Ouvrir Menu
TV5MONDE+
Profitez de votre espace

Pas encore inscrit ?

Créez vos alertes selon vos préférences, partagez voc contenus favoris, et accédez à vos recommandations personnalisées

  • Ce programme n'est malheureusement pas disponible pour votre zone géographique.
    Découvrez d'autres programmes disponibles dans les recommandations ci-dessous.
  • L'invité

    Hervé

    Invité : Hervé, auteur-compositeur-interprète français.

    Le chanteur français Hervé, qui a grandi dans les pas d'Eddy de Pretto et de Clara Luciani, a réussi à se faire un prénom avec des titres inspirés de sa propre vie. Il rêvait de devenir footballeur, il chante aujourd'hui ses émotions dans les plus grands festivals. 

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le 53e Montreux Jazz Festival.

    Transcription

    Chaque année depuis 53 ans, c'est un artiste international de renom qui signe l'affiche du Montreux Jazz Festival. Là c'était Zep,  évidemment, le papa de Titeuf, qui est suisse. Cette année, eh bien la star, c'est Ignasi Montréal, c'est un artiste espagnol, il est d'ailleurs en pleine dédicace ici, au Montreux Jazz Festival. Ignasi, un mot en français pour tous ceux qui nous écoutent sur TV5 Monde. Bienvenue au Montreux Jazz Festival. On l'applaudit bien fort, Ignasi, c'est un formidable artist (...)

    Chaque année depuis 53 ans, c'est un artiste international de renom qui signe l'affiche du Montreux Jazz Festival. Là c'était Zep,  évidemment, le papa de Titeuf, qui est suisse. Cette année, eh bien la star, c'est Ignasi Montréal, c'est un artiste espagnol, il est d'ailleurs en pleine dédicace ici, au Montreux Jazz Festival. Ignasi, un mot en français pour tous ceux qui nous écoutent sur TV5 Monde. Bienvenue au Montreux Jazz Festival. On l'applaudit bien fort, Ignasi, c'est un formidable artiste. (langue étrangère)

    Bonjour Hervé.

    Salut. Ah, mais quel cadre ! Non mais vraiment ! On n'est pas trop mal, là. Oui oui oui, c'est bien. On ne peut pas mieux. Oui, c'est magnifique. Et puis alors derrière, il y a le lac Léman là, on ne le voit pas à l'image mais bon, il fait une chaleur de dingue. Et puis Hervé se produit au Montreux Jazz Festival, waouh ! Incroyable ! Ah bien pour moi, c'est fou quoi. J'ai vu des lives à la télé, j'ai vu des lives sur Internet depuis que je suis tout petit, Billie Holiday, Bill Evans, tous les plus grands, les concerts qui duraient quatre heures.

    Et Quincy Jones, qui va s'y produire

    Ohlala oui, c'est fou de jouer là. Sting. Sting oui. Oui la liste si tu commences, on ne va pas… Ah, on pourrait en ajouter pas mal et Hervé. Parce que c'est ça aussi, le Montreux Jazz Festival, c'est montrer comme ça des artistes qui créent, qui inventent, les artistes qui arrivent, qui bousculent la scène.

    Pour moi, c'était assez spécial de jouer là, pour moi, c'était un festival un peu puriste, très pointu. Et d'avoir une scène comme ça qui s'ouvre, je regardais un petit peu les noms qui s'ajoutaient au line up des différents jours et je me disais : "C'est bien aussi d'avoir une autre scène où nous…eh bien moi qui ne fait pas de jazz du tout, mais j'en viens. Oui, mais la musique vient toujours un peu du jazz parce que ta musique, tu es influencé. Oui, oui, ah complètement. Comment on pourrait d'ailleurs la définir, la musique d'Hervé ? C'est de la chanson électronique. Oui. C'est de la chanson française, que je produis dans ma chambre, c'est assez électronique. Mais je viens quand même de cette école-là : j'ai fait la Bill Evans Piano Jazz Academy un an, j'ai joué aux Oubliettes des Jam sessions quand j'avais 15/16 ans, avec mon grand frère. Oui. Voilà, je ne me sens pas chez moi, mais c'est un bonheur de jouer là. Allez, pour calmer le jeu, j'ai envie de dire : "Allez, Va piano". Oui. Un clip de Hervé. "Toujours sourire, toujours sourire,  Va piano, va piano, Va piano". Et voilà, le lac. La promesse est tenue, quand on est là. Oui, ça c'est bon il n'a pas disparu, c'est cool. Non, il n'a pas disparu. Les montagnes non plus, c'est magnifique. Alors je disais ": "Va piano"… Oui. Ça veut dire quoi, cette chanson ?

    Je ne sais pas. En fait, j'ai commencé à faire la production du titre, j'étais dans le salon chez un pote en train de travailler. Et en fait c'est venu,  j'avais des notes sur mon téléphone, comme ça et j'avais ce truc "toujours sourire, toujours sourire", une espèce de truc de mantra. "Toujours sourire, toujours sourire et serre les dents". "Serre les dents", oui. "Serre les dents". Oui, j'aimais bien en fait l'idée que dans le sourire, dans ce truc un peu forcé, un peu tendu, un peu comme ça et aussi ce truc de sourire pur et ce truc aussi de fête, oui. Oui. J'aimais bien cette idée-là et j'aimais bien les images. Oui oui, parce que "serre les dents", moi je pense à une autre chanson évidemment, c'était Mélancolie Football Club. Oui. Oui, oui oui. C'était dire ton rêve avait été d'être footballeur, ah, quand même, gamin. Oui. Tout petit. Oui oui oui. Non, il y a eu en tout cas un moment où j'ai beaucoup rêvé, oui. Mais comme beaucoup, comme d'autres ont rêvé de danse, de peinture, de photo, de beatbox, de break, peu importe. Il y a un moment - un moment de notre vie - où on passe beaucoup de temps à voyager à travers nos passions. Et moi, je voulais parler de ce moment-là où pour moi, c'était le football. Ce moment-là de rupture, où on passe à l'âge adulte et on nous dit : "Voilà, qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?…

    Ça ne sera pas le foot, mais alors là, c'est…oui. …quel bac, qu'est-ce que tu veux faire" ? Et en réalité c'est cet âge-là, 15/16 ans, où on bascule assez rapidement dans des choix, qu'on nous amène un peu de façon cruciale mais qu'en réalité, on peut tout à fait continuer à être nous-mêmes et à rêver de foot et tout et authentique). Oui. Allez, Mélancolie F.C. Yes, oui oui oui, c'était ça. Regardez.

    "Mélancolie, mélancolie, Mélancolie, mélancolie,  Mélancolie, mélancolie,

    Mélancolie, mélancolie,

    Mélancolie, mélancolie,

    Mélancolie, mélancolie,

    Mélancolie, mélancolie, Mélancolie, mélancolie"… Voilà "Mélancolie", tiens eh bien moi, ça me donne envie de boire un verre, la mélancolie tiens, Hervé. Yes, santé. Mélancolie F.C, c'est Hervé. C'est quoi en fait ? Mélanger les drops et la variété française, c'est un peu ça le…

    Exactement. …la musique ? En fait c'était un peu le rêve, j'ai réalisé des fantasmes, musique électronique que j'ai beaucoup écoutée. Et je suis sorti beaucoup, j'ai beaucoup écouté, ça m'a vachement influencé, de Daft Punk à Justice, toute la French touch. Mais à la maison, on écoutait quand même beaucoup de chansons. Oui quoi, par exemple ? Donc il y avait beaucoup Higelin, beaucoup Bashung, Higelin, Ferré, Ferrat, Lavilliers, enfin tous les gars un peu comme… Bashung encore plus que les autres, je crois savoir. Oui, un peu. Il adore Bashung, Hervé. Soit c'est moi, soit ma mère l'écoutait beaucoup oui, mon père aussi, ça a été une des figures pour moi très forte. Fantaisie militaire, des choses comme ça, non ?

    Oui, Fantaisie militaire. Tu as fait la première partie de de Pretto… Oui, Eddy, oui. …de Juliette Armanet… Oui. Oui, on en a fait quelques-unes, eh bien oui, j'ai eu la chance qu'Eddy m'invite. Il m'a appelé en fin d'année dernière, il y a six mois de ça, il faisait ses Olympia, c'était une chance incroyable de rencontrer autant de gens, de pouvoir s'exprimer. C'est à la fois vertigineux, ça fait aussi peur que du bien. Oui. Ça fait du bien de se faire peur ? Oui, c'est ça. Mais je crois que c'est un peu toujours ça, la scène mais là, ça l'était particulièrement. Tu arrives, il y a 5,000/6,000 personnes,  7,000, c'est n'importe quoi, personne ne te connaît, tu montes, tu proposes et puis voilà. Merci Hervé. Avec grand plaisir. On va tenter un truc, tiens, je vais tromper tous nos caméramen et women qui sont là, on va aller regarder la vue, viens. Oui, à fond, grand plaisir, oui oui.

    Regarde, tu vois ?

    Et  là, c'est l'occasion de saluer Farah, qui fait les images pour nous, pendant tout ce Montreux Jazz Festival, toute l'équipe aussi, de les remercier, vraiment formidable équipe ici. Et puis de dire : "Voilà, on y est là". Oui, c'est magnifique, sublime, sublime endroit. Voilà. On vous dit : "Chapeau à tous", n'oubliez pas, c'est Hervé. Yes, merci beaucoup, merci. Merci Hervé. Merci.

    Voir plusmoins
    00:08:29
    Tous publics
    Tous publics