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  • L'invité

    Invitée : Jacqueline Bisset

    Actrice britannique, présidente du jury du 12e Festival du film francophone d'Angoulême.

    Elle a joué aux côtés de Steve McQueen, Franck Sinatra, Paul Newman, Jean-Paul Belmondo, a tourné avec François Truffaut ou encore George Cukor... L'actrice Jacqueline Bisset préside le jury du 12e Festival du film francophone d'Angoulême, en partenariat avec TV5MONDE.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le Festival du film francophone d'Angoulême.


    Transcription

    Quel bonheur de vous avoir comme présidente du jury du douzième festival du film francophone d'Angoulême. Ça y est j'ai tout dit mais on vous appelle madame la présidente alors ? 

    Il paraît que maintenant tout le monde s'appelle madame il n'y a plus de mademoiselle. Je trouve ça incroyable.

    C'est la première fois que vous êtes présidente ? 

    Non, non, j'ai fait ça plusieurs fois.

    Vous aimez bien, non ?

    Enfin ça dépend des fois. (...)

    Quel bonheur de vous avoir comme présidente du jury du douzième festival du film francophone d'Angoulême. Ça y est j'ai tout dit mais on vous appelle madame la présidente alors ? 

    Il paraît que maintenant tout le monde s'appelle madame il n'y a plus de mademoiselle. Je trouve ça incroyable.

    C'est la première fois que vous êtes présidente ? 

    Non, non, j'ai fait ça plusieurs fois.

    Vous aimez bien, non ?

    Enfin ça dépend des fois. Je trouve que c'est une grande responsabilité. Et moi je suis quelqu'un qui est passionné par certains sujets. Évidemment, j'essaye d'être ouvert surtout. Il faut surtout être ouvert, et puis, après, la guerre commence. S'il y a une guerre, non.  Non.

    Non, mais ça peut devenir assez passionné.

    Oui, parce qu'il va y avoir une dizaine de films, ici, sélectionnés pour ce festival du film francophone. Il va falloir décerner le Valois de diamant, il va falloir choisir les films. Qu'est-ce qui fait qu'un film vous touche, Jacqueline BISSET, plus qu'un autre.

    Alors, ça c'est les mystère de chaque personne. Mais quand je suis vraiment touchée je suis waou. Mais ça ne m'arrive pas tellement souvent d'être waou. Waou.

    Souvent je dis : c'est bien,  c'est bien j'ai bien aimé.

    Mais dites pas waou à chaque fois.

    Mais ce n'est pas waou à chaque fois, non. 

    J'espère que vous allez dire waou.

    Et à force de voir beaucoup de films, évidemment, le niveau s'égalise un petit peu. Et puis, je suis membre de l'académie, et je sais que quand, par exemple l'année dernière, je suis rentrée au mois de novembre ou décembre. Il y avait 120 films qu'il fallait voir avant mi-janvier.

    Vous les avez tous vu.

    Non, je ne suis pas arrivée à les voir,  mais je suis arrivée à en voir énormément, mais disons qu'il n'y avait plus de noël. Ça a été volé. (langue étrangère) Mais là, oui, j'ai une bonne télévision. Et puis j'ai le confort.

    Oui, parce que vous vivez à Los Angeles.

    Oui.

    Mais vous êtes restée attachée à ce cinéma francophone.

    Tout à fait.

    Vous êtes rentrée dedans avec TRUFFAUT.

    J'ai eu de la chance. Je me disais : mais qu'est-ce que j'ai eu envie. Je dis, à huit ans, je suis allée en Bretagne. Les racines commençaient à pousser. À 12 ans je voulais être dans Elle magazine. Et à 16 ans je rêvais de travailler avec TRUFFAUT. Sans savoir que je pourrais être une actrice de ma vie. Rien du tout. Je pensais absolument pas que ça pourrait arriver. Et là je suis le président du jury à Angoulême.

    Oui, parce que je disais, le cinéma francophone, TRUFFAUT, La Nuit américaine. Comment ça arrive un événement comme ça dans une vie de jouer dans un film mythique pareil ?

    Oui. Ça c'est une question que je me demande. Je rêvais de faire un film avec TRUFFAUT, mais ce n'était pas vraiment, nécessairement, un film ensemble que je rêvais de faire. D'ailleurs, il s'est excusé beaucoup il a dit : je suis désolé. Il était (langue étrangerère), comment dire, il était modeste, à un point. Il disait : je suis désolé que ce ne soit pas un rôle mieux. Je disais : non, non, mais c'est très bien, c'est très bien. Je suis super ravie. Je dis à mes agents : ne demandez pas d'argent, parce qu'il n'y a pas d'argent dans tout ça. Il fait peu (langue étrangère). Oui, parce que je voyais que ça pourrait disparaître, ce truc-là.

    Oui et on sentait qu'il y avait quelque chose de plus, de différent. Parce que, quand même, dans votre filmographie vous allez vous retrouver, par exemple, aux côtés de Frank SINATRA.

    Ah oui, ça c'était quelque chose.

    Oui.

    C'était quelque chose parce que mon père adorait Frank SINATRA, et, quand il était de très bonne humeur,  il ne l'était pas tout le temps, il mettait les disques de SINATRA. Alors, pour moi, c'était l'entrée. SINATRA, c'était le bonheur, la maison, calme, sympathique, et tout. Et mon père, de bonne humeur, et tout. Alors quand j'ai rencontré Frank SINATRA.

    Le Détéctive en 1968.

    Oui, il m'a dit, on était sur la plage, en tournée sur la plage. Je remplaçais sa femme, Mia FARROW. Elle était en train de faire le film avec POLANSKI (langue étrangère). Elle ne pouvait pas quitter son tournage, et ça a amené un problème entre eux. Et il est venu vers moi, avec une tasse de thé, et m'a dit : (langue étrangère) Frank SINATRA. Je trouvais ça charmant. Il n'a pas pris ça comme. C'était waou.

    Incroyable.

    Oui, vraiment incroyable. Et plus que tout le monde.

    Il y en a un autre, est-ce qu'il vous a dit : (langue étrangère) Jacqueline, (langue étrangère) Steve MCQUEEN ?

    Non.

    Non, il ne vous l'a pas dit ? 

    Non, non, non. Je ne crois pas. Non, non, non. Non, mais c'est rare que. Mais les gens.

    C'était MCQUEEN parce que (langue étrangère). 

    Oui.

    Quand même.

    On peut parler des films un peu plus récents ? 

    Oui, mais non, mais moi (langue étrangère) j'ai envie d'entendre la musique de (inaudible). D'ailleurs, on va la mettre, on la rajoutera. On va l'entendre encore, là, pendant qu'on parle. Elle est tellement géniale. 

    C'est fou c'est film, ça continue. On me demande d'aller à des réceptions de garçons qui sont amoureux de  la voiture, et il y a plein de choses. L'année dernière, je crois, ou l'année d'avant, c'était le cinquantième anniversaire de (langue étrangère). J'ai dit : mais ça arrête quand ça, c'est incroyable ! 

    C'est mythique.

    Oui, mais j'avais un petit rôle, mais c'est MCQUEEN okay.

    Oui, mais, quand même, Steeve c'était quelque chose. Il était comment, Steeve ? Tourner avec lui, c'était quoi ?

    C'était bien. C'était bien, il était assez patient, nerveux, agité. Parce que c'était sa première production. Il était le coproducteur. Alors il courait, parlait. Il parlait beaucoup, mais c'était en langage très cool. (langue étrangère). Tous ces mots, je ne savais pas ce que c'était. Je ne savais pas ce que c'était un (langue étrangère). Alors, ça m'a pris pas mal d'années pour comprendre. Ça, c'est le moment où, quand les hommes appelaient leurs femmes, (langue étrangère), ils disaient : Steeve (langue étrangère). Je disais : ça c'est quelque chose de bizarre de dire qu'il est marié avec quelqu'un de très vieille ou quoi. Mais c'était le (langue étrangère), c'était le truc de dire (langue étrangère). Ce genre de choses.

    Donc on sait, Jacqueline BISSET, quand on voit un de vos films, que c'est la vérité. C'est vous, totalement vous. 

    Pas nécessairement moi, mais il y a une partie de moi.

    Oui.

    Mais quand je joue une méchante, une gourde. Eh bien, non, ce n'est pas moi.

    Ça vous arrange !

    Oui. Je viens de faire un rôle, j'étais une méchante, une merde, avec (langue étrangère). Une méchante avec ma fille. Et je suis vielle et horrible. C'était très sympa, en fait.

    Oui.

    Très sympa de faire ça.

    Et vous avez pris votre regard de Jack NICHOLSON.

    Non. Ça c'est mon regard à côté. Vous regarderez. Quand on m'a dit ça, je disais : mais Jack NICHOLSON m'a toujours terrorisé. Je le rencontre de temps en temps, je l'ai rencontré. On ne voit le pas beaucoup, il ne traîne pas. Il n'est plus dans le mouvement. Je ne sais pas ce qu'il fait d'ailleurs. On ne l'a pas vu tourner, mais quand il m'a regardé j'étais complètement intimidée. Et maintenant qu'on me dit que je suis intimidante avec ça, quelques fois j'essaie de regarder autre part. Au cas où je suis en train d'intimider quelqu'un.

    Non. Non, vous ne nous intimidez pas. 

    (langue étrangère)

    Regardez la caméra. Et là, vous n'intimidez pas ceux qui nous écoutent, qui vous aiment. Merci beaucoup Jacqueline.

    Merci, merci.

    C'est un plaisir, ici, de vous rencontrer.

    (langue étrangère)

    Présidente du jury du festival du film francophone.

    Merci.

    Revenez vite. Ne restez pas aux États-Unis, revenez plus souvent. 

    Si on me demande.

    Eh bien, on vous demande. 

    Oui, j'ai quelques petites invitations.

    Merci

    (langue étrangère), merci. 

    (langue étrangère)

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