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  • Destination francophonie

    Destination Taipei

    Destination Taipei

    À Taipei, capitale de Taiwan, l'Association des traducteurs francophones permet chaque année la traduction en chinois de deux cents oeuvres francophones, dans une ville où on trouve des librairies partout et même la seule libraire asiatique 100 % en français.

    Présentation : Ivan Kabacoff.

    www.tv5monde.com/df
    www.facebook.com/destinationfrancophonie
    Twitter : @dfrancophonie et #dfrancophonie
    http://enseigner.tv5monde.com/fle/destination-francophonie-1


    Transcription

    Cette semaine, Destination francophonie vous emmène à Taipei, la capitale de Taïwan. Bonjour. Non, je ne suis pas complètement perdu et complètement seul dans la jungle taïwanaise. Non, je suis à Taipei, l'une des plus grandes et certainement l'une des plus agréables capitales d'Asie. Et même si Taipei s'étend sur plusieurs dizaines de kilomètres, la nature n'est jamais très loin puisque la capitale est entourée de collines comme autant de parcs où il est très agréable de se promener. Mais il fa (...)

    Cette semaine, Destination francophonie vous emmène à Taipei, la capitale de Taïwan. Bonjour. Non, je ne suis pas complètement perdu et complètement seul dans la jungle taïwanaise. Non, je suis à Taipei, l'une des plus grandes et certainement l'une des plus agréables capitales d'Asie. Et même si Taipei s'étend sur plusieurs dizaines de kilomètres, la nature n'est jamais très loin puisque la capitale est entourée de collines comme autant de parcs où il est très agréable de se promener. Mais il faut redescendre des collines et venir au pied de la tour 101,  l'une des plus grandes d'Asie avec ses 509 mètres, pour ressentir l'énergie bouillonnante de la ville. Marcher dans les rues de Taipei, c'est être pris dans un trafic continu de voitures et de bus. C'est vivre la ville à un rythme frénétique. Taipei est une ville qui ne dort jamais vraiment. Il faut absolument venir vous promener dans ses fameux marchés de nuit. Le marché mettra à l'épreuve vos papilles sur les différents étals qui proposent des plats typiques salés ou sucrés. Et à chaque fois, c'est un vrai délice. Vous vivrez aussi ici un vrai moment de convivialité à la rencontre des habitants, et pour trois euros, vous pourrez même connaître votre avenir. Enfin, Taipei est une ville hypra connectée : on trouve du Wi-Fi partout, même dans le métro. Bon, c'est normal, c'est le berceau de la technologie en Asie, made in Taïwan. Mais les Taïwanais n'ont pas le nez que dans leur téléphone : non, ils ont aussi le nez dans les livres, et ça, c'est une spécificité de ce pays. Vous allez trouver, un petit peu partout dans la ville, des librairies très fréquentées comme celle-ci, et même des librairies un peu spéciales comme le café Madeleine en hommage à Marcel Proust, un café-librairie à l'ambiance très, très française, tenu par une francophone, (inaudible).  Bonjour. Bienvenue au Café Madeleine. C'est vrai que chez Madeleine, on est plutôt pas mal. Vous allez trouver cet amour de la lecture lors du Grand Salon du livre de Taipei. La littérature francophone y est représentée d'ailleurs chaque année sur un pavillon installé au cœur du salon. La France a même été récemment invitée d'honneur, signe du grand intérêt des Taïwanais pour la littérature en français. L'accès à la littérature française et francophone est rendu possible ici, à Taïwan, grâce à l'activité débordante d'une association, l'association taïwanaise des traducteurs francophones. Les femmes et les hommes qui permettent aux Taïwanais de découvrir la littérature et la pensée francophone, ce sont eux : les traductrices et les traducteurs réunis en association depuis cinq ans, des passionnés de langue chinoise et française qui traduisent, chaque année, environ 200 ouvrages d'une langue à l'autre. Parmi eux, certains sont même des éditeurs très impliqués dans leur souhait de faire découvrir des auteurs francophones souvent méconnus à Taïwan, et cela dans tous les domaines. C'est le cas de Kun Yung qui préside l'association. C'est l'un des francophones les plus connus de l'île, une célébrité à la mesure de son engagement pour donner accès à des œuvres francophones dans tout le pays. À travers son association, il fait germer une nouvelle génération de traducteurs et fait connaître leur travail, souvent solitaire et négligé, avec l'aide du bureau français de Taipei. Ils organisent ainsi conjointement des rencontres avec des penseurs et des écrivains venus de toute la francophonie au sein d'un lieu unique à Taipei et en Asie, la librairie Le Pigeonnier. Ici, 100 % des livres sont en français. Sophie Wong et cinq libraires taïwanaises, toutes francophones, font vivre depuis dix ans ce haut lieu de la Francophonie à Taïwan. Lors de ces rencontres régulières au Pigeonnier, les traducteurs se transforment souvent en interprètes pour transmettre, de manière vivante et conviviale, la parole de ces écrivains qu'ils passent de longues journées à traduire en chinois.  Bonjour Ivan. Bonjour Kun Yung. Entre. Ça va ? Très bien. Bienvenue chez moi.  Kun Yung, comment expliquer qu'il y a tant de traducteurs en français ici, à Taipei ?  Je pense que traditionnellement, à Taïwan, on est très influencé par la culture américaine, culture chinoise et culture japonaise. Tous les Taïwanais qui ont envie de regarder un peu ailleurs, chercher une autre source d'inspiration, il va se tourner vers la France. Je pense que c'est une chose qui a commencé par exemple dans les années 80 lorsqu'on a commencé la démocratisation. Il commençait à y avoir des sociologues qui ont parlé de Michel Foucault et de Pierre Bourdieu. Il y a vraiment des intellectuels français qui proposent des pensées très critiques et qui étaient vraiment très inspirantes pour les jeunes Taïwanais. Du coup, dans les années 90, il a commencé à y avoir de plus en plus de jeunes Taïwanais qui sont allés en France pour étudier la sociologie, pour étudier les Beaux-Arts, la danse ou bien la littérature française. Après avoir vécu quelques années en France, évidemment, la première chose qu'ils ont envie de faire, c'est de partager ces savoirs avec les Taïwanais et la chose très évidente à faire, c'est de traduire et de partager tel ou tel ouvrage important français pour les Taïwanais.  Je vais maintenant rencontrer Tunchun, elle est traductrice en histoire et fait parfois de l'interprétation en philosophie, tout ça, tout en français. Je vais la retrouver à l'Alliance française de Taipei. Bonjour Tunchun. Bonjour Ivan. D'où vient cette passion pour la traduction et l'interprétariat en français ?  Il y a beaucoup de similitudes entre la langue française et la langue chinoise. Trouver entre les deux langues peut-être une toute petite passerelle. Je trouve que c'est comme entrer dans un jardin secret à chaque différent auteur ou à chaque différent interprétariat. Je trouve des choses intéressantes que je n'ai vues ou jamais découvertes. D'être francophone, c'est avoir le privilège de voyager tout le temps entre les deux cultures et j'adore ça. Je vous emmène maintenant dans ce haut lieu de la Francophonie à Taipei qu'est la librairie du Pigeonnier. J'ai rendez-vous avec sa directrice, Sophie Hong. Venez.  Bonjour Sophie. Bonjour Ivan.  Ça va ? Bienvenue au Pigeonnier. Sophie, pourquoi c'est important d'avoir une association de traducteurs francophones ici, à Taipei ? Pour promouvoir la littérature française. C'est très important. À Taïwan, il y a pas mal de gens qui étudient le français, mais quand même : pour les gens qui ne parlent pas, ils voient. C'est important d'organiser des événements dans la librairie, au Pigeonnier parce que c'est plein de livres, ici ; c'est l'ambiance, on a besoin. Les gens entrent ici, regardent, écoutent, touchent les livres, comme ça, ils sentent. Ils ont envie d'étudier ou lire la littérature française. Alors, si vous souhaitez en savoir plus sur celles et ceux qui font vivre la littérature francophone ici, à Taipei, rendez-vous sur notre site internet. Nous, on se retrouve bien sûr la semaine prochaine pour une nouvelle destination. Et d'ici là, bonne semaine à tous sur la planète francophone.

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