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  • Femmes


    Par Zanem en RDC


    A voix égales


    Depuis quelques années, dans l'est de la République Démocratique du Congo, des femmes prennent la tête de chaînes de radio et de télévision. Zanem s'en réjouit et veut comprendre ce qui a changé dans les têtes - notamment des hommes.


    Crédits :
    Écriture et réalisation : Zanem Nety Zaidi
    Rédaction en chef : Hélène Seingier, Hanane Guendil
    Images : Jean Pie Mukama
    Son : Georges Munyakatunzi


    Transcription

    Je suis femme, mais je travaille ! Comme tout le monde. C'est ton intelligence qui te place à la place qu'il faut.  Les femmes, en République démocratique du Congo, n'occupent que 19% des postes de prise de décision. Mais je constate que dans ma région, la situation semble s'améliorer. Je voulais savoir pourquoi les choses bougent. Je réponds au nom des (anèmes). Je suis journaliste congolais basé à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo.

    Moins de 20 % de femmes au (...)

    Je suis femme, mais je travaille ! Comme tout le monde. C'est ton intelligence qui te place à la place qu'il faut.  Les femmes, en République démocratique du Congo, n'occupent que 19% des postes de prise de décision. Mais je constate que dans ma région, la situation semble s'améliorer. Je voulais savoir pourquoi les choses bougent. Je réponds au nom des (anèmes). Je suis journaliste congolais basé à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo.

    Moins de 20 % de femmes aux postes de décision dans les médias. Et dans ces deux dernières années, on voit certaines chaines qui mettent une confiance louables dans des femmes, en les plaçant à la tête de certaines rédactions. Parmi elles figure Marie-Noëlle Kabuya,  journaliste depuis plusieurs années et nommée directrice chargée des informations d'une chaine très connue ici, il y a six mois, en remplacement d'un homme.  J'ai eu beaucoup beaucoup beaucoup de formations, je suis à la hauteur. Je peux toujours me battre, les fonctions ce ne sont pas des sexes.  Après sa nomination, certains de ses collaborateurs semblent eux, ne pas avoir confiance en ses compétences, juste parce qu'elle est une femme. Mais après, ils ont fini par apprécier son professionnalisme.

    Tout le monde avait peur, mais est-ce que ça sera la bonne ? Est-ce que ce sera elle qui va apporter la petite chose, la petite touche qui a manqué ? Petit à petit, les choses se sont arrangées et on a une équipe très forte.

    C'était les mêmes cas pour Losen Kalafulo quand elle a été nommée rédactrice en chef de la première radio interculturelle de la région. Elle a observé quelques réticences, mais elle a réussi à convaincre que ce n'est pas le sexe d'une personne qui lui donne son mérite professionnel.

    Je suis femme, physiquement, et dans ma tête, je suis femme. Mais je travaille, comme tout le monde, je travaille comme peut le faire un homme,  et comme peut le faire aussi une femme. C'est ton intelligence qui te place à la place qu'il faut.  Je me suis demandé : "a-t-elle profité de sa position pour embaucher plus de femmes ?" Voici sa réponse.  Nous avons trois femmes, et nous avons trois hommes. Et tout se passe très bien. On n'a pas de problème là-dessus. Nous n'avons pas recruté les gens, parce que nous devons respecter pas les genres. Nous avons recruté parce que ce sont des personnes qui méritaient d'avoir ce travail là.  Ça semble normal. Pourtant là aussi c'est une exception. Selon l'Union Congolaise des Femmes des Médias, il n'y a que 33% de femmes dans les rédactions. Ça progresse, mais on est encore loin de la parité. Pourquoi est-ce si important qu'il y ait des femmes journalistes ? Parce que cela influence positivement la population, même pour les jeunes femmes, la présence de femmes dans les médias les incitera à avoir confiance en elles, a osé s'exprimer.  Je nous appelle d'abord nous, femmes, à prendre conscience de ce que nous voulons faire. Et je rappelle aux directeurs de radio et aux propriétaires des radios, d'éviter de discriminer la femme.

    La grande question, c'est aussi de sensibiliser l'homme à la masculinité positive.  La masculinité positive, voilà un concept intéressant. Il incite les hommes à être des pères et des partenaires engagés qui prônent l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. Ces hommes engagés servent de modèles positifs pour d'autres hommes. C'est un concept très répandu dans ma région et j'en suis fier.

    Vous avez compris et ici en République démocratique du Congo, certaines femmes ont transcendé les barrières pour se faire une place considérable dans les médias. Y a-t-il d'autres domaines, dans lesquels il y a moins d'inégalités entre hommes et femmes dans vos différents pays ? Faites-le nous savoir en commentaire. On se retrouve à la prochaine. Salut !

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    Publié le 09 oct. 2018
    00:03:39
    Disponible jusqu'au : 18 oct. 2020
    Tous publics
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