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  • Les Haut-Parleurs

    LabCitoyen 2019 : une semaine avec des féministes du monde entier !

    Pour cette nouvelle édition du #LabCitoyen, l'Institut Français a réuni 57 activistes féministes du monde entier à Paris, pour parler des droits des femmes. Une semaine riche en débats et discussions qu'Elvina et Emma ont vécue à leurs côtés !
    Par Elvina et Emma en France

    Crédits :

    Production : Fablabchannel / Claire Leproust
    Réalisation et montage : Elvina Attali
    Rédaction en chef : Hélène Seingier
    Musiques : Dressed for Life - Rockin' for Decade Golden Hour - Sarah, the Illstrumentalist
    Musique générique : Tanquy Jouan


     


    Transcription

    (sous-titres)

    Salut, c'est Elvina. Je suis une féministe convaincue. Et cette semaine, avec Emma, on a vécu une expérience de dingue aux LabCitoyen qui a réuni de jeunes activistes des droits des femmes venant de 50 pays. Vous imaginez ? Ça en fait des histoires à raconter et des expériences à partager. Ça a été super fort, émouvant, rageant parfois aussi, mais on a quand même bien rigolé.

    Moi, c'est Hadja Idrissa Bah, jeune féministe activiste pour la défense des dro (...)

    (sous-titres)

    Salut, c'est Elvina. Je suis une féministe convaincue. Et cette semaine, avec Emma, on a vécu une expérience de dingue aux LabCitoyen qui a réuni de jeunes activistes des droits des femmes venant de 50 pays. Vous imaginez ? Ça en fait des histoires à raconter et des expériences à partager. Ça a été super fort, émouvant, rageant parfois aussi, mais on a quand même bien rigolé.

    Moi, c'est Hadja Idrissa Bah, jeune féministe activiste pour la défense des droits des femmes et des jeunes filles.

    Je viens d'être diplômé. Je me suis intéressé aux droits des femmes plus tôt dans ma carrière. Je suis aussi intéressé par les femmes bisexuelles et transsexuelles. Ça serait vraiment un sujet assez intéressant pour cette semaine pour moi.

    J'ai été engagée avec une organisation féministe, mais maintenant, je suis au chômage, donc je cherche un travail. Si vous avez quelque poste, mon CV est prêt.

    J'ai fondé une organisation en Hongrie, qui lutte contre le victime naming et le harcèlement sexuel.

    Je suis rentré en 2018 au Maroc pour créer un projet qui s'appelle Kahina. C'est une marche à la conquête de l'espace public. Je pars dans des petits villages et j'encourage les femmes à marcher avec moi. L'espace public, pour moi, c'est un (call hall). C'est un couloir vers la participation politique. C'est un couloir vers l'éducation. C'est un couloir vers la culture et vers la justice. Si l'on sécurise ce périmètre-là,  on va pouvoir vivre dedans. On va pouvoir le transformer parce que, actuellement, il est fait pour et par les hommes.

    (sous-titres) 

    Après le déjeuner, les participants sont allés à l'Elysée pour le visiter et ont pu rencontrer Brigitte Macron. Et là, on les retrouve de nouveau à l'OCDE pour un petit cocktail.

    (sous-titres)

    Madame Macron.

    Par exemple, elle a parlé de ce document qu'ils vont créer avec beaucoup de pays pour recueillir les meilleures lois sur la protection des droits de la femme dans plusieurs pays et les rassembler. C'est une idée géniale. 

    Je trouve ça tellement magnifique parce qu'il y a des nationalités que je n'aurais jamais eu la chance de rencontrer, et encore moins dans un cadre aussi spécifique, de parler de féminisme et de parler de ce qui m'intéresse réellement, parce que le féminisme, c'est encore quelque chose qui touche peu de monde.

    (sous-titres)

    Elle était vraiment croustillante. Quand tu te retrouves avec beaucoup de participants, tu te rends compte que tu n'es pas seule dans ce combat. Il y a de la force qui jaillit de partout pour rentrer en soi. C'est un peu ça.

    Pour ce troisième jour du LabCitoyen, on est au Palais de la femme, un lieu historique qui accueille, depuis 1926, des femmes en difficulté.

    Je me suis retrouvée dehors avec un bébé de deux mois. Le premier jour, quand je suis arrivée, je me suis sentie chez moi. J'ai trouvé des soeurs. J'ai trouvé des mamans. J'ai trouvé des tantes. J'ai trouvé des frères qui prennent soin de nous, qui nous comprennent car nous avons des problèmes.

    Dans notre pays, il n'y a pas ça, il n'y a pas ce parler de femmes. Il n'y a même pas de petite maison pour relocaliser ces femmes. Du coup, c'est vraiment un modèle. J'ai été vraiment contente de voir que dans les autres pays, on fait le mieux pour accompagner les femmes et aider à mieux avoir accès à la justice des femmes. C'est vraiment pour dire merci et félicitations pour votre travail.

    MeToo, j'ai trouvé ça formidable. Ce que j'ai trouvé formidable, c'est le fait que des femmes harcelées osent enfin dire non. MeToo se situe tout à fait dans le prolongement des luttes qui se sont menées depuis les années 70. C'est cette idée-là centrale, mon corps est à moi. C'est très important.

    En Colombie, nous sommes en train d'écrire l'histoire des peuples indigènes et des femmes indigènes. C'est très important parce qu'il n'y a pas d'histoires des femmes indigènes en Colombie.

    Exister. On a besoin d'exister. Si on existe dans un récit, si on parle de vous, vous avez quand même l'impression que vous avez vécu. Ça vous aide. Vous êtes partie très bien. 

    Merci.

    Vous nous inspirez beaucoup.

    (sous-titres)

    Tout d'abord, je vais juste intervenir sur ce que tu as dit. Il faut arrêter. Une femme, c'est. être humain. Soit c'est ta soeur, soit c'est ta maman, on s'en fiche. Tout d'abord, c'est juste moi, une femme.

    Femmes, lumière de nos (lendemains). Femmes, l'espoir est entre nos mains. L'avenir t'appelle et attend que tu t'imposes. L'amour te rappeler le pouvoir qui te compose. Bon courage. Retrouves ton chemin, élèves ta voix. Coeur de rage. Avec tes deux mains, retrouve ta voix. Le monde s'acharne sur toi, te domine. Le monde s'effondre. C'est toi qui l'illumine. Tu es ce que tu crois, une femme du monde. Elève au loin ta voix. La voix du monde.

    Le but est de faire des vidéos engagées sur plusieurs thèmes. On parle beaucoup d'écologie. On parle beaucoup des droits des femmes par exemple. On a des journalistes partout dans le monde, que ce soit en Mauritanie, au Sénégal, en République Démocratique du Congo, en France en Belgique ou ailleurs. 

    Est-ce qu'il y a des personnes ici qui pensent qu'on vit dans un monde juste, où il y a de la justice ?

    Pas de justice.

    (sous-titres)

    Je voulais vous dire qu'on est quand même sur une planète bizarre où une femme sur trois est victime de violence un jour dans sa vie. 700 millions de filles sont mariées avant 18 ans de force. 200 millions minimum de femmes sont mutilées sexuellement.

    (sous-titres)

    En partenariat avec la Maison des femmes et avec (inaudible) qui fait en sorte que, une fois par semaine, pendant une journée, il y a un policier de chez nous, du commissariat, qui va venir à la Maison des femmes toute la journée et qui va prendre les plaintes des femmes victimes de violence. Ça permet à des femmes d'être dans un lieu beaucoup plus accueillant qu'un commissariat. 

    Ce que j'ai beaucoup aimé cette semaine, c'est qu'on a marié théorie et exemples très concrets sur la manière dont on pouvait défendre les droits des femmes. Ça commence avec la connaissance de l'histoire des femmes. On l'a vu avec Michelle Perrot, c'était passionnant. Et comment on fait quand on milite pour le droit des femmes. Ça peut être des actions associatives. Ça peut être des actions sur les réseaux. Tous les participants du LabCitoyen qu'on a rencontré sont plein d'inventivité. Ils ont énormément échangé entre eux. Ils nous ont raconté aussi des choses personnelles sur pourquoi ils s'étaient engagés pour cette cause. Ça montre que ce sujet lie à la fois quelque chose de très personnel. Ça vient vraiment du fond du cœur, de la vraie vie et qu'on peut aussi tous continuer à apprendre des uns des autres et de tous ces livres et théories qu'on peut continuer à lire.

    Une des choses très importantes au LabCitoyen, ce ne sont pas justement les sociologues et les psychologues.. C'est ce mélange des spécialités. On peut avoir des idées de différentes manières. C'est vraiment beau.

    C'est ça qui nous réunit, je pense. C'est vraiment un Lab, un incubateur. Pour moi, ce qui me choque, c'est que même si on vient de 50 pays, on affronte tous les mêmes problèmes.

    (sous-titres)

    Je suis un petit peu déçue qu'on n'ait pas pu quand même affronter tous ensemble et discuter ensemble de la situation de la religion parce que politiquement, on peut toujours essayer de faire des plaidoyers, mais on n'a pas vraiment cassé ce fer par rapport à la religion et la situation des femmes.

    Pas seulement de la religion, mais aussi de la culture je pense. Il y a toujours cette nuance.

    (langue étrangère) Merci. (langue étrangère)

    Shoukran

    (langue étrangère)

    On voulait juste vous dire qu'on doit partir. On voulait vous remercier et vous dire au revoir. Terminer bien le LabCitoyen et faites bien la fête toute la nuit.

    Le LabCitoyen, c'est terminé. Cette semaine, on a vu des super échanges entre tout le monde. On a pu voir que peu importe le pays, peu importe les continents, il y a vraiment des problématiques similaires et on peut vraiment travailler toutes et tous ensemble pour améliorer ça. 

    On a un petit message pour tous ceux qui cherchent à nuire aux femmes et à leurs droits partout dans le monde. On est là. On est partout et on ne vous lâchera pas.

    Et surtout, n'oubliez pas d'aller voir les vidéos sur le site des Haut-parleurs parce que Emma a oublié de le dire. 

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    Publié le 14 juil. 2019
    00:13:02
    Disponible jusqu'au : 18 oct. 2020
    Tous publics
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