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  • Merci professeur !

    Canard

    Savez-vous ce que veut dire canard ? Regardez le professeur Bernard Cerquiglini en expliquer la signification dans sa chronique sur la langue française, ses curiosités, son actualité et ses accents. Merci professeur !

    Transcription

    Bonjour monsieur le professeur, je suis Tristan (inaudible) du Nord Est de la Thaïlande. J'ai une question très rapide à vous poser. Pourquoi désigne-t-on souvent un titre de journal de "canard", s'il vous plait monsieur.

    Ce charmant oiseau aquatique palmipède à large bec a suscité bon nombre d'expressions familières : un froid de canard, un grand froid; glisser comme l'eau sur les plumes du canard laisser indifférent; ne pas casser 3 pattes a un canard, n'avoir rien d'extraordinai (...)

    Bonjour monsieur le professeur, je suis Tristan (inaudible) du Nord Est de la Thaïlande. J'ai une question très rapide à vous poser. Pourquoi désigne-t-on souvent un titre de journal de "canard", s'il vous plait monsieur.

    Ce charmant oiseau aquatique palmipède à large bec a suscité bon nombre d'expressions familières : un froid de canard, un grand froid; glisser comme l'eau sur les plumes du canard laisser indifférent; ne pas casser 3 pattes a un canard, n'avoir rien d'extraordinaire. Notre palmipède a connu également 3 emplois dérivés intéressants. Le premier qui date des années 1830 s'explique bien. On appelle "canard" un morceau de sucre trempé comme canard dans du café ou de l'alcool. A la même époque on a appelé canard une note manquée par un musicien, c'est un couac qui évoque le cri peu harmonieux de l'oiseau aquatique. Un siècle auparavant, une signification nouvelle était apparue qui s'explique moins bien. On a appelé canard une fausse nouvelle propagée par des journaux de seconde ordre. L'origine en est peut être une vieille expression française, "bailler un canard à moitié" c'est à dire donner un canard à moitié, en d'autres termes, pas du tout, en un mot trompé. Cette locution qui désigne la tromperie serait devenue bailler un canard puis répandre un canard, d'où le sens de fausse nouvelle. A partir du 19ème siècle, le bobard publié par la presse pour abuser le public en est venu à désigner la presse elle-même. D'abord un mauvais journal, puis dans la langue actuelle, un journal tout court. Certes ce n'est pas l'honneur de la presse, ce canard raconte n'importe quoi, un canard boiteux sans doute.

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    Publié le 31 juil. 2014
    00:02:16
    Disponible jusqu'au : 5 mars 2050
    Tous publics
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