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  • L'invité

    L'INVITE TV5MONDE 2016/2017

    Invité : Robert Charlebois, auteur-compositeur et interprète ; le célèbre Québécois démarre une grande tournée à l'occasion de ses 50 ans de carrière.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    50 ans d'amour, de chansons, de passion partagée avec le public,

    Robert Charlebois, c'est un bel anniversaire,

    une tournée internationale pour dire, finalement, à ce public,

    et bien qu'il vous aime et que vous l'aimez.

    Vous avez tout dit.

    Vous avez tout dit, c’est vraiment…

    moi, je pense que le spectacle est aussi intéressant

    que le public peut être intéressant,

    et je vais essayer de f (...)

    50 ans d'amour, de chansons, de passion partagée avec le public,

    Robert Charlebois, c'est un bel anniversaire,

    une tournée internationale pour dire, finalement, à ce public,

    et bien qu'il vous aime et que vous l'aimez.

    Vous avez tout dit.

    Vous avez tout dit, c’est vraiment…

    moi, je pense que le spectacle est aussi intéressant

    que le public peut être intéressant,

    et je vais essayer de faire mieux, bien sûr,

    mais quand j'ai fait, par exemple, le spectacle, où tu étais à Bobino,

    quand j'ai des gens comme toi dans la salle, ou Alain DELON,

    ou Renaud, ou BRUEL, ou mon ami SOUCHON,

    je fais des blagues pour eux,

    et là, je ne pourrai pas faire les mêmes blagues,

    parce qu'ils ne seront pas là,

    il y aura d’autres gens,

    il faut jamais, jamais essayer de faire deux fois le même show

    et les shows, ça ne parle jamais comme on pense, de toute façon.

    Mais je te promets que je vais essayer de faire mieux.

    Oui. Est-ce que ça va commencer avec la chanson

    que tout le monde vous réclame, Robert ?

    J’aurais voulu être un artiste ?

    Oui.

    Non, non, mais il y a une dame qui, à Angoulême, ou tu étais aussi,

    qui me disait "ah, vous savez, moi, quand je vous entends la chanter,

    moi aussi, j’aurais voulu être une artiste,

    par contre, mon mari, ce qu’il préfère de vous,

    c’est le Phoque en Alaska

    Deux chansons qui ne sont pas de vous.

    Un doublé dans la même phrase.

    Mais oui, j’en connais une, notamment, qui est de vous,

    parmi tant d’autres chefs-d'œuvre, écoutez, Robert CHARLEDEBOIS.

    (Chanson en langue étrangère)

    C’est l’histoire incroyable d’une chanson,

    quand elle rentre dans la mémoire populaire.

    Oui. Ma première guitare, elle m’a coûté 13 dollars,

    j'avais 13 ans, donc c’est pour ça que je m’en souviens.

    Je ne pensais jamais que ça allait marcher, moi,

    c'est le rêve de tout le monde ça,

    faire des chansons, c'est le plus beau métier du monde.

    On peut dire ce qu'on pense, on n’a aucune censure, on va sur scène,

    on contrôle, etc. , mais il n’y a pas un métier au monde,

    ni au cinéma, ni au théâtre qui offre autant de liberté à un artiste,

    peut-être l’écriture ou la peinture,

    quoique la peinture, aussi, on est tributaire du galiériste,

    la littérature, de son éditeur, il n’y a pas de choses qu'on peut faire tout seul,

    mais contrôler, contrôler une salle, il n’y a pas mieux que la chanson.

    Oui, extraordinaire début. La rencontre avec Félix LECLERC.

    Oui, moi, je pensais que ça allait durer 3 ans, mais ça a duré 50 ans.

    Oui, ça a été énorme pour moi.

    Félix était vraiment mon maître, on peut dire,

    mais lui, il disait saute de BRASSENS.

    BRASSENS, pardon, disait saute Félix aussi,

    il disait mon maître,

    parce que les deux arrivaient tous seuls avec une guitare,

    le petit pied sur la chaise, en tout cas, dans le cas de Félix.

    Et Brassens avait quand même un excellent contrebassiste,

    ça meuble beaucoup,

    et moi, je me disais au début, quand je faisais mes premières chansons,

    "je t’emmène dans ma boulée, chanter comme Félix",

    et puis j’étais tellement…

    Aujourd'hui, les gens qui écoutent mes chansons ne peuvent pas savoir

    que j'ai eu Félix comme maître.

    Mais, quelqu'un qui dit je n’ai aucune influence, je ne crois pas,

    il les a toutes, et il faut s'attacher à une en particulier et la dépasser,

    et la fameuse phrase, bon,

    c'est celle qu'on peut se dépasser soi-même et souvent dépasser le maître.

    Je ne dis pas que j’ai dépassé Félix,m

    mais j’ai fait quelque chose qui est n’a tellement rien à voir

    que si je vous avais pas dit que c’est mon idole,

    vous l’auriez à peine deviné.

    Oui, et bien, on va écouter un extrait des talons hauts.

    Le concert historique avec VIGNEAULT et Félix.

    Ah ça, ça a marqué l'histoire? et ça continuera de marquer l’histoire.

    Oui, oui. Ça a été la première…

    et bien, il y a Woodstock, quand même, qui nous a précédés.

    Mais, nous, ce qu’on avait de différent de Woodstock,

    c'est qu'on avait 3 générations différentes.

    Gilles était plus jeune que moi à l'époque,

    mais était un vieillard par rapport au gars de 30 ans que j'étais.

    Et VIGNEAULT, on avait tous 15 ans de différence, voilà.

    Et on changeait le monde. On rêvait de changer le monde.

    Ne pas changer le monde, mais au moins réchauffer les problèmes,

    parce qu'on ne peut pas changer le monde avec la chanson,

    quoiqu’on est dû pour une révolution,

    puis les révolutions, ça se fait en chansons.

    Quand je dis révolution, ne paniquez pas,

    la terre est due pour une révolution.

    Ça ne veut pas dire qu’on va se tirer dessus.

    Imaginez le Rock’n’roll, quand c’est arrivé le Rock’n’roll,

    ça a changé la terre, mais la politique est due pour une révolution Rock’n’roll,

    parce que ça tourne en rond,

    puis surtout des petits bonhommes avec des habits gris.

    Il n’y a personne qui s'identifie à eux,

    en tout cas, en ce moment, sur cette terre.

    Donc, on est dû pour une belle révolution pacifique et musicale.

    Allez, Robert.

    "Et sa robe à crinoline.

    En la faisant danser un slow".

    Alors, quand vous arrivez pour conquérir…

    J’ai osé parler pendant ma chanson.

    Robert, quand vous arrivez pour conquérir Paris,

    alors, vous allez faire, alors, une tournée avec Léo FERRÉ.

    J'ai lu quelque part que ça ne s'était pas très bien passé ?

    Ah non, avec Léo et moi, ça s’est formidablement bien passé,

    sauf que Léo avait une très mauvaise image à l'époque,

    parce que je crois qu'il avait franchi des barrages de Police pour aller chanter,

    je ne sais pas, à l'Odéon,

    puis les gens crachaient sur son pantalon pendant qu’il chantait, etc.

    Et à un moment donné, on était…

    non, c'est vrai, ça a été comme faire la guerre, mais pas entre Léo et moi.

    Mais par contre, beaucoup de gens prenaient Léo pour un anarchiste politique,

    c’était un anarchisme musical,

    et bien, poète, mais je ne lui arrive pas à la cheville,

    Et par contre, on chantait souvent avec des chiens policiers devant la Seine,

    puis les gens arrachaient nos affiches parce que c'était la période POMIDOU,

    ils arrachaient nos affiches, mettent des photos de Pompidou, et tout ça.

    Et donc, on s’est fait l’un…

    Je pourrais vous raconter des heures et des heures, mais on n’a que…

    Ah là, on n’a que 2 heures, on n’a que 2 heures d’émission.

    Même, on s’est fait lancer, moi des mégots dans le cheveux,

    lui des boulons, tu sais qu'un boulon de bagnole,

    quand ça arrive du quatrième balcon, ça peut faire très mal aussi.

    Alors, on a eu des…

    Ah, je pourrais te raconter des heures et des heures.

    Est-ce que vrai, Robert ?

    Premier Olympia, en première partie d'une chanteuse musette

    qui s'appelait Georgette PLANA qui chantait "Riquita",

    Est-ce que c’est vrai que vous avez balancé la batterie dans le public ?

    Oui, c’est vrai, c’est vrai, j’ai fait un solo,

    et je ne voulais pas lancer ma guitare,

    parce que je l'avais payée très cher celle-là, la deuxième,

    c’est une Gibson ES 75, la même qu'Elvis,

    j’ai dit "pas question que je lance ma guitare".

    Vu que la batterie était louée, j’ai dit "on va plutôt balancer la batterie",

    mais c’est un accident de batteur ça.

    A l’époque, je n’ai pas voulu…

    Je ne suis pas un gars méchant…

    J’ai pas voulu trancher des têtes avec le frisbee

    en m’en servant comme avec les cymbales,

    mais non, non, non, ça a été exagéré tout ça.

    Un jour, j’écrirai mon livre, et vous saurez la vérité.

    Mais pas cette année.

    Mai vous ne l’avez pas balancé sur Georgette PLANA ?

    Non, mais non, mais non, non, voyons.

    Georgette, ses préoccupations,

    c’était est-ce que ma robe va bien avec le rouge de mes chaussures.

    Ça s’arrêtait là, pour moi.

    Mais, c’était une chanteuse, vraiment populaire, extraordinaire,

    et puis, non, on s’est bien entendus avec Georgette.

    Mais, ça ne marchait pas, c'est comme si on mettait,

    je ne sais trop moi…

    Je ne sais pas, maintenant, France GALL avec les Red Hot Chili Peppers,

    il y a en un des deux qui souffrirait.

    Ca n'irait pas ensemble.

    Il y a une chanson immortelle, d'autres chansons immortelles,

    je vous propose d'écouter Robert CHARLEBOIS;

    "Je reviendrai à Montréal

    dans un grand Bœing bleu de mer".

    C’est aujourd’hui un hymne, cette chanson.

    C’est la chanson québécoise préférée du public.

    Et c’est la chanson, dont les gens disent qu’ils ne se lassent,

    puis moi quand j’en ai marre, je la fais à la guitare, c’est très joli aussi,

    mais j'ai dit "ils vont me traiter de crooner, les gens,

    tu sais, j'étais un gros rocker", et moi (inaudible) et tout ça, et je crois

    que j'ai bien fait, parce que d'après la Sacem, c’est de loin ma plus jolie.

    (Rire)

    C’est vrai. Robert Charlebois.

    Et bien, merci, merci Patrick.

    (Musique)

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    00:08:08
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