité de timbre, d'émotion, cette manière de transmettre directement, voilà, c'est ça qui est exceptionnel. Évidemment que ce n'est pas un chanteur d'opéra, mais il y a quelque chose de touchant comme ça, du divin. Il est prodigieux dans cet exercice parce que l'écrin de l'orchestre, la dynamique de cette musique, fait que ça ne fait que juste renforcer un tout petit peu. Il était sublime avec des guitares, sublime rock, c'était un grand, grand chanteur, donc le problème ne se posait pas. C'était juste aller plus loin dans ce travail musical, aller jusqu'au bout de cette aventure, c'est ça qui était formidable. J'ai tellement envie de l'entendre, écoutez, on ne peut plus s'arrêter de l'écouter ce disque-là. Diego, libre dans sa tête Derrière sa fenêtre Déjà mort peut-être

    C'est absolument prodigieux. Merci.

    Il y a quelque chose de prodigieux derrière ça. Je n'y suis pas pour grand-chose, c'est juste mettre en valeur cet immense monsieur. On va avoir des images d'ailleurs de comment ce disque a pu être enregistré. C'était un défi, Yvan.

    Oui, c'était très, très stressant. D'ailleurs, au début, j'étais un petit peu sur la défensive parce que je me disais que je n'y arriverais jamais. Je ne voulais pas être déjà, moi, déçu, de me dire que ce n'était pas bien. Je voulais vraiment revivre. J'avais ce souvenir très fort de toutes ces… Parce que toutes les chansons qu'on trouve sur ce disque sont des moments que j'ai vécus avec lui, autour d'arrangements qui étaient la base de ce que j'ai fait là. Et avec moi au piano. Du coup, par exemple, Sur ma vie, j'étais tout seul avec lui. M'arrêter là au Parc des Princes, en 2003, j'étais tout seul avec lui. Mais là, d'un coup, c'est comme une amplification. C'est quand même… Voilà. Maintenant, c'est plus facile. Avec le recul, je vois que ça touche les gens, ça me comble de bonheur. Ce disque a un succès phénoménale, qui s'appelle Johnny. Tant mieux, il le mérite, c'est un immense chanteur. Mais au début ,on ne se dit pas ça, on se dit : "Est- ce que je vais réussir à bien retranscrire ça, à être fidèle à ce qu'il avait envie ?" On a envie de dire que c'est un album posthume, on a envie de dire que c'est un album de Johnny maintenant, là.

    Merci. DE toute manière, c'est un album de Johnny. C'est trop beau de l'entendre avec cet écrin. Ce mélange d'intimité et de puissance épique, c'est tout lui. Il y a cet homme qui vous parle directement, qui fait face à nos sentiments, qui vous raconte ce qu'il est sans barrières. Et puis, il y a le divin, il y a le héros. Du coup, la palette est tellement large avec l'orchestre, que je suis allé du plus petit avec Le Chanteur abandonné, Marie, de la guitare la plus simple, 100%… C'est presque acoustique par moments.

    …jusqu'au film parce qu'il aimait la musique de film, il aimait l'épique, il aimait le cinéma. Non, je ne regrette rien de Piaf. À part lui, qui sait chanter les grands classiques comme ça ? Qui ? Il est au niveau, même il transcende quand il chante Brel, quand il chante Piaf, parce que cette émotion, cette fulgurance, ça lui appartient.

    Il y en a un qui chante très bien les grands classiques, c'est Roberto Alagna. Là encore, Yvan, une voix de malade. Vous allez dire que je suis gâté… C'est encore vous qui faites les arrangements de Caruso 1873… Parce que toutes ces histoires sont des histoires de fidélité, d'amitiés musicales, de parcours. Roberto, ça fait 15 ans qu'on fait des choses ensemble. Pareil, j'ai commencé avec son premier disque cross-over pour ainsi dire, mélangé autour de Luis Mariano. On arrive à un disque Caruso. Caruso, c'est le ténor, c'est l'incarnation, c'est le nouveau ténor moderne. Il a tout inventé. Écoutez ça d'ailleurs, Yvan.



    C'est un grand, grand, grand chanteur.

    Incroyable, Roberto Alagna. Et il voulait rendre hommage à Caruso parce que je pense que c'est un peu notre Caruso moderne. Caruso, il a chanté l'opéra, chanté la musique napolitaine, la chanson. Il n'y avait pas de limite, il a été le premier à pousser les techniques d'enregistrement. C'était un créateur, un novateur. Et je pense que c'est ça qui séduit autant, au- delà de la voix. Roberto qui a toujours voulu un peu transcender, qui a voulu aller dans le style populaire tout en gardant la qualité, mais aussi l'Opéra. C'est un homme du milieu. Il est né avec la chanson, il est devenu le grand chanteur…

    On a entendu Puccini, du Haendel. En même temps, on a l'impression que c'est tellement moderne, c'est vraiment une musique d'aujourd'hui. Ça peut s'écouter comme ça dans la bagnole ou… Bien sûr, parce que de toute manière, ces compositeurs sont les compositeurs des tubes de l'époque. Des tubes, ce sont des tubes. Des grandes mélodies sont de grandes mélodies. Je vis dans l'obsession totale de ne jamais perdre cet amour que j'avais au tout début. Et grâce à tous ces projets différents, le fait de se renouveler, de rencontrer des chanteurs, c'est ça qui est beau dans ma petite aventure avec tous ces grands chanteurs, c'est qu'à chaque fois je les vois, je leur dis bonjour, et ils sont inspirants. Et tant de musiques différentes et tant de voix, de couleurs différentes, qu'est-ce que vous voulez, c'est motivant. Vous vous levez le matin et vous faites une chanson un jour pour Gaëtan Roussel, Natalie Dessay, Roberto Alagna, Johnny Hallyday… C'est de la chance. Je suis conscient de la chance que j'ai, et j'en profite juste en faisant ce que j'aime, c'est-à-dire de la musique, c'est quand même un grand cadeau.

    Merci beaucoup, Yvan. Merci à vous. Vous attendez quelque chose de beau à la radio, vous regardez un peu de plus près, vous allez voir, c'est souvent Yvan Cassar qui est derrière. Roberto Alagna, Caruso 1973 ; Les Comptines d'Okoo ; le Natalie Dessay qui chante Claude Nougaro, et puis l'immense Johnny, c'est vous. Merci beaucoup. Merci à vous. Merci, Yvan.

    Merci.

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