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  • L'invité

    Boulevard des Airs

    Invités : Boulevard des Airs

    Le duo de tous les records a enflammé la grande scène des Francofolies avec son mélange de pop, de chanson française et d'électro qui a fait de lui l'un des groupes phares de la scène francophone. Un concert mémorable.

    Présentation : Patrick Simonin. Émission enregistrée aux Francofolies de La Rochelle 2019.

    Transcription

    J'ai peur que tu t'envoles Avec nous !

    Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi devenir vieux Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi faire au mieux Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi devenir vieux Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi faire au mieux Plus fort !

    Et voici BDA. Bonjour, BDA ! Salut ! Bonjour !

    C'est Boulevard des airs, à la Rochelle, ici, dans un décor de malade. Et une scène, la scène Sain (...)

    J'ai peur que tu t'envoles Avec nous !

    Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi devenir vieux Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi faire au mieux Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi devenir vieux Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi faire au mieux Plus fort !

    Et voici BDA. Bonjour, BDA ! Salut ! Bonjour !

    C'est Boulevard des airs, à la Rochelle, ici, dans un décor de malade. Et une scène, la scène Saint-Jean d'Acre, scène Foulquier, qui vous attend ! Qui nous attend, ouais. Il y a du monde. J'espère.



    En tout cas, les gens ont l'air d'avoir répondu présents, puisque c'est complet depuis un moment. Comme on se disait tout à l'heure en off, c'est la deuxième fois pour nous sur cette grande scène. Cette fois-ci, à 21h30. C'est un rendez-vous qui sera, à mon avis, inoubliable.

    Ce qui est marrant, c'est que vous aviez commencé sur les petites scènes…

    Tout à fait. De l'autre côté. Il y a quatre, cinq ans, je crois. Là, derrière. 

    Après, on est revenu ici vers 19 heures. Et nous voilà, ce soir, à 21h30.

    C'est la progression un peu logique. Et toujours Soprano derrière… C'est vrai, tu as toujours Sopra qui nous suit. Il faut le rattraper, Soprano. 

    Il tient bon. Pas mauvais.

    Je me dis que toi aussi, d'ailleurs, en fait. Je me dis que toi aussi tu peux faire de la musique et réussir. D'ailleurs, c'est un bon titre de chanson, ça, non ? 

    "Je me dis que toi aussi". 

    Écoute, je suis ravi que tu le dises parce que c'est un titre plutôt long, et donc ce n'est pas évident, parce que souvent dans un titre, on veut quelque chose de très court et très bref. Mais il résumait tout pour nous ce titre, il résumait toutes les paroles de tous nos albums. On n'est pas seuls, ni vous ni nous, et on est tous semblables. Ça résumait bien tout ça. 

    Florent, pareil ?  Oui. Je ne vois pas ce que je peux ajouter de plus, puisqu'il répond tellement bien aux questions que… Même moi j'en apprends tous les jours, quand je l'écoute. 

    Je me dis que moi aussi, tiens. On écoute, c'est Boulevard des airs. Sous le ciel immense et sous mes draps Sur les bords de mer je pense à toi Quand je pleure pleure et quand je ris Je me dis, me dis que toi aussi Sous le ciel immense et sous mes draps Sur les bords de mer je pense à toi Quand je pleure pleure et quand je ris Je me dis, me dis que toi aussi

    Tout le monde ! Jusqu'en haut !



    "Je me dis que toi aussi", mais je me dis aussi quel parcours ! Parce que c'est une aventure. Ça a commencé comment, d'ailleurs ? Ça a commencé en 2004.

    Un groupe de copains à l'époque du lycée. On se retrouve, je ne sais plus lors, lors d'une récréation, rentrée scolaire. Et puis, voilà. "Je fais de la musique." "Ah bon, moi aussi." "Je me dis que toi aussi", voilà. Et puis, on fait un petit groupe. On joue de temps en temps, deux fois par an. Et après, c'était deux fois par mois. Puis, deux fois par semaine. Et puis, aujourd'hui, on joue énormément. C'est une bande de potes qui ne s'est jamais séparée, qui a gravi les échelons comme ça, les uns après les autres, tranquillement. Ça fait quand même 15 ans, déjà, l'air de rien, même si on est encore jeune. Ça a mis du temps. On aurait aimé que ça aille plus vite, mais c'est toujours pareil de l'intérieur. Et puis voilà, un premier album en 2011. Et puis deux, trois. Et puis aujourd'hui, on vient défendre ici le quatrième album. Et on est ravi, comme disait Sylvain, de refouler les planches cette grande scène.

    Il y a un duo incroyable avec Vianney.

    "Allez reste". Tout à fait. C'est de l'amitié, c'est le duo de l'amitié, aussi.

    Ouais, carrément. C'est vraiment naturellement que tout cela s'est fait, puisque Vianney on le connaissait, personne ne le connaissait, en tout cas dans le monde de la musique. Il arrivait avec sa guitare et ses belles chansons, et personne ne pensait que cinq ans après seulement, il remplirait Bercy. Voilà, on a suivi de très près ce parcours magnifique. Et durant ces cinq ans, on a passé beaucoup de temps avec lui, en dehors de la musique aussi, il n'y a pas que ça qui nous rassemblait. Il y a plein de choses : les valeurs, l'humour, l'amitié quoi. Quand on lui a fait écouter quelques titres, il a eu un coup de cœur pour ce titre qui s'appelait déjà "Allez reste". On lui avait évidemment proposé, et on a gravé sur un album cette amitié. 

    On va voir, en même temps qu'on parle, les images de ce clip. Il vient avec sa guitare, évidemment. Évidemment Quelque chose de très naturel. Comme nous, je pense, j'espère. Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi devenir vieux Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi faire au mieux Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi devenir vieux Allez reste, allez reste encore un peu  Toi et moi faire au mieux Les chansons racontent aussi la vie, des choses qui peuvent paraître simples et qui sont très profondes en réalité.  Complètement. Je pense que ce sont les chansons qui arrivent à transmettre quelque chose dans ce sens-là. Ce sont celles qui transperceront le plus le cœur des gens.

    Parce que les choses de la vie, ça concerne tout le monde. Cette chanson, elle a plusieurs lectures. C'est vrai qu'on peut parler des souvenirs comme ça que l'on oublie au fur à mesure, on peut aussi y voir une lecture d'une personne qui demanderait à sa mémoire qu'elle ne s'éloigne pas trop vite, ou qu'elle ne parte pas trop vite, en parlant de la maladie d'Alzheimer. Moi, j'ai un grand-père qui est décédé de cette maladie-là. Et c'est vrai que cette chanson a écrite à ce moment-là. Ça a une résonance particulière pour les gens. Ça sera aux personnes de s'approprier comme il le souhaite cette chanson-là. Mais c'est vrai qu'elle fait écho chez beaucoup de monde, et tant mieux.

    Ça veut dire "Allez reste, reste là, vraiment, profitez de la vie". Il y en a une autre que j'adore, c'est "Tout le temps". On se dit que c'est une chanson d'amour. Ouais, clairement. C'est une chanson drôle.  C'est une déclaration d'amour drôle, comme tu dis. C'est assez rigolo. C'est assez cocasse en tout cas d'utiliser des mots…  "Tu es mon point G, tu es mon kiri…" C'est ça. "Mon petit cœur, mon carglass qui répare…" Tous ces mots qui n'ont aucun sens poétique pris de manière isolée, et qui dans un ensemble forment un poème, une déclaration d'amour moderne. Moderne puisqu'on est envahi, entouré en permanence de publicité, de slogans, de marques. Et quand on ne sait pas quoi dire pour déclarer sa flamme à quelqu'un, on va capter ce qu'il y a autour de nous.

    Et voilà. Les kiris, l'Hépar, toutes ces marques. 

    Pour dire, au final : "Même si le temps passe, je t'aime autant."  Exactement. C'est la plus belle des déclarations. C'est vrai que c'est pas mal.

    Moi, je dis que si vous avez un besoin d'aspiration, de phrases, de mots, pour séduire : vous écoutez Boulevard des airs. On va regarder le clip.

    T'es ma béquille, mon carglass qui répare T'es mon atèle, mon calmant, mon Hépar T'es mon futur qui tuera mes ex T'es ma stature, mon Viagra, ma Contrex T'es mon bingo, mon kéno, mon loto T'es mon point G, mon point P, mon poto Ma vache qui rit quand je suis en pleurs T'es mon kiri, mon petit cœur Tout l'temps, tout l'temps, si le temps passe je t'aime autant Tout l'temps, tout l'temps, si le temps passe je t'aime autant Tout l'temps, tout l'temps

    C'est le moment de se quitter, on a une petite tradition. Si on avait la possibilité magique d'appuyer sur un bouton et d'entendre quelqu'un, qu'est-ce que vous auriez envie d'entendre ? Qu'est-ce que vous aimez ? Un chanteur, une chanson, pour se dire au revoir ?

    En arrivant tout à l'heure, on se fait une réflexion sur une photo de Patrick Bruel qu'on voyait. 

    Et on se demandait même si on était né lorsque cette photo a été prise. Carrément ? Ça ne le rajeunit pas.

     C'était en 1987 ou 1988, il me semble. Soit on était là, soit on était presque… Bientôt là

    Oui, bientôt là. Peut-être qu'on pourrait s'écouter un petit truc de Patrick. 

    Il est toujours là, d'ailleurs. Il est là demain. Toujours, oui. On écouterait quoi de Bruel, tiens ? 

    On écouterait "Casser la voix" puisqu'il finit son concert avec celle-là, et qu'il paraît qu'il a écrit quelques bouts, en tout cas, par ici à la Rochelle. Comme un clin d'œil pour Patrick.

    C'est le choix de Boulevard des airs : Patrick Bruel pour se dire au revoir. Merci à tous les deux. Merci à vous. Merci. Casser la voix

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    00:08:15
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