Ouvrir Menu
TV5MONDE+
Profitez de votre espace

Pas encore inscrit ?

Créez vos alertes selon vos préférences, partagez voc contenus favoris, et accédez à vos recommandations personnalisées

  • Ce programme n'est malheureusement pas disponible pour votre zone géographique.
    Découvrez d'autres programmes disponibles dans les recommandations ci-dessous.
  • L'invité

    Gérard Pont, Renan Luce

    Invités : Gérard Pont, directeur des Francofolies de La Rochelle ; Renan Luce, auteur-compositeur-interprète français.

    Alors que la 35e édition des Francofolies de La Rochelle, en partenariat avec TV5MONDE, s'est achevée en apothéose dimanche 14 juillet, retour sur l'un des plus grands festivals de la scène francophone avec son directeur Gérard Pont et le chanteur Renan Luce, qui fut l'une des révélations en 2006. L'artiste revient avec un quatrième album éponyme.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de La Rochelle.


    Transcription

    Moi, quand je vois Gérard Pont, patron des Francofolies, je suis corporate, vous avez vu la casquette. Mais Gérard, je voudrais quand même que tu essayes cette casquette, voir comment ça te va. Je sais porter le chapeau, mais pas la casquette.

    Patron des Francofolies. Et à côté, c'est Renan Luce. Bonjour.

    Bonjour a tous les deux. Lui, c'est un coup de cœur, Gérard ? Depuis très longtemps, parce que je me souviens, quand il commençait, il y avait un prix du (faire), qu (...)

    Moi, quand je vois Gérard Pont, patron des Francofolies, je suis corporate, vous avez vu la casquette. Mais Gérard, je voudrais quand même que tu essayes cette casquette, voir comment ça te va. Je sais porter le chapeau, mais pas la casquette.

    Patron des Francofolies. Et à côté, c'est Renan Luce. Bonjour.

    Bonjour a tous les deux. Lui, c'est un coup de cœur, Gérard ? Depuis très longtemps, parce que je me souviens, quand il commençait, il y avait un prix du (faire), quelque chose comme ça. J'avais choisi Renan Luce comme l'artiste que je parrainais. Il y a au moins 15 ans. C'est ça, il y a 15 ans. Je suis resté fidèle à Renan Luce. Et je suis vraiment heureux qu'il soit là cette année avec nous, parce qu'il a fait un album sublime, sublime, sublime. J'ai vraiment hâte de voir ça sur scène. Je crois que c'est vraiment un grand orchestre. Il y a d'autres points communs, c'est qu'il est de Morlaix.

    Moi, je suis de Brest. Là, c'est de la connivence. Ça joue toujours un peu.

    Renan, jouer ici, il y a un truc particulier d'être là et de jouer ici aux Francos ?

    Pour moi, c'est vraiment le festival de mes débuts. Une des toutes premières dates que j'ai faite, en groupe tout simplement, avant même la sortie de mon premier album, c'était ici dans la salle Bleue. La même année, on avait eu la gentillesse de m'accepter tout seul, guitare-voix, un changement de plateau sur la grande scène. Et depuis, à chaque album, je suis revenue, souvent d'ailleurs pour faire le premier concert de ma tournée ; ce qui sera le cas demain ici. C'était juste avant Stromae, la dernière fois, non ?  Oui, c'est vrai, c'était juste à côté. Énorme. C'était au début. Je dis ça, parce que ça serait un beau titre de chanson "Au début". Je note. Je ne suis pas parolier. Je suis bavard, mais pas parolier.

    Regardez "Au début". Pour le coup, un orchestre incroyable. Renan Luce. Est-ce qu'on peut reprendre au début ? Re-boire le vin que l'on avait bu ? Moi j'aimerais que l'on se rendorme Dans un lit à mémoire de forme Et que l'on se réveille pareil

    Referais-tu ce baiser volé autant qu'offert ? Je vous pose la question parce que c'est… C'est une question que je pose, mais je n'apporte pas la réponse.

    C'est dans la chanson.

    Effectivement. Mais je pose beaucoup de questions dans cet album. J'ai été traversé par beaucoup de… C'est un album très personnel, ce sont des chansons touchantes, intimes quelque part.

    Oui, c'est le fruit des émotions de ces dernières années, teintées d'une rupture amoureuse qui m'a fortement inspiré au point de recouvrir un peu toute la thématique de l'album, dans des angles assez variés. Parce que ce genre d'émotions, c'est une émotion vivante qui fluctue avec le temps, donc j'en ai un peu fait le tour dans ce disque.

    On remercie cette fille quand même, c'est ça. Une rupture, ça inspire. Il y a beaucoup d'artistes qui disent qu'effectivement les ruptures sont beaucoup plus intéressantes au niveau de la création et de la créativité que les histoires d'amour. C'est vrai, je confirme.

    Gérard, la créativité ici, en disait Renan, mais chaque année il y a des découvertes, chaque année il y a ceux qui vont devenir ensuite les vedettes dans d'autres festivals.

    Oui, je suis assez content de ça parce que les journalistes, je suis content qu'ils soient là, mais souvent on dit : "C'est la même programmation partout." D'abord, aujourd'hui il y a beaucoup de festivals. Avant, il y avait un ou deux festivals en France. Les gens traversaient toute la France pour aller voir des concerts parce qu'il n'y en n'avait pas. Maintenant, quand on habite à La Rochelle, on n'est pas obligé de se déplacer à Carhaix ou à Belfort. Donc ça me semble normal que le public d'ici ait le droit de voir les artistes qui passent aussi à 600 km. C'est la première chose. Deuxième chose : j'étais assez content parce qu'il y a eu un espèce de hit parade des artistes qui passaient le plus dans les festivals. Tous ces artistes-là étaient là l'an dernier, donc si vous voulez voir ceux qui sont têtes d'affiche l'année prochaine… Suzane était là, Hoshi était là, Clara Luciani, Jeanne Added, Angèle. Ils étaient là l'an dernier, et ils ont une tête d'affiche étonnante. Ce qui est intéressant par contre, c'est que c'est une scène féminine. Excuse-moi, Renan, mais c'est… C'est un grand plaisir.

    Il y a vraiment une prise de la scène par les femmes qui est assez remarquable. Et c'est vrai que cette année, il y a plein d'artistes que plein de gens ne connaissent pas, et qui demain seront têtes d'affiche… C'était le cas de Renan, au début.  Quand on arrive, Renan, ici la première fois, personne ne te connaît. Il faut se frotter au public. Mais il y a une bienveillance, il y a quelque chose ici qui se passe.

    Oui, il y a évidemment ce brassage qui fait qu'il y a plein de gens représentés, qui est assez magique, et qui donne un public aussi plein de curiosité, qui vient, pas pionner, mais dans le joli sens du terme, un peu butiner un peu partout. Et c'est évidemment très agréable de se frotter à ce public-là, qui n'est pas forcément le sien. Il y a évidemment des rencontres aussi entre artistes qui donnent lieu à des amitiés. C'est la magie du festival. il y a une chanson qui s'appelle "On s'habitue à tout", sur l'album de Renan. On s'habitue à tout, mais on s'habitue aux pires choses, mais aux plus belles aussi. Mais finalement, c'est la vie, la vie se nourrit de ça. Les chansons d'aujourd'hui se nourrissent de ça.  Un chanteur s'appelait Henri Tachan. J'adore. Il avait une chose qui s'appelait "Mes habitures". Je trouvais que c'était une très, très jolie chanson parce qu'il y a aussi du bon dans les habitudes. Le rituel du petit déjeuner… Il y a un côté parfois ennuyeux de l'habitude, mais il y a aussi un côté fort des habitudes.

    On va voir, en même temps que l'on parle, les images de ce clip, Renan. Ça raconte la vie, finalement, les différentes étapes de la vie.

    Oui, cette chanson est un peu une description de la manière dont on regarde parfois le monde qui est un peu compliqué. On a tendance, un peu avec son téléphone, à passer d'une image à l'autre en zappant comme ça, tout à coup une image très légère d'un chat mignon, et puis un événement très tragique. On passe un peu de manière désinvolte. Cette chanson décrit un peu ça, et en parallèle avec cette question "est-ce qu'on s'habitue à la fin d'une histoire d'amour ?"  On arrive à tout dire dans une chanson, les plus profondes émotions. Ça dure trois minutes. C'est magique, Renan ?

    C'est un art du pointillé. On suggère quelque chose, mais le cœur de l'humain a cette faculté de prendre ce qu'on lui propose, et en même temps de le prendre à sa manière, donc d'y rajouter sa propre expérience. C'est ce qui fait aussi la richesse de la chanson. Ça fait écho à quelque chose en nous, et qu'on peut en plus partager. C'est un art du lien aussi que j'aime beaucoup. Ce que je trouve bien, c'est qu'on m'a souvent dit : "La chanson française est morte, on ne va plus écouter que les Anglo-Saxons." Elle n'est pas morte du tout : il n'y a qu'à voir le succès des Francofolies. Et surtout, elle se renouvelle aussi. Quand j'écoute Suzane, je suis épaté de son écriture, à quel point elle est en correspondance avec la société et avec ce qu'il se passe dans le monde, dans son monde. Même, Aya Nakamura, je trouve que c'est assez marrant de… marrant non, touchant de voir cette Malienne d'Aulnay-sous-Bois séduire 25 000 personnes avec un style, un langage, une écriture qui n'appartient qu'à elle. En tout cas, une autre génération que la mienne. C'est formidable. C'est formidable que la chanson française soit encore extrêmement vivante parce qu'elle est très différente de toutes les autres musiques.

    Merci beaucoup Gérard Pont, et Renan Luce qui va être sur la scène pour participer à ça. Il y a un mot qui résume tout, c'est la fête. C'est vrai. Foulquier disait : "J'ai trois amours : la chanson, la fête, et La Rochelle. Donc, je vais essayer de faire un festival de chanson à La Rochelle pour faire la fête." Je trouve que ça résume… C'est un contrat rempli.

    Je crois que le contrat est rempli. En tout cas, hier soir, pour moi, il était bien rempli. Merci beaucoup à tous les deux. On est content, TV5 Monde est partenaire des Francos, merci ! Merci.

    Voir plusmoins
    00:08:31
    Tous publics
    Tous publics