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  • Destination francophonie

    Destination Mexico


    Cette semaine, nous partons pour Mexico. Raymond Turquois, homme d'affaires monégasque amoureux du Mexique, a consacré toute sa fortune à la création d'une fondation afin de permettre aux jeunes Mexicains de se former aux arts de la table.

    Présentation : Ivan Kabacoff.

    www.tv5monde.com/df
    www.facebook.com/destinationfrancophonie
    Twitter : @dfrancophonie et #dfrancophonie
    http://enseigner.tv5monde.com/fle/destination-francophonie-1

    Transcription

    Cette semaine, Destination francophonie vous emmène à Mexico, la capitale du Mexique. Bonjour. Votre première impression, quand vous arrivez à Mexico, c'est ça, un trafic continu, incessant, étouffant, dans une ville à perte de vue. Mais il ne faut pas s'arrêter à cette image. Mexico est une ville qui laisse la place à la promenade à pied, et le week-end, le vélo est roi dans le centre-ville. Il faut aussi prendre le temps de flâner dans ses quartiers populaires et de boire un verre de mezcal da (...)

    Cette semaine, Destination francophonie vous emmène à Mexico, la capitale du Mexique. Bonjour. Votre première impression, quand vous arrivez à Mexico, c'est ça, un trafic continu, incessant, étouffant, dans une ville à perte de vue. Mais il ne faut pas s'arrêter à cette image. Mexico est une ville qui laisse la place à la promenade à pied, et le week-end, le vélo est roi dans le centre-ville. Il faut aussi prendre le temps de flâner dans ses quartiers populaires et de boire un verre de mezcal dans les très nombreux cafés que vous trouverez sur votre route. Dans ces quartiers, vous trouvez des petits marchés où vous allez trouver toutes les spécialités mexicaines, évidemment toutes sortes de piments et le fameux Mole, ici, en forme de poudre, qui a le goût de chocolat et qu'on met en sauce dans les viandes. Graçias. Au Mexique, on peut aussi manger plein de choses étonnantes comme ces insectes, et c'est délicieux. C'est vrai, je blague un petit peu mais la cuisine, au Mexique, c'est loin d'être une plaisanterie. La cuisine mexicaine a même été déclarée patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco en 2010. Et puis, il y a toujours une question que les Mexicains adorent poser aux étrangers. Qu'est-ce que vous pensez de la cuisine mexicaine ? Que ce soit dans les petites adresses ou dans les restaurants gastronomiques de la capitale, vous allez vous régaler de ce puzzle de plats typiques. Bien sûr, il faut aimer la cuisine un peu piquante, mais c'est bien dans le domaine de la gastronomie que je vais vous raconter, aujourd'hui, une très belle histoire de francophonie, ici, à Mexico. Il était une fois un richissime homme d'affaires monégasque, Raymond Turquois, qui, par amour du Mexique, a décidé de donner toute sa fortune pour créer une fondation afin de permettre aux jeunes Mexicains de se former aux arts de la table. Raymond Turquois n'est pas qu'un homme d'affaires, c'est aussi un philanthrope. Pour rendre au Mexique ce que le pays lui a donné, il crée d'abord, à Mexico, l'école Servir bien. Ce centre de formation offre, gratuitement, des cours dans les métiers de la restauration destinés à des personnes mexicaines à faible revenu. Mais très vite, Raymond Turquois va plus loin. Il décide d'offrir, chaque année, vingt bourses de stages dans les meilleurs restaurants de la principauté de Monaco. Un jury de professionnels sélectionne deux promotions de dix candidats sur 400 participants venus de toutes les régions du Mexique. A la clé, un stage de formation tous frais payés pendant cinq mois auprès des plus grands chefs à Monaco, pour apprendre les bases de la gastronomie française. Ces jeunes boursiers bénéficient aussi de cours pratiques en service, cuisine ou pâtisserie, dans le lycée technique et hôtelier de Monaco. Avant de partir, tous reçoivent une formation intensive en langue française à l'Institut français d'Amérique latine à Mexico, dix heures par jour pendant cinq mois. Des cours de français spécifiques pour être prêts à travailler en français dans les cuisines de Monaco. Tu peux faire une sauce pour le poisson. D'accord. C'était le cas de Carlos Cifuentes. Ce jeune Mexicain originaire de la région du Chiapas a passé son enfance dans le restaurant de sa mère. Il décide de participer au concours de la Fondation Turquois, et le voilà sélectionné et propulsé, pendant plusieurs mois, à Monaco où il apprend la cuisine française dans les restaurants les plus prestigieux. Depuis, on s'arrache ses conseils culinaires dans une dizaine de restaurants de la capitale et le sien ouvre ses portes tout prochainement. C'est dans le quartier de la Condesa que nous allons retrouver Carlos. Il travaille, aujourd'hui, au restaurant Milo's. Venez. Bonjour Carlos. Salut Ivan. Bienvenue. Merci. Carlos, en quoi la Fondation Turquois a changé ta vie. Tout. Au niveau professionnel, tout. Ça a changé la façon que j'avais de voir la cuisine. Je suis parti. Bien sûr que j'avais ce don dans la gastronomie, mais je ne connaissais pas ce que c'était de travailler en France, sur place. Je suis Mexicain. La cuisine mexicaine est très belle. Il y a plein de produits, mais c'est vrai que le savoir-faire de la cuisine française est tout à fait différent. C'est le détail. Mettre en valeur les produits, c'est ça le plus important que la Fondation Turquois m'a donné. Quand je suis parti à Monaco pour faire la Bourse de Fondation Turquois, c'était la première fois que je partais ailleurs. Monaco, c'est la classe mondiale. C'était très beau, c'est vrai, mais c'était différent, la façon de cuisiner, la façon de travailler, la façon de vivre. Pourquoi c'était important de connaître le français avant de partir à Monaco étudier la cuisine ? Parce que si tu travailles dans une cuisine en France, bien sûr qu'il faut parler français, sinon ce n'était pas possible de communiquer avec les gens. Je n'allais rien comprendre.  Je vous emmène au siège de la Fondation Turquoi à Mexico. C'est là que se trouve l'école de cuisine et d'arts de la table Servir bien. Servir bien, c'est facile, c'est pareil en français et en espagnol. J'ai rendez-vous avec sa directrice, Myriam Olvera. Venez. Bonjour Myriam. Bonjour Ivan. Qu'est-ce qui motive les jeunes Mexicains à venir étudier dans votre école ? Je pense d'abord que c'est la chance d'avoir une expérience en dehors du Mexique dans leur métier. Après, je pense que c'est aussi avoir la chance d'être dans ce bijou gastronomique qu'est Monaco parce qu'il y a de grands chefs avec des Etoiles Michelin et aussi de grands établissements. Ça fait peur d'apprendre le français, mais je pense que la Fondation a un programme bien organisé pour recevoir les gens même s'ils ne connaissent aucun mot de français. Ils vont obtenir le niveau pour aller travailler à Monaco sans problème. Quand on rentre au Mexique, qu'on parle de la langue de plus, quand on dit, dans une entreprise, qu'on parle français, ils disent que c'est un plus pour le candidat. Si on a la chance d'avoir des clients francophones, ils disent qu'ils ont la chance d'avoir quelqu'un qui parle français et ils se sentent plus chez eux. Les étudiants font de la cuisine, mais ils mangent aussi du français, et ce, pendant plusieurs mois. Pour vous le montrer, je vous amène à l'Institut français rencontrer leurs professeurs, Soizik Le Bihan.  Faire une boisson alcoolique non, alcoolisée. Bonjour. Bonjour. Bonjour Ivan. Bonjour Soizic.  Ça va ? Bien, merci et toi ? Bien. Soizi, quel type de cours donnes-tu à ces étudiants qui sont un petit peu particuliers ? A la Fondation Turquois, on a des élèves qui se dédient à la gastronomie, donc on va travailler sur un vocabulaire de la nourriture. Aujourd'hui par exemple, on était en train de travailler sur les fruits et les légumes. Ils ont 35 heures de français par semaine. Ils sont en immersion totale. 7 heures plus 2 heures du matin, donc ça fait 9 heures par jour. C'est très motivant d'enseigner aux étudiants de la Fondation Turquois parce qu'ils sont super motivés. Du coup,  il y a un intérêt. Ils réagissent au quart de tour en classe. Ils répondent aux questions. Vraiment, ils sont très, très dynamiques. Ça fait vraiment plaisir pour un professeur.

    Si vous voulez en savoir plus sur la Fondation Turquois, rendez-vous sur notre site internet. Nous, on se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle destination. D'ici là, bonne semaine à tous sur la planète francophone. Et de Mexico, bon appétit. Bon appétit.

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    00:08:03
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