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  • L'invité

    Gad Elmaleh

    Invité : Gad Elmaleh, humoriste, acteur et réalisateur.

    Pour la première fois, Gad Elmaleh est le personnage central d'une série où il joue son propre rôle. « Huge en France » arrive sur Netflix et c'est un nouveau défi pour l'humoriste français.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Il est Huge… Gad Elmaleh, incroyable Gad. Toujours un nouveau défi et voici maintenant la série Netflix. Mais incroyable parce qu’en plus, dans cette série, un personnage qui vous ressemble énormément… C'est moi. Je viens de me rendre compte, pour la première fois, qu'ils avaient mis "Huge en France". Ils ont changé même le titre de… en français non traduit. Alors, c’est "Huge in France", mais c'est "Huge en France", c’est Big en France, mais ils auraient pu mettre Grand en France. Donc ils n’on (...)

    Il est Huge… Gad Elmaleh, incroyable Gad. Toujours un nouveau défi et voici maintenant la série Netflix. Mais incroyable parce qu’en plus, dans cette série, un personnage qui vous ressemble énormément… C'est moi. Je viens de me rendre compte, pour la première fois, qu'ils avaient mis "Huge en France". Ils ont changé même le titre de… en français non traduit. Alors, c’est "Huge in France", mais c'est "Huge en France", c’est Big en France, mais ils auraient pu mettre Grand en France. Donc ils n’ont pas tout traduit. Je ne sais pas, je n'ai pas bien compris. C’est-à-dire… ? Toujours est-il que le message, c'est que Big en France, ce qui implique pour les Américains, avec beaucoup d'ironie et de plaisir pour eux, que pas Big du tout là-bas. Pas du tout ! Non, pas du tout ! Parce qu’à Hollywood, c'est une autre histoire, c’est écrit à l’affiche… Je peux vous le confirmer, oui. C'est une autre histoire et c'est de ça que parle la série. C'est mon voyage, cette aventure, cette parenthèse dingue avec ce challenge que je me suis posé d'aller aux États-Unis et pendant lequel il m'est arrivé plein de choses. J'ai accumulé beaucoup d'anecdotes, d'aventures que j'ai racontées à mes réalisateurs, Jarrad Paul et Andy Mogel, et ils ont trouvé ça fou. Et à chaque fois que je racontais mon histoire - d'ailleurs, j'en ai parlé ici, sur ce plateau, de se remettre en question, d'aller aux États-Unis, de recommencer en anglais une carrière -, à chaque fois aux États-Unis que je racontais ça à des gens du métier, ils disaient : "That’s a show, that’s a show, c'est une série…". Et je dis : "No, no, it’s my life !" "Your life is a show !" Et donc, my life is a show. Alors, ma vie, on en a fait un show. Allez, regardez, "Huge en France". Gad Elmaleh. (Langue étrangère). Oui… Ça, ce qu'on voit là, c'était avant… enfin, c'était surtout en France. Oui, c’était en France. C'est une star en France, mais alors pas du tout… Non, pas du tout ! D’ailleurs, il y a ce gimmick qui revient souvent dans la série : je sors mon iPhone comme ça, c'est un peu pathétique et je montre… Oui, on va montrer, regardez Gad… Un petit clip avec des extraits de mes spectacles en France qui sont sur des scènes, bien entendu, beaucoup plus grandes, avec plein de public, avec les fans. C'est un peu pour leur montrer que j'existe, que je suis vraiment un comique. Et donc, il y a ce comique de répétition comme ça, de me prouver, de me moquer de moi-même finalement. La série repose beaucoup là-dessus, sur l'autodérision, sur "je ne suis personne là-bas, personne ne me connaît, il faut que je recommence à zéro" et surtout, il faut que je retrouve mon fils et que j'arrive à reconquérir mon fils que j’ai un peu délaissé… Oui, c’est embêtant parce que le fils, il est mannequin, il n'aime pas du tout les humoristes. Il n'aime pas l'humour, il n'aime pas la comédie, il fait de la muscu, il est mannequin. Sa mère est américaine à 200 %, elle sort avec un mec qui est un acteur hollywoodien raté, sur le retour avant même d'être parti… Donc je suis confronté à un univers que je ne connais absolument pas, avec des décalages pas possibles, qui donnent lieu à beaucoup, beaucoup de comédies, beaucoup de rires et beaucoup d'autodérision. Et je suis très content parce que les réalisateurs ont un regard très, très critique sur Hollywood, sur la superficialité de Los Angeles, la Californie du métier, des sites, des programmes, des instagrameurs - c'est ce que fait mon ex-femme -… Il y a une critique comme ça, un peu acerbe et touchante. Il y a beaucoup de mélancolie aussi parce que c'est une histoire de famille. Donc c'est un peu ma vie, mais romance exagérée, Patrick. Oui… Tout n'est pas vrai. Ah non ! Ce n'est pas vrai, il ne faut pas dire ça ! Toute ressemblance… Oui… On regarde ces images encore parce que c'est quand même extraordinaire. Regardez Gad… Alors, ça, c’est… C’est…oui… La première fois que j'arrive aux États-Unis, je me demande où est mon fils et on me dit : "il est dans une salle de sport qui est ouverte 24 sur 24". Déjà, c'est le premier choc pour un mec qui débarque de France : on est sportif en France, mais on n'a pas beaucoup de salles 24 sur 24, on n'est pas obsédé par ça. Donc je vais les voir et je rencontre cet homme qui est Jason, qui est joué par Matthew Del Negro qui jouait dans "Les Soprano", un grand acteur, et je me rends compte que mon fils a basculé dans un univers que je ne maîtrise absolument plus. C'est fini. Et pour avoir prise sur lui, il va falloir que je le séduise en quelque sorte et ça va être difficile. Oui… Sacrée remise en question. Oui, oui, oui. Là, on a huit épisodes qui sortent là, sur Netflix. Et si ça se passe bien, on fera une deuxième saison, voilà. Peut-être une troisième… Peut-être ! Une quatrième ! Peut-être ! Mais c'était cohérent de venir ici, sur votre plateau, aujourd'hui parce qu'on s'adresse bien sûr aux francophones dans le monde et Netflix s'adresse au monde entier… C'est 139 millions d'abonnés. Oui, c'est beaucoup. Incroyable. Vous êtes abonné ? Eh bien, oui ! Tout le monde est abonné ! Mais oui ? Beaucoup de gens prennent le mois gratuit. Après… Oui, c’est ça ! Et puis 190 pays qui nous regardent aussi, sur TV5… Oui. Vous avez 190 pays qui vous regardent ? Eh bien, oui ! Même plus que ça ! Ah, plus de pays… Et encore… des pays qu'on ne connaît même pas ! Je ne savais même pas qu’il y avait 190 pays dans le monde… Ah, c’est dans le monde, mais peut-être même ailleurs que sur la terre… On ne sait pas, on ne sait pas… Incroyable… En tout cas, on sait qu'on est regardé déjà dans une bonne partie du monde, là. Au moment où je vous parle, avec Netflix, oui. Ça va être… Ce qui est fou dans cette série, Gad, c'est qu’il y a aussi de la tendresse au fond, le regard sur la notoriété… Oui, complètement. Sur ce qu’on est, la vie privée et puis la célébrité. C’est ce qui m'intéressait, en fait. Parce que raconter la notoriété, s'il n'y a pas de moments un peu bluesy, un peu difficiles, si ce n'est pas un challenge, ce n'est pas très intéressant. Et les réalisateurs, quelque part… parce qu'eux aussi, ils ont cette vision un peu américaine quand même. Ils se foutaient de la gueule un peu de ma notoriété au départ. Ils disaient : "tu es connu en France ? OK…" Ils souriaient : "donc, qu'en France, quoi…" Et je leur disais : "ben, non enfin… Un peu dans les pays francophones et puis au Maroc, là d'où je viens, donc ils me connaissent. Et puis aussi en Belgique, et aussi au Québec, et aussi un peu en Suisse, et aussi dans les DOM-TOM, mais aussi un peu… tu vois là, à Tahiti. Et aussi à l'île Maurice !" En fait, j'essayais de prouver et ils trouvaient ça un peu touchant et un peu… Et c'est comme ça qu'ils ont commencé à écrire en fait. Donc à Hollywood, c'est une autre histoire ? Oui, Hollywood… C’est d’ailleurs marqué sur l'affiche, une autre histoire commence ! C’est une autre histoire… Et on démarre une autre histoire… Eh oui. Oui. Moi, je vous le dis, ça sort dans le monde entier. Voilà. Je vais même vous annoncer un truc : il y a des affiches à Times Square ! Oui ! Vous ne me l’annoncez pas, Patrick. Vous croyez vraiment que je ne le sais pas ? Mais oui, mais c’est… Quand même ! Pour parler justement, pour parler de ce qu'on disait tout à l'heure… Qui, qui des affiches qui annoncent la série ? Mais oui ! À Times Square ! En plein Times… Je ne m'en cache pas, moi : la première fois que j'ai été à Times Square et que j'ai vu les grands panneaux lumineux, je me suis dit : "un jour, j'aimerais bien, moi aussi, avoir mon affiche". Eh bien, le jour où j'ai eu mon affiche, je n'ai pas boudé mon plaisir, cher ami : je l'ai prise en photo et je l'ai postée sur les réseaux sociaux. Je l’ai même montrée… Vous avez fait un selfie, un selfie avec l'affiche? Oui et je l’ai montrée à mes parents. Ma mère trouve que ce n'est pas la plus grande de Times Square : ça m'a rendu fou, ça. "Mais non, ce n'est pas la plus grande, maman ! Je ne suis pas…" Voilà. Mais c'est génial déjà ! C'est génial ! Tu es né à Casablanca, tu t'es battu pour avoir une carte de séjour, tu as fait des shows, tu as fait des films, tu as construit, tu as écrit, tu as appris, tu as… et un jour, tu te retrouves sur ce truc. Mais je vous rassure, j'ai eu la même fierté la première fois que j'ai eu mon nom sur l'Olympia. C'est juste des moments comme ça… La première fois que j'avais eu mon nom en lettres de feu sur la façade de l'Olympia - je fumais à l'époque, j'étais fumeur, je ne fume plus depuis une douzaine d'années -, j'étais avec ma petite voiture, je me suis garé face à l'Olympia, tout seul. Je me suis allumé une cigarette et j'ai fumé cette clope en regardant la façade avec mon nom en lettres de feu. Ça peut paraître une anecdote totalement mégalomaniaque, mais c'est ce que j'ai fait ce jour-là. Je vous avoue que j'étais content de le faire et fier de le faire. J'avais envie que mes parents et que les gens voient ça. Celui qui dit : "bah non, ça, ce n'est pas important", je le respecte. Mais moi, j'ai fait ce métier aussi pour être reconnu. Vous pouvez avoir des explications psychanalytiques ou ce que vous voulez, mais c'est ma vie, c'est ça, voilà. Et j'en suis fier, j'en suis content. Merci. Gad Elmaleh. Merci, Patrick. Merci. Moi, j'ai eu de la chance, j'ai vu déjà les deux premiers épisodes, c'est formidable. Il en reste six. On accroche… C’est "Huge en France". Thank you. Merci. Et dans le monde grâce à vous et grâce à TV5 ! Et dans le monde… Et Netflix ! Ne la ratez pas, cette série événement. Merci beaucoup. Merci, Gad Elmaleh, d'avoir été notre invité. Thank you so much. Thank you ! You ! You ! Oh…

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    00:08:21
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