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  • L'invité

    Roni Alter

    Invitée : Roni Alter, musicienne israélienne

    La chanteuse israélienne Roni Alter est l'une des révélations des Francofolies de La Rochelle avec sa pop intime, raffinée et élégante où elle évoque des sujets forts, comme le harcèlement sexuel dont elle a été victime dans son enfance. Une voix profonde et inoubliable. 

    Présentation : Patrick Simonin. Émission enregistrée aux Francofolies de La Rochelle 2019.

    Transcription

    Bonjour, salut Roni !

    Bonjour, ça va ? Whaouh ! Quel bonheur d'être là et là, on a la plus belle lumière. Ouais, c'est vrai. On n'a jamais de lumière comme ça. C'est spécial ici à La Rochelle. Il y a les paysages. C'est incroyable, c'est comme chez moi. Comme en Israël ? Oui, comme à Tel-Aviv. Elle est belle, belle lumière à Tel-Aviv. Très chaud, mais oui.  Très chaud. Mais on est heureux que vous ayez finalement quitté Tel-Aviv pour venir à Paris il y a quelques années, Roni Alter (...)

    Bonjour, salut Roni !

    Bonjour, ça va ? Whaouh ! Quel bonheur d'être là et là, on a la plus belle lumière. Ouais, c'est vrai. On n'a jamais de lumière comme ça. C'est spécial ici à La Rochelle. Il y a les paysages. C'est incroyable, c'est comme chez moi. Comme en Israël ? Oui, comme à Tel-Aviv. Elle est belle, belle lumière à Tel-Aviv. Très chaud, mais oui.  Très chaud. Mais on est heureux que vous ayez finalement quitté Tel-Aviv pour venir à Paris il y a quelques années, Roni Alter. Moi aussi. Ouais, qu'est-ce qui vous a poussé finalement à vous retrouver là et on en est très heureux ? 

    Ouais, mais Paris, c'est une ville que je connais très bien et depuis toujours, parce que ma sœur, elle habitait là-bas il y a trente ans. Je connais très bien la ville et je l'ai adoré et on est venu juste six mois à l'origine, mais c'est ouais… Et là, ça fait presque huit ans Huit ans, et ça continue, mais là, quel succès et puis évidemment, ici, le public des Francofolies de La Rochelle va vous applaudir parce que finalement, il y a quelque chose qui se passe entre vous et le public ici.

    Ouais, français. Oui.

    J'adore le public français, en fait, ils sont très très polis comme les Français. Pour moi, c'est un truc mais… c'est différent parce qu'en Israël, je connais déjà le public, j'ai eu une carrière là-bas pendant quinze ans ; alors j'ai vraiment commencé de zéro ici, mais ça a été intéressant et je suis très contente d'avoir essayé ce truc-là. 

    On va parler évidemment de cette chanson qui s'appelle (langue étrangère). C'est un sujet très particulier. Le clip que vous allez voir va vous en dire davantage. On est ravi de vous avoir. Ecoutez cette voie, c'est Roni Alter. (langue étrangère). Roni, là, on voyait les images de ce clip très personnel. Qu'est-ce qu'on peut dire, parce que ça raconte des choses que vous avez vécu vous même ? 

    C'est une histoire vraie et c'était comme un monologue qu'il fallait que je sorte de moi et une nuit j'étais chez moi et c'était comme vraiment une (langue étrangère) plus forte que moi et j'ai pris ma guitare et j'ai joué la chansons immédiatement : paroles et musique, vraiment comme si ce n'était pas moi qui ai écrit. Ça parle du harcèlement sexuel… Ouais. 

    D'une petite fille. Oui Et on voit cette voiture effrayante quelque part avec cette personne qui est à l'intérieur et on vous voit vous.  Ouais.

    Se souvenir finalement de ce que l'on a pu vivre. Dans la vidéo, je suis comme la mère de cette vie, mais la vérité, moi, j'ai été cette fille et on a essayé de faire vraiment la plus proche de ma mémoire. Alors cette vidéo est presque l'histoire que j'ai (langue étrangère). C'est de dire aussi qu'on peut chanter ça aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'il a eu (langue étrangère), parce qu'il y a eu tout ça et qu'aujourd'hui la parole se libère.

    Je pense que c'est aussi à cause de (langue étrangère) qui m'a poussé d'écrire des paroles comme ça et qu'il y a beaucoup de femmes… (langue étrangère) femmes qui parlent de ça et elle sont pas (langue étrangère). Je pense que c'est à cause de ça que j'ai eu le courage de parler de ça. C'est un courage aussi qui peut aider d'autres femmes, aider, y compris d'ailleurs à changer le regard. Oui aussi,  ça m'a aussi beaucoup aidé parce que c'est vraiment une thérapie pour moi, écrire des chansons. Alors cette chanson… Ouais. Spécifique, personnelle Elle est incroyable, elle est tellement touchante. Alors je disais, votre voix est absolument phénoménal parce que… Oh là là ! Il y a un truc, il y a quelque en vous, on sent ça vient de là quoi. Ouais ! Ça vient depuis toujours, ce désir, ce besoin de chanter.

    Ouais ! Ouais ! C'est vraiment ça. Je pense que je je chantais avant parlait, alors je pense que c'était pour moi le truc le plus naturel : Chanter. Et j'essaye toujours de rester honnête avec ma voix et avec mes paroles et avec la musique. Je suis contente qu'on le voit ça. Ouais, (langue étrangère), pourquoi (langue étrangère) ?.

    Pourquoi pas ? C'est vrai qu'on besoin… S'il y a quelqu'un qui peut (langue étrangère)… C'est un cri : Sauvez-moi, sauvez-moi.

    Sauvez-moi.

    C'est une chanson aussi très personnelle, ça parle de ma mère en fait. Tout cet album est très personnel. C'est un album que je pense que je ne peux pas écrire à Tel-Aviv, en Israël. C'est à cause de ma distance d'Israël, de mes racines, de ma maison que je peux écrire des paroles comme ça, qui ne sont pas facile et je n'ai jamais parlé avec ma mère de cette chanson. Elle a entendu la première fois quand elle a reçu l'album, mais aussi pour nous, c'était une vraie thérapie. Et maintenant, ce n'est pas aussi…  Ce n'est pas encore réussi, on n'est pas très proche, mais ça aidait déjà, l'art. Presque comme un gospel, un chant : (langue étrangère), Roni Alter. Ecoutez bien. (langue étrangère).

    (langue étrangère), sauvez-moi, oui.

    Sauvez-moi, si vous pouvez. J'ai lu des papiers, j'ai lu, il y en a qui disaient, on pense à (langue étrangère), on pense à cette espèce de complainte comme ça qui vient du très fond dans votre façon de chanter vos sentiments. Pour moi, j'ai commencé à chanter en classique quand j'avais 8 ans dans une chorale et après au lycée, j'ai décidé de changer de chemin et j'ai commencé à chanter du jazz et c'est pour cette raison que Billie Holiday et Ella Fitzgerald sont vraiment dans moi et j'adore ces très grandes chanteuses et les standards que je connais par cœur et je pense que dans ma musique, il y a toute mon histoire, il y a le classique, il y a le jazz, aussi le folk évidemment que j'ai écouté chez moi et depuis toujours.

    L'inspiration, elle vient d'où Roni. Elle vient de… comme ça ? La mer. La mer, les voyages. Oui ça, les voyages.

    Ma famille, les problèmes que j'ai, les bons moments, de tout. La musique, l'art en général et le bon film, mais j'essaye de bien me concentrer quand je vois quelque chose de beau ou pas beau, ou les deux. J'essaye d'avoir de l'inspiration même en moments difficiles.

    Vous avez dit dans une interview : "La musique est une compagne, je vis avec elle". Ouais ! On a rarement entendu quelques déclarations d'amour pareil.

    Mais ouais ! Mon père, il a joué pour nous depuis notre… on était très très petit. Il a écrit des chansons spécialement pour nous. On a chanté ensemble, mais pour moi la maison était tout le temps avec la musique, avec l'art en général, c'était ma vie.

    Si pour se quitter on avait la possibilité magique d'entendre quelqu'un qui chante une chanson quelque chose, qu'est-ce que vous aimeriez entendre là ? 

    Toujours Blackbird des Beatles, je pense. Blackbird des Beatles ? 

    Toujours. Toujours ! Ouais, c'est vrai. On y va alors ! Ma chanson préférée, je pense. Eh ben, on se quitte avec. C'était Roni Alter ici aux Francofolies de La Rochelle. Merci Roni. Merci à vous. (langue étrangère).  Le premier duo Roni Alter, Paul McCartney. Ouh ! J'espère. Paul, (langue étrangère).

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    00:08:29
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