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  • L'invité

    Nolwenn Leroy

    Invitée : Nolwenn Leroy, chanteuse française.

    Nolwenn Leroy fait son retour « Folk ». Un album où elle interprète des classiques de la chanson folk francophone, de Cabrel à Yves Simon, en passant par Jacques Higelin.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Des chansons qui font tellement du bien au coeur, bonjour Nolwenn Leroy. Bonjour. Ça s'appelle Folk, c'est le nouvel album. Ces treize chansons sont au cœur de la vie, une guitare, votre voix et on a l'impression d'une vérité, d'une sincérité totale. Mais je crois que c'est exactement la définition de ce qu'est une chanson folk. C'est le pouvoir de ces chansons que de réconforter, que d'être enregistré le plus simplement du monde et d'être à la fois intemporel, et cette sincérité, ce côté instan (...)

    Des chansons qui font tellement du bien au coeur, bonjour Nolwenn Leroy. Bonjour. Ça s'appelle Folk, c'est le nouvel album. Ces treize chansons sont au cœur de la vie, une guitare, votre voix et on a l'impression d'une vérité, d'une sincérité totale. Mais je crois que c'est exactement la définition de ce qu'est une chanson folk. C'est le pouvoir de ces chansons que de réconforter, que d'être enregistré le plus simplement du monde et d'être à la fois intemporel, et cette sincérité, ce côté instantané, ces mélodies et ces textes qui touchent les gens au coeur, je crois que c'est le pouvoir de ces chansons folks. On vous voit sur la pochette avec des fleurs. Ça ressemble à cette musique. C'est une musique qui sent bon. C'est une musique qui sent la nature. Pas n'importe quelles fleurs. Là en l'occurrence, mes fleurs de Bretagne, les hortensias, mais ça peut aussi être le géranium de Dick Annegarn que je chante sur cet album parce que justement, c'est ce qu'il me disait pendant l'enregistrement, cet album et la folk, ça ne doit pas sentir trop la rose. Ça doit sentir le géranium. C'est une fleur qui est jolie, le géranium, qui a de jolie couleur, mais une fleur simple qui ne sent pas super bon. La folk, c'est ça. On n'est pas dans la minauderie. On n'est pas dans quelque chose de très propret. C'est la musique des pionniers Américains. Il y a un côté très roots, très simple, mais simple beau, comme je le disais tout à l'heure. C'est vrai, d'où ce flower power entre hortensias et géraniums. Jacques Higelin chantait Je ne peux plus dire je t'aime. C'est beau de chanter Jacques Higelin aujourd'hui, Nolwenn. C'est beau mais ce n'est pas facile parce que c'est un artiste tellement à part et un personnage qui en faisait tellement encore avec son répertoire. C'est vrai que ce n'était pas une tâche simple que de reprendre Jacques Higelin. D'ailleurs, il n'est pas souvent repris. Cet hommage était important parce que c'est un artiste emblématique de ces années-là. Une de ses chansons se devait d'être sur l'album, mais c'était une grosse pression d'essayer d'être le plus juste possible dans cet hommage, le plus simple, le plus sincère et de servir cette oeuvre magnifique, ce chef d'oeuvre qu'est cette chanson.  C'est ce qui ouvre le disque, Je ne peux plus dire je t'aime, Nolwenn Leroy. Je ne peux plus dire je t'aime , ne me demande pas pourquoi. Je ne ressens ni joie ni peine, quand tes yeux se posent sur moi. Si la solitude te pèse, quand tu viens à passer par là. C'est presque chuchauté, mais c'est tellement beau, Nolwenn. 

    L'idée, c'était de murmurer à l'oreille du public le plus simplement du monde. C'est un album qui a été enregistré dans les conditions du live, vraiment comme à l'époque avec quelques musiciens fabuleux aux côtés de Clément Ducol qui a produit cet album et qui a donné ce son tout particulier. Quatre, cinq prises pour chaque chanson, ensemble, dans la même pièce et on garde le meilleur justement pour sublimer l'émotion, la sincérité, avoir ce côté chaleureux. C'est un vrai album de parti pris. On n'a rien lâché. On a été au bout, aussi bien dans le choix des chansons que dans le choix de cette façon d'enregistrer aussi. C'était très important. Et ça s'entend. So far away from L.A., notre ami Nicolas Peyrac. Qu'est-ce que ça fait du bien d'entendre chanter du Nicolas Peyrac. C'est une chanson dont on ne pouvait se passer parce qu'elle raconte le film de ces années-là, toute l'imagerie qu'elle véhicule, entre L.A., Frisco, Hollywood,  Caryl Chessman et Madame Polanski. Tout de suite, à l'écoute de cette chanson, on est dans le film de ces années-là. C'est une merveille. C'était vraiment un bonheur que de pouvoir faire redécouvrir ces chansons et cette chanson à tous ceux qui les ont aimés,  et les faire découvrir aussi à toute une nouvelle génération. C'était aussi l'idée de cet album,  de replonger dans tous ces souvenirs, toutes ces madeleines musicales pleines de nostalgie et de moments heureux. Ça fait toujours du bien de se replonger dans ses souvenirs. Il y a beaucoup de nostalgie sur cet album. So far away from L.A., Nicolas Peyrac par Nolwenn Leroy.

    So far away from L.A., so far ago from Frisco, I'm no one but a shadow, but a shadow, a shadow. C'est vrai que lorsque j'ai reçu les petits mots, certains d'Yves Duteil, de Dick Annegarn qui était dans le studio, de Nicolas Peyrac, lorsque j'ai su qu'ils étaient très heureux de ces versions, ça m'a fait vraiment chaud au cœur parce que la pression est quand même énorme. Regardez avec Dick Annegarn en studio. Ah ce qu'on est bien dans ce jardin, loin des engins. Pas besoin de sou, pour être bien, pas de besoin de vin, pour être soûl. Qu'est-ce que c'est beau, Nolwenn. Vous vous êtes fait plaisir et vous nous faites plaisir. 

    Je me fais plaisir à travers ces projets parenthèses comme on aime à les appeler. Souvent, ce sont des parenthèses qui prennent un peu plus de place que prévu. Ça a été le cas de Bretonne. C'est la deuxième fois que j'enregistre un album où je reprends les chansons des autres. C'est vraiment enrichissant et rafraîchissant que de pouvoir replonger dans le répertoire, à la fois travailler sur des chansons qui sont cohérentes et qui ont un sens par rapport à mon écriture, à ce que j'ai fait avant et à ce que je ferai après. Et là; je suis déjà en train de penser à la suite.

    C'est une façon aussi de dire quelle belle chanson dans le répertoire français et dans le répertoire francophone. Bien sûr. C'est important d'être encore une fois comme je le disais précédemment, de se voir un peu comme un passeur et de continuer de chanter ces chansons parce que lorsqu'une chanson n'est plus chantée, elle est morte et il n'y a rien de pire pour des chansons aussi magnifiques. J'ai adoré travailler sur cet album et sur ce répertoire. C'était vraiment une période très riche pour la musique en France et même globalement, toutes ces années 70. Je crois que j'aurai bien aimé vivre dans cette période-là. Il y a quelqu'un qu'on n'a pas évoqué, c'est Nino Ferrer. Il y La Rua Madureira. Elle dit quoi cette chanson ? Cette chanson est poignante. Elle n'est pas très gaie. Cette chanson, c'est son histoire. Il tombe amoureux d'une femme, une histoire d'amour là-bas au Brésil, à Rio, de cette femme qu'il laisse à la sortie, à l'aéroport. Elle rentre dans cet avion, cet avion qui n'arrivera jamais à destination, cet avion qui s'écrase. C'est terrible, cette chanson. La chanson raconte Rio. La chanson raconte Rio aussi. C'est une magnifique bossa. Au-delà de ça, Nino Ferrer, c'est un artiste emblématique de cette époque. On entend souvent les mêmes chansons dans les médias. C'est vrai que celle-ci est un peu moins mise en avant. C'était vraiment un plaisir de la chanter. 

    Merci beaucoup, Nolwenn Leroy. Ce disque s'appelle Folk. C'est treize plaisirs à emporter avec soi, bien au chaud. Ce sont des chansons qui font du bien. C'est un album de saison qui réconforte et qui fait du bien au coeur et à l'âme. C'est vraiment le pouvoir de ces chansons et on en a bien besoin de ces chansons pour affronter, ces chansons du passé. Parfois, on arrive mieux à affronter le présent en se replongeant justement dans ces madeleines du passé. Merci beaucoup Nolwenn. Merci d'avoir été notre invitée aujourd'hui. 

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    00:08:22
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