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  • Merci professeur !

    Bénie et bénite

    Vous vous interrogez sur les usages de bénie et bénite ? Le professeur Bernard Cerquiglini vous éclaire sur les méandres de la langue française... Merci professeur !

    Transcription

    Bonjour professeur.

    Bonjour Marie.

    Une question spirituelle de Prince Regis des Etats-Unis

    qui nous demande si l'on doit dire eau bénie ou eau bénite.

    Dites-nous, professeur.

    En effet chère Marie, voici une question spirituelle.

    Quand dira-t-on eau bénie ou eau bénite ?

    Eh bien, cela va dépendre de celui qui l'aura consacrée

    et des conditions de la bénédiction.

    Je m'expli (...)

    Bonjour professeur.

    Bonjour Marie.

    Une question spirituelle de Prince Regis des Etats-Unis

    qui nous demande si l'on doit dire eau bénie ou eau bénite.

    Dites-nous, professeur.

    En effet chère Marie, voici une question spirituelle.

    Quand dira-t-on eau bénie ou eau bénite ?

    Eh bien, cela va dépendre de celui qui l'aura consacrée

    et des conditions de la bénédiction.

    Je m'explique,

    le latin benedictus a donné l'ancien français beneit

    devenu le français moderne béni,

    ayant perdu son t final comme les autres participes passés en i.

    En d'autres termes, béni est le participe passé normal du verbe bénir,

    il signifie placer sous la protection de Dieu, du destin, du pouvoir, etc.

    Un peuple béni.

    D'où les nombreux emplois dérivés,

    un été béni, des jours bénis, un cul béni.

    Si l'eau que je consomme ou dans laquelle je me baigne est vraiment délicieuse,

    je pourrais dire "voilà une eau bénie".

    Le participe passé béni a pu garder son t final. Dans quel cas ?

    Eh bien, quand il était influencé par le latin benedictus,

    c'est-à-dire en contexte religieux strict.

    Par suite, bénit avec un t final signifie,

    qui a reçu la consécration du prêtre selon les rites prescrits.

    On pourra dire et dire seulement du pain ou un rameau bénit avec t final,

    et au féminin, en faisant entendre la consonne,

    une médaille, une hostie et de l'eau bénite.

    Cette distinction intéressante, bénite par le prêtre, bénie par les autres,

    et qui s'explique bien,

    a été clairement établi par Emile LITTRE dans son Dictionnaire.

    Il est amusant de rappeler que le grand lexicographe était également un farouche anticlérical.

    Par contre vous devez vous y.

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    Publié le 31 juil. 2014
    00:02:20
    Disponible jusqu'au : 5 mars 2050
    Tous publics
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