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  • L'invité

    Sandor

    Invitée : Sandor, autrice-compositrice-interprète suisse.

    Avec sa pop intimiste et irrésistible, Sandor est la révélation de la chanson francophone. Elle chante sa liberté et la liberté de toutes les femmes.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis le 53e Montreux Jazz Festival.

    Transcription

    On est à quelques minutes de monter sur scène. Tu vas bien ? Très bien.

    C'est une scène incroyable. Oui, regarde le cadre. Tu es prêt ou tu n'es pas prêt ? On n'est pas prêt. Chanter devant le lac ici, pour une première à Montreux. Tu sais que c'est la première scène sur l'eau. Je vais inaugurer cette première scène sur l'eau. Je suis très fier. Je suis très touchée d'avoir été invité pour ce premier concert. Génial. Le public est là, il attend. Broken Back est sur scène, une grand (...)

    On est à quelques minutes de monter sur scène. Tu vas bien ? Très bien.

    C'est une scène incroyable. Oui, regarde le cadre. Tu es prêt ou tu n'es pas prêt ? On n'est pas prêt. Chanter devant le lac ici, pour une première à Montreux. Tu sais que c'est la première scène sur l'eau. Je vais inaugurer cette première scène sur l'eau. Je suis très fier. Je suis très touchée d'avoir été invité pour ce premier concert. Génial. Le public est là, il attend. Broken Back est sur scène, une grande première. Merci ! Merci beaucoup. 

    Le Montreux Jazz Festival a été créé en 1967. Depuis, c'est une véritable mine d'or d'archives qu'il faut conserver, digitaliser, rénover. Cela représente en tout 14 000 bandes, 11 000 heures de vidéos et plus de 100 000 photos. Aujourd'hui encore, la légende continue.

    Bonjour, Sandor ! Bonjour ! On est arrivé directement du Montreux Palace. C'est là que vous habitez, je crois. Exactement, la fenêtre ouverte là-haut.

    C'est surtout une fête d'être ici, au Montreux Jazz Festival. Ça fait quoi ?  C'est un peu comme toucher le Graal. Surtout quand on est Suisse.

    Quand on est de Lausanne, comme vous.

    Surtout. En plus ! Je ne sais pas si c'est surtout, d'autant plus que c'est quand même une fierté pour un artiste de jouer ici. Sandor, ce n'est pas votre nom. J'ai lu que vous aviez mis : "C'est une nouvelle naissance de s'appeler Sandor. J'ai laissé tomber celle que j'étais avant."  En fait, c'est presque ça.

    Je ne me suis presque pas trompé.

    Sandor, c'est plutôt mon monde intérieur. Je pense qu'on a tous un peu une dualité entre ce qu'on montre à l'extérieur, même ce qu'on est au quotidien, et le monde vraiment intérieur qui n'appartient qu'à nous, le monde intime. Et Sandor, c'est le baptême de ce monde intime, chez moi. Génial.



    En plus, il y a une chanson de circonstance puisque là, il fait 40 degrés, elle s'appelle "Rincer à l'eau". Plus sérieusement, on va parler de cette chanson. C'est Sandor, ici, à Montreux. En cas de contact avec la peau,  Rincer à l'eau, rincer à l'eau  En cas de projection dans les yeux  Frotter, frotter à deux 

    C'est torride, ce clip. 

    Voilà, avec une petite dose d'imagination…  

    J'ai lu Le Temps, ce magazine suisse bien connu, qui a écrit : "Sur son disque, chaque refrain est un refuge immédiat. On y pleure et on y fait l'amour."  

    Il y a une certaine sensualité, c'est vrai, dans ma musique, enfin je l'espère en tout cas. Je l'ai entendu dire. C'est vrai. Ça fait plaisir de le dire… On peut se livrer comme ça dans un disque, dans une musique ?

    À la base, quand j'ai composé mes chansons, je les ai faites seulement pour moi-même, je n'avais pas l'intention d'en faire une musique usage publique. Ce n'est pas une chose que j'avais décidé. Du coup, c'est pour ça que c'est resté très intime et très authentique, puisque c'est mon entourage qui m'a convaincue de le sortir pour de vrai, et de montrer ça au grand public.

    On a besoin de ça, au fond. Et on peut le faire qu'à travers des chansons ? C'est un bon moyen de le faire ?

    Je pense que c'est un bon moyen de le faire ça, oui. Les chansons, c'est vraiment l'idéal. D'abord, c'est un exutoire. Et en plus, après, il y a souvent des gens qui se reconnaissent dans tout ce qu'on a pu vivre, chacun de nous. On n'est pas finalement tous si différents. La musique, comment vous pouvez la qualifier, Sandor ?  Un peu music techno, house, electro-pop.

    C'est aussi de la chanson. Parce qu'il y a aussi du texte derrière qui compte. Pour moi, ça serait plus synthpop. Et la petit adrénaline quand on va sur scène ?

    Elle n'est pas petite. Elle est immense, l'adrénaline avant de monter sur scène. D'autant plus ce soir.  Je crois que le titre du disque, c'était "Je ne sais pas parler".  Exactement. On voit bien que non, vous savez parler, Santor.

     Sur scène, c'est plus délicat. Je suis un petit peu timide quand je dois parler entre les chansons, et c'est pour ça que j'ai écrit cette chanson. Il y en a une autre qui s'appelle "Au revoir", non. Ce n'est pas un vrai au revoir. Ce n'est pas une chanson pour finir le spectacle ?

    Ce n'est pas adressé à mon public, en tout cas.

    Elle est adressée à qui, celle-là.

    Elle adressée à quelqu'un, mais je ne peux pas le raconter à la télévision.

    On ne peut pas dire, on va juste regarder le clip : Sandor - "Au revoir".

    J'ai compris  Ce matin  Je ne veux plus  Te revoir  Au revoir 



    "Au revoir", c'était la chanson dont on vient de voir le clip. Là, on est dans un décor, avouez…

    Magnifique. C'est beau. Le lac Léman. Il fait, je le disais, très chaud. 

    Sandor, c'est un nom qui vous a été inspiré par une auteure hongroise travestie, si je comprends bien. Une auteure hongroise travestie, exactement, qui a vécu autour de 1850 en Hongrie, qu'on a d'abord forcée à se travestir, parce que la famille espérait un garçon. C'était des contes. Et elle a finalement souhaité s'inscrire à l'université en tant que garçon. Et voilà, elle est restée dans les annales en tant que conte de Sandor. Et elle a d'ailleurs été emprisonnée pour son travestissement. J'avais lu sa biographie quand j'étais adolescente, ça m'avait beaucoup marquée, beaucoup touchée. Je trouvais, en plus, au-delà de ça, l'esthétique du nom très belle. Comme je me suis pas mal reconnue dans ce personnage, voilà… C'est un symbole de liberté ? 

     Exactement, de privilèges accordés. C'est.

    C'est une belle leçon pour aujourd'hui. J'ai lu quelque part, vous chantez la bruine synthétique, vous parlez de votre disque. C'est vrai, il y a quelque chose… Il y a une mélancolie, il y a une douceur aussi.

    C'est une musique qui est très mélancolique. Je travaille beaucoup sur les harmonies, j'essaie de traduire les émotions en harmonie.

    C'est une musique qui fait chaud au cœur aussi, quelque part ?

    Je pense dans les textes. Il y a justement ce contraste entre le chaud et le froid, c'est-à-dire que les textes sont assez durs, assez froids, vraiment sans compromis on va dire. Et la musique, il y a une espèce de chaleur, une rondeur aussi.

    Tourmentée, mais en même temps qui fait du bien.

    Voilà, exactement. C'est ça ? J'espère. 

    Vous retenez son nom, elle s'appelle Sandor. C'est une révélation ici en Suisse. La presse est dithyrambique quand on parle de vous, Sandor. Et surtout, le Montreux Jazz Festival qui vous ouvre ses bras. Voilà. Comme le lac, là. C'est magnifique.  On vous attend sur c

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