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  • Merci professeur !

    Référundum

    Enrichissez vos connaissances sur la langue française, ses curiosités, son actualité et ses accents avec la chronique du professeur Bernard Cerquiglini. Au programme : le référendum. Merci professeur !

    Transcription

    Ce n'est pas sans émotions que j'écoutais, un jour, Michel Debré, grande figure de la politique et désormais de l'histoire française, me raconter que quand il écrivit, de sa main, la Constitution de la 5ème République, il tînt à placer des accents aigus sur les 2 "e" du mot référendum. Les correcteurs du Journal Officiel s'y opposèrent farouchement. Ils eurent gain de cause. Michel Debré semblait le regretter. Il avait raison.

    Ces termes, originellement latins, du vocabulaire légis (...)

    Ce n'est pas sans émotions que j'écoutais, un jour, Michel Debré, grande figure de la politique et désormais de l'histoire française, me raconter que quand il écrivit, de sa main, la Constitution de la 5ème République, il tînt à placer des accents aigus sur les 2 "e" du mot référendum. Les correcteurs du Journal Officiel s'y opposèrent farouchement. Ils eurent gain de cause. Michel Debré semblait le regretter. Il avait raison.

    Ces termes, originellement latins, du vocabulaire législatif : référendum, veto, ou religieux, credo, bénédicité, sont désormais pleinement français. Il convient de les accentuer. D'ailleurs, sauf si l'on est atteint d'un purisme extrême, on donne à ces termes un pluriel français régulier. Vous ne dites pas des référenda, encore moins des vetimus, pluriel du mot veto, qui signifie "j'interdis". Le pluriel en "s" devrait aller de pair avec l'accentuation des voyelles. Ils traduisent l'intégration complète de ces termes à la langue, un référendum, plusieurs vetos, différents credos, de nombreux bénédicités. L'Académie française considère, aujourd'hui, que cette accentuation n'est pas fautive. C'est un bon encouragement à régulariser l'usage écrit.

    Certains se plaignent du trop grand nombre de mots étrangers en français. Commençons donc par assimiler ces termes qui ne sont plus latins. La langue française ne s'est-elle pas, durant des siècles, nourris au lait de sa mère latine ?

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    Publié le 31 juil. 2014
    00:01:57
    Disponible jusqu'au : 5 mars 2050
    Tous publics
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