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  • Destination francophonie

    Destination Turquie


    En Turquie, des élèves de tout le pays se retrouvent pendant trois jours pour débattre et exprimer leurs convictions en français sur le modèle d'une grande conférence aux Nations unies.

    Présentation : Ivan Kabacoff.

    www.tv5monde.com/df
    www.facebook.com/destinationfrancophonie
    Twitter : @dfrancophonie et #dfrancophonie
    http://enseigner.tv5monde.com/fle/destination-francophonie-1

    Transcription

    Cette semaine, Destination francophonie vous emmène en Turquie. Bonjour et bienvenue en Turquie. Si c'est la première fois que vous visitez ce pays, vous serez étonné par une chose, celle de voir partout, mais absolument partout, le portrait d'un homme, Mustafa Kemal, celui qu'on appelle Atatürk, qui veut dire littéralement le père de tous les Turcs. Son image est donc sur les murs des villes, dans les commerces, petits ou grands, dans les restaurants, et puis… Atatürk, vous allez aussi le trouv (...)

    Cette semaine, Destination francophonie vous emmène en Turquie. Bonjour et bienvenue en Turquie. Si c'est la première fois que vous visitez ce pays, vous serez étonné par une chose, celle de voir partout, mais absolument partout, le portrait d'un homme, Mustafa Kemal, celui qu'on appelle Atatürk, qui veut dire littéralement le père de tous les Turcs. Son image est donc sur les murs des villes, dans les commerces, petits ou grands, dans les restaurants, et puis… Atatürk, vous allez aussi le trouver sous toutes ses formes, par exemple des briquets, des horloges, des porte-cigarettes, des bagues et des coques de téléphone, et bien sûr les T-shirts.

    Mais surtout, pour les Turcs, Atatürk, il est… "kalbimizde" Dans leur cœur. Et on trouve Atatürk dans tous les bureaux,  comme ici de façon très originale., Atatürk qui fait de la balançoire. Il est dans toutes les salles de classe. Chaque matin, devant sa statue, les élèves chantent l'hymne national. Des coins Atatürk, c'est obligatoire dans toutes les écoles de la Turquie, comme ici dans cette école française d'Izmir. Et comme ce sont les 80 ans cette année de sa mort, vous avez des expositions partout et des présentations de livres, là aussi partout. Bon, vous allez me dire, pourquoi les Turcs vouent une telle adulation pour ce personnage historique ? Pourquoi est-il encore aujourd'hui une icône intouchable ? Le général Atatürk est celui qui a fait de la Turquie un État-nation moderne. Il rompt définitivement avec l'héritage ottoman en s'inspirant notamment des idées de la Révolution française. D'ailleurs, il paraît qu'il lisait les écrivains des Lumières, Rousseau, Montesquieu, Voltaire, en cachette. Dans les années 1920, il impose des réformes fondamentales dans tout le pays basé sur le principe de la laïcité. C'est l'abolition du califat, le changement de l'alphabet est le droit de vote aux femmes.

    Il interdit même le fez traditionnel pour la casquette ou le chapeau. Mais bon,  ça, ça a changé, et aujourd'hui, le passé ottoman, en Turquie, est même plutôt valorisé. Enfin, pour Atatürk, l'école est au centre de tout. Elle vise à la propagation des idées modernes et à la formation des jeunes élites intellectuelles. Pour vous montrer que cette ambition est toujours d'actualité, je vais vous présenter un projet exceptionnel, c'est le modèle francophone international des Nations unies pour l'Eurasie, un projet auquel participent les élèves de français de toute la Turquie, mais aussi d'autres pays francophones. Cela se passe au lycée Saint-Joseph, l'une des plus prestigieuses écoles d'Istanbul où les élèves Turcs font leur scolarité en français. Chaque année, le lycée se métamorphose en mini-ONU en organisant, avec les autres établissements francophones de la ville, une simulation d'une conférence des Nations unies, et tout cela, en français. Les élèves viennent de toute la Turquie, mais aussi d'autres pays francophones comme le Liban, la France ou le Maroc. Pendant trois jours, les élèves représentent tous un pays. Ils ont chacun des fonctions bien précises, ambassadeur, délégué, membre de l'administration,  secrétaire général ou encore responsable presse. Dans cet immense jeu de rôle, les lycéens préparent des résolutions, des discours ou des notes techniques, et tout se fait en français. Cette opération demande des mois de préparation aux élèves et à leurs professeurs. Au lycée bilingue Tevfik Fikret à Izmir, Nefin, en seconde, se prépare avec ses camarades et son professeur à négocier en français. Le thème central cette année, les discriminations. Nefin travaille la prise de parole, mais aussi tout le vocabulaire nécessaire pour mener à bien les négociations sur ce sujet. A quelques kilomètres de là, Sevgi, qui est professeur de français au lycée Saint-Joseph d'Izmir, prépare elle aussi ses élèves à une bonne maîtrise en français de ces sujets. Tous partent ensuite à Istanbul, retrouver leurs homologues venus de toute la francophonie. Dans la grande salle de l'Opéra, ils assistent à l'ouverture officielle de la conférence en présence de diplomates francophones. Je déclare donc la huitième session du Modèle Francophone International des Nations Unies en Eurasie ouverte. La présidente de l'Assemblée générale, c'est Defné, une élève de première au lycée Saint-Joseph d'Istanbul. Cette jeune Turque a appris le français il y a quatre ans et s'est lancée avec passion dans l'aventure. Elle est partout, coordonne tout, court partout. Elle fait en sorte que toute la logistique de l'événement fonctionne et que chaque commission, chaque élève, puisse proposer une résolution, un texte qui engage sa voix dans la vie internationale sous l'oeil attentif d'Atatürk.  Defné, Defné, tu as une minute ? Oui, bien sûr. Dis-moi, pourquoi tu as décidé de tant t'investir dans ce projet ? Parce que c'est le seul moyen que je voyais pour engager autant de jeunes à penser aux solutions concrètes pour les problèmes du monde parce qu'en tant que diplomate, ils doivent trouver des moyens pour les mettre en place.  En quoi c'est intéressant qu'ils le fassent en français ? La nouvelle génération, ce sont des citoyens du monde. Ils doivent connaître plusieurs langues. Une langue ne suffit plus. C'est le meilleur moyen de le faire parce que quand on doit parler devant un public dans une langue étrangère, ça commence à venir après un moment donné. C'est aussi grâce à ce projet que je peux parler avec autant d'élèves en français.  Je pense qu'il faut supprimer les trois parce qu'il ne peut même pas payer les taxes. Nefin, pourquoi ça te plaît de participer à ce modèle francophone des Nations unies. Parce que j'aime la politique. Je m'intéresse beaucoup à la politique. J'aime le français aussi. Je pense que c'est très bien de connaître des gens de différentes cultures, de pouvoir exprimer mes idées et défendre quelque chose en quoi je crois.  Alors là, c'est l'effervescence, ça discute, ça négocie, et tout en français. On va retrouver maintenant , la professeur de français d'Izmir. Bonjour Sevgi. Bonjour Ivan. Pourquoi ce projet permet à tes élèves de s'exprimer de manière différente en français ? Généralement, ils se disent OK, on apprend le français parce que ça nous donne un plus sur notre CV, mais au sortir de cette conférence, ils se disent, tous les efforts que je fais depuis des années, concrètement, un jour dans ma carrière, ça peut me servir. Et là, ils se disent, ah oui, l'anglais, de toute manière, je pourrais l'apprendre d'une manière ou d'une autre, mais le français, il y a vraiment un apprentissage profond. Le fait de jouer ces jeux de rôle, ça leur permet de mieux comprendre cette situation. Pendant que les élèves se préparent à l'assemblée générale, je vais retrouver le Consul général avec mon drapeau des Nations unies. Bonjour Monsieur le Consul général. Bonjour.  Voir tous ces jeunes faire de la diplomatie en français, qu'est-ce que ça vous évoque, vous, le diplomate ? En regardant ces étudiants, en les voyant négocier pied à pied sur des sujets qui sont complexes,  des sujets qui sont difficiles, on a vraiment l'impression qu'il y a une relève. Ils ne seront pas tous diplomates, ils seront les acteurs du changement. Ils incarnent tous, chacun à leur façon, l'espoir de cette relève. Si vous souhaitez en savoir plus sur le modèle francophone des Nations unies,  rendez-vous sur notre site internet. Nous, on se retrouve la semaine prochaine. pour une autre destination. Et d'ici là, bonne semaine à tous sur la planète francophone.

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