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  • Destination francophonie

    Destination Marennes (France)


    Quelle petite ville de France la francophonie est-elle un facteur de développement culturel au niveau local ? Marennes, en Charente-Maritime, organise depuis dix ans un festival de cultures francophones en même temps qu'un forum des coopérations francophones pour ancrer la francophonie au coeur de son territoire.

    Présentation : Ivan Kabacoff.

    www.tv5monde.com/df
    www.facebook.com/destinationfrancophonie
    Twitter : @dfrancophonie et #dfrancophonie
    http://enseigner.tv5monde.com/fle/destination-francophonie-1

    Transcription

    Cette semaine, Destination Francophonie vous emmène à Marennes dans l'ouest de la France. Bonjour, non je ne vous emmène pas faire une traversée de l'Atlantique. Non, je débarque avec mon bateau ici à Marennes, une petite ville de 5000 habitants située en Charente-Maritime. C'est une ville véritablement posée sur la mer, à proximité de la Grande île d'Oléron. L'immense clocher qui trône à 85 mètres de haut permet de repérer la ville à des dizaines de kilomètres au milieu des anciens marais salan (...)

    Cette semaine, Destination Francophonie vous emmène à Marennes dans l'ouest de la France. Bonjour, non je ne vous emmène pas faire une traversée de l'Atlantique. Non, je débarque avec mon bateau ici à Marennes, une petite ville de 5000 habitants située en Charente-Maritime. C'est une ville véritablement posée sur la mer, à proximité de la Grande île d'Oléron. L'immense clocher qui trône à 85 mètres de haut permet de repérer la ville à des dizaines de kilomètres au milieu des anciens marais salants. Et pour vous faire découvrir la beauté des paysages marins, je n'hésite pas à prendre de la hauteur et à monter les 289 marches du clocher. Et c'est vrai que d'ici, la vue est tout simplement splendide. Marennes c'est aussi la capitale mondiale de l'huître, le berceau de l'ostréiculture en France ; et il faut absolument venir déguster des huîtres dans une cabane à huîtres comme cette cabane d'Omer's tenue par Saïda et Sébastien. Sébastien, quelle est la spécificité de l'huître de Marennes. Écoute, c'est le fait qu'elle soit verte, qu'elle soit passée dans le marais pour son affinage. Regarde, je vais te montrer. Tu vois cette jolie couleur ? Vert. Vert, et ça c'est unique au monde. Et savourer les huîtres. Sans modération. C'est un délice. L'autre activité qui fait vivre la ville de Marennes, c'est le tourisme, et pas seulement un tourisme lié à celui de la mer. 400 000 personnes viennent visiter la citadelle de Brouage. C'est de là qu'est parti Samuel Champlain qui a fondé Québec. Depuis des siècles, Marennes regarde de l'autre côté de l'océan Atlantique vers le Canada et sa francophonie. Le Québec donc, et aussi la région de l'Acadie, à travers son jumelage avec la ville de Caraquet. Le drapeau de l'Acadie flotte même devant les locaux de la mairie. Ça ressemble au drapeau français, ça a les couleurs du drapeau français, mais c'est bien le drapeau acadien. La ville a décidé de se lancer dans un pari rarissime en France : faire de la francophonie un facteur de développement local. Ce pari prend la forme d'un festival de culture francophone organisé pendant trois jours au mois de novembre. Cette année, c'est la neuvième édition du festival qui est portée par toute l'équipe municipale et par son maire Mickaël Vallet. Mickaël Vallet est maire depuis 10 ans de Marennes, et il y a toujours eu le regard porté vers l'ailleurs. Une façon de voir le monde héritée de son passé de diplomate au ministère des Affaires étrangères. Cet ailleurs qu'il fait venir à Marennes s'appelle la francophonie. Pour cela, deux employés de la mairie sont chargés à mi-temps de la faire vivre dans la ville. Cela passe d'abord par l'organisation chaque année du festival des cultures francophone. Pendant trois jours, Marennes accueille des artistes venus de tous les coins du monde. Le public de la ville et de toute la région peut rencontrer une auteure iranienne (inaudible) qui écrit ses livres en français. Il peut assister au concert du groupe français Les Hurlements d'Léo qui joue avec énergie sur les cinq continents, ou encore voir des films belges comme Girl, le dernier long métrage de Lukas Dhont. Mais l'ouverture sur la francophonie ne s'arrête pas à la culture. En marge du festival, le maire organise un forum local de la coopération francophone. L'objectif est de créer des ponts vers les territoires avec lesquels la ville est jumelée. Que ce soit Sénégal, le Québec, ou l'Acadie. Mais ici, pas de discussion dans le vide. La coopération se base sur des projets concrets et limités dans le temps. Cela va de chantiers de jeunes en insertion, à l'expertise technique dans les domaines de la pêche et de l'ostréiculture. Bref, Mickaël Vallet veut faire de la francophonie un facteur de développement culturel et économique pour son territoire. Bonjour Mickaël. Bonjour Yvan. Pourquoi vous avez décidé de faire de la francophonie un levier pour le développement de votre ville. Parce qu'il faut donner du sens à l'action locale, qu'on le fait en fonction de la spécificité d'un territoire, et puis une tradition ancienne de coopération avec des territoires francophones. Mais pour vous, quelle forme va prendre cette coopération justement ? Ce qu'on essaie de faire, c'est d'avoir une coopération qui est concrète. C'est-à-dire que certes il y a l'aspect jumelage qui peut être important pour des territoires, mais au-delà de tout ça on se met d'accord avec un territoire pour travailler sur la question de l'ostréiculture. Avec Joal au Sénégal, avec Caraquet, on est sur des questions de coopération culturelle. Avec l'île d'Orléans, on est sur des questions d'échanges de travailleurs saisonniers. Et à la fin, il faut qu'on puisse évaluer, montrer l'incidence que ça a eu. Finalement, Marennes pourrait servir de modèle pour la coopération francophone ici en France. On a inventé quelque chose qui correspond à notre territoire, à la ruralité, à cette volonté de faire en sorte que les administrés puissent se frotter aux questions internationales, et surtout de le faire en se faisant la courte échelle avec d'autres territoires. On n'a pas la visibilité de certaines grandes villes qui ont forcément une action extérieure, mais au moins on invente quelque chose qui nous ressemble. Et les habitants de Marennes, qu'est-ce qu'ils pensent de cette initiative ? Eh bien, je vais leur poser la question. Bonjour Patricia. Bonjour Yvan. Qu'est ce que ça vous apporte d'avoir un festival de culture francophone ici à Marennes ? Ça m'apporte de pouvoir voir des spectacles sur d'autres pays, de faire la rencontre de personnes différentes, de différents pays aussi. De communiquer avec d'autres pays avec une même langue, le français. Ça me fait plaisir de voir qu'à Marennes, on a un festival francophonie. Parce que c'est rare qu'on puisse trouver ça dans un petit village. Je vais retrouver maintenant deux jeunes de la ville. Ils sont partis pendant un mois en stage d'insertion professionnelle au Québec. Bonjour Benjamin, bonjour Ismaël. Bonjour Yvan. Qu'est-ce que ce séjour au Québec a apporté dans votre vie ? Pour ma part, moi ça m'a permis de voyager, enfin de découvrir un autre pays plutôt. Parce que c'était l'un des pays que je voulais voir depuis un certain temps. En termes professionnel, ça m'a permis de voir qu'il y a pas mal de demandes d'emploi de leur côté par rapport à chez nous. Sur mon CV, ça me permet de montrer que je peux me déplacer assez facilement dans des pays assez lointains. C'était une très bonne expérience, très enrichissante. Ça m'a apporté de la confiance et même ça m'a permis de découvrir une autre culture, une autre mentalité qui est assez différente de la France. Ça m'a fait prendre conscience de la Francophonie en fait, mais que même là on parle français et d'une autre façon aussi. Donc c'est assez intéressant à voir. Et puis bien sûr, comme chaque soir, il y a un spectacle pendant le festival. Et ce soir, c'est un new yorkais à Paris, il s'appelle Sébastien Marx - enfin un New-Yorkais à Marennes. On va le rencontrer après son spectacle, venez. Vous avez invité un Américain pour parler de la langue française les gars. C'est comme inviter un Anglais pour parler cuisine. C'est n'importe quoi. Bonsoir Sébastien. Bonsoir. Est-ce que jouer à Marennes-Oléron dans un festival de culture francophone ça a un sens particulier pour vous. Oui, parce qu'en tant qu'Américain j'habite ici en France depuis 14 ans. Je galère encore avec la langue française comme ça s'entend je pense. Et donc, c'est un grand plaisir pour moi parce que dans mon spectacle je parle de la langue française, et le problème que je peux avoir avec cette langue. Et aussi bien sûr, j'aime cette langue parce que c'est compliqué. Je parle un peu comme les Québécois, dans le sens qu'on n'a pas besoin de sous-titres. Mais s'il y en, on va les lire. Un tel festival se passerait plutôt à Paris. Mais ça fait du bien aussi de voir que ça se passe aussi dans de petites villes. Je trouve que c'est une très bonne initiative de la mairie de faire ce genre de festival. Si vous souhaitez en savoir plus sur le festival des cultures francophone de Marennes, rendez-vous sur notre site internet. Nous, on se retrouve bien sûr la semaine prochaine pour une nouvelle destination. Et d'ici là, bonne semaine à tous sur la base francophone.

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