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  • Les Haut-Parleurs - Femmes

    Femmes

    Martin en France


    A voix égales


    Le 7 juin prochain, débutera la Coupe du monde de football féminin en France, une discipline en plein développement. La mixité progresse même - à tout petits pas - du côté des arbitres. Bientôt une femme pour arbitrer des matches de Ligue 1 ?


    Crédits :
    Réalisation : Martin Delacoux
    Rédaction en chef : Hanane Guendil, Hélène Seingier
    Musique : Bougie Bounce par Drew Banga, James Blunt, Goodbye My Lover
    Archives : AFP, Youtube, L'Equipe, France TV Sport, FFF TV et W9, Programme TV, State Department photo by Heiko Herold/ Public Domain, Dontworry, Harald Bischoff
     


    Transcription

    (sous-titré) Salut, c'est Martin, en France. Je ne sais pas si vous avez suivi, mais on est Champions du monde. Enfin, pour être correct, on a remporté la compétition des hommes en football, parce qu'il y a une autre Coupe du Monde qui arrive bientôt, c'est celle des femmes. Alors, des femmes qui font du sport, dans notre société, c'est moins médiatique. Mais ça, ça change, et très vite.  Le coup d'envoi de la Coupe du Monde Féminine, c'est le 7 juin prochain, en France. Et pour la première fois (...)

    (sous-titré) Salut, c'est Martin, en France. Je ne sais pas si vous avez suivi, mais on est Champions du monde. Enfin, pour être correct, on a remporté la compétition des hommes en football, parce qu'il y a une autre Coupe du Monde qui arrive bientôt, c'est celle des femmes. Alors, des femmes qui font du sport, dans notre société, c'est moins médiatique. Mais ça, ça change, et très vite.  Le coup d'envoi de la Coupe du Monde Féminine, c'est le 7 juin prochain, en France. Et pour la première fois, les matches vont être diffusés sur une grande chaîne de télévision. En clair : grosse audience en vue. En plus, les Bleues s'en sortent vraiment pas mal. Elles sont, par exemple, troisièmes au classement FIFA.  Le football féminin est en pleine croissance. Il y a eu la Coupe du monde des jeunes qui s'est passée en Bretagne, où il y a eu beaucoup d'enthousiasme. Évidemment que Corinne Diacre et tout son groupe, à la Coupe du monde qui va approcher, il y a une attente forte.  Mais pour voir plus de filles sur les terrains, il y a une autre bataille à mener : celle du sifflet. À quand des femmes pour arbitrer des matches de l'équipe de France ? Je n'ai pas d'objection. Après, il faut demander à ceux qui décident. Et voilà ce que les gens qui décident disent : "Une femme peut arbitrer les matches des hommes, mais il faut d'abord être passionné de football, avoir des super notes en fin de saison, le moment où les arbitres sont notés sur leurs prestations, avoir réussi les tests physiques, par exemple courir 40 mètres en moins de six secondes, six fois." C'est le niveau pour les arbitres de Ligue 1. Si tout cela est réussi, l'arbitre peut monter au niveau supérieur, encore faut-il que l'arbitre du niveau supérieur soit relégué, au niveau antérieur, ou prenne sa retraite. Et pour le niveau international, il faut être choisi par l'UEFA au niveau européen, ou par la FIFA au niveau mondial. Il faut donc être très, très, très patient pour arbitrer l'élite. En 2017, l'Allemande Bibiana Steinhaus a été la première femme à arbitrer l'un des matches des cinq grands championnats européens. Une petite revanche : deux ans auparavant, un joueur lui avait lancé qu'elle n'avait rien à faire dans le football masculin. En 2017, notre grand Franck Ribéry national lui avait défait ses lacets en plein match.

    Est-ce qu'il aurait fait la même chose à un homme ? Pas sûr.  Alors, il faut savoir que la France est plutôt bien lotie : c'est le quatrième pays en termes d'arbitres féminins. Et la grande star, c'est elle : Stéphanie Frappart, qui arbitre des matches de Ligue 2.  On m'a donnée beaucoup pour moi, donc c'est aussi important pour moi de transmettre mon expérience et susciter peut-être d'autres vocations. Parce que l'arbitrage, c'est quelque chose de difficile, quand on est jeune de se lancer dans l'arbitrage. Je pense que d'avoir des exemples, ça permet à certaines filles de s'identifier et de passer le cap. Grâce notamment à l'exemple de Stéphanie Frappart, qui est aux portes de la Ligue 1, la Fédération Française de Football espère passer son nombre d'arbitres féminins de 850 à 1 500 à l'horizon 2020-2021. Un objectif ambitieux parce qu'il y a un vrai déficit des vocations en France. L'élite féminine, en France, travaille et arbitre en même temps, donc ce n'est pas évident. C'est une activité qu'il faut mettre en avant, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. On s'intéresse beaucoup moins aux filles, donc c'est beaucoup plus difficile de les recruter. Le développement du football féminin et de l'arbitrage féminin vont donc de pair. C'est plutôt bon signe parce que le nombre de licenciées a explosé ces dernières années. En juin 2017, il y avait grosso modo 160 000 licenciées féminines. Six ans plus tôt, elles étaient seulement 45 000. Leur nombre a donc plus que triplé sur cette période. Avec cette base solide de licenciées, une femme finira, à un moment ou un autre, par arbitrer des matches de Ligue 1. Puis, peut-être, le Graal ultime. Pour la prochaine Coupe du monde, au Qatar, en 2022, ça risque d'être compliqué. Mais on croise les doigts pour celle d'après, en 2026, organisée par le Mexique, ainsi que les États-Unis et le Canada : deux pays plutôt en avance sur le sport féminin. C'est tout pour moi, je vous dis à bientôt sur Les Haut-Parleurs, ciao !

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    Publié le 09 oct. 2018
    00:04:23
    Disponible jusqu'au : 18 oct. 2020
    Tous publics
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