Ouvrir Menu
TV5MONDE+
Profitez de votre espace

Pas encore inscrit ?

Créez vos alertes selon vos préférences, partagez voc contenus favoris, et accédez à vos recommandations personnalisées

  • Chargement du lecteur...
  • Merci professeur !

    Vaurien et fainéant

    Connaissez-vous les mots vaurien et fainéant ? Laissez vous guider par le professeur Bernard Cerquiglini pour en apprendre un peu plus sur la langue française. Merci professeur !

    Transcription

    J'aime les vauriens et les fainéants,

    non pas par goût des fréquentations douteuses,

    mais par intérêt pour la formation des mots.

    Le vaurien apparaît au XIIIe siècle, est transparent,

    il est celui qui ne vaut rien.

    Ce terme, au départ, est très péjoratif,

    et désigne une personne peu recommandable, un brigand, un gredin.

    Aujourd'hui, le sens est affaibli et presque affectueux.

    Il s'empl (...)

    J'aime les vauriens et les fainéants,

    non pas par goût des fréquentations douteuses,

    mais par intérêt pour la formation des mots.

    Le vaurien apparaît au XIIIe siècle, est transparent,

    il est celui qui ne vaut rien.

    Ce terme, au départ, est très péjoratif,

    et désigne une personne peu recommandable, un brigand, un gredin.

    Aujourd'hui, le sens est affaibli et presque affectueux.

    Il s'emploie souvent pour un enfant effronté,

    un petit vaurien est un polisson, un chenapan.

    Vaurien l'a emporté sur plusieurs concurrents.

    On rencontre, en effet, au XVIe et XVIIe siècle,

    rien ne vaut, sorte de verlan de vaurien, ainsi que vos néants.

    Vous allez me dire, c'est la même formation que fainéant.

    Oui et non.

    Ce terme, prononcé d'abord feignant,

    est étymologiquement le participe présent du verbe feindre,

    ce verbe qui signifie aujourd'hui simuler avait alors le sens d'être inactif, ne rien faire.

    Ce dernier sens ayant disparu, on a refait faignant en fainéant,

    sur le modèle de vaurien et de vos néants.

    Régionalement, l'ancienne forme a pu se maintenir,

    comme dans la région lyonnaise, un fainéant.

    Cette forme est, sans doute,à l'origine d'un dérivé argotique

    apparu vers la fin du XIXe siècle,

    et qui est d'une expressivité superbe, une feignasse.

    Voir plusmoins
    Publié le 31 juil. 2014
    00:01:44
    Disponible jusqu'au : 5 mars 2050
    Tous publics
    Tous publics