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  • L'invité

    Thomas Ngijol, Karole Rocher

    Invités : Thomas Ngijol, Karole Rocher.

    Dans « Black Snake », l'humoriste Thomas Ngijol incarne un super-héros africain. Une comédie-parodie désopilante, tournée sur le continent africain, qui s'amuse de la corruption, des dictatures et des travers de la France en Afrique. À ses côtés, la comédienne Karole Rocher.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    "Grands pouvoirs, zéro responsabilité", c'est "Black Snake", c'est une comédie absolument formidable. Bonjour Thomas N'Gijol, on est ravis de vous accueillir. À vos côtés, il y a évidemment Karole Rocher, qui est dans ce film une journaliste. On va raconter cette histoire délirante, c'est "la légende du serpent soir", Thomas. C'est un super-héros made in Africa. Absolument. Made in Africa, made in France aussi, parce que c'est sur le territoire africain certes, mais c'est très humour, c'est très (...)

    "Grands pouvoirs, zéro responsabilité", c'est "Black Snake", c'est une comédie absolument formidable. Bonjour Thomas N'Gijol, on est ravis de vous accueillir. À vos côtés, il y a évidemment Karole Rocher, qui est dans ce film une journaliste. On va raconter cette histoire délirante, c'est "la légende du serpent soir", Thomas. C'est un super-héros made in Africa. Absolument. Made in Africa, made in France aussi, parce que c'est sur le territoire africain certes, mais c'est très humour, c'est très "Comédie-Française", c'est ça l'inspiration première.

    Oui. Alors on y trouve évidemment Édouard Baer, on y trouve Michel Gohou et vous, Karole. Vous êtes une journaliste mais alors, heureusement que vous êtes là. Eh bien oui, je suis d'accord, oui, c'est vrai.

    Non non, elle est là pour y croire. Oui, c'est ça.

    Oui, pour croire à la vérité, finalement à la justice. Exactement. Oui. Parce qu'alors, le compère à côté, c'est un drôle de super-héros.

    Eh bien oui. Eh bien disons que c'est vrai, que je suis un peu à côté de la plaque de temps en temps, pas tout le temps. Et heureusement que le personnage de Karole est là de temps en temps aussi, parce que je me ressaisis naturellement tout seul. Mais son personnage de Françoise m'insuffle quelques inspirations essentielles à ma quête. Oui allez, c'est "la légende du serpent noir". "Black Snake" est là, regardez. "Comment va papy ?

    Tu t'es un peu entraîné, à Paris ? Pas quotidiennement, mais…

    T'es venu voler chez moi, espèce de petits voleur, viens ici ! Viens ! Viens ! Viens ici ! Viens ici ! Viens, j'ai des bonbons. Non, mais ça va pas, non ? C'est… Barre-toi ! Allez, fous le camp !

    Bon, eh bien ravi de t'avoir revu tonton, bonne journée. C'est un bandit local qui sème la terreur, pour le compte d'une milice, appelée "Force Apocalypse".

    C'est ça le pouvoir et moi je l'ai.  Aux bonnes nouvelles. Papy ! Je crois en toi. C'est vraiment dommage" !

    Et voilà. Et bon, on verra la suite tout à l'heure, on verra encore des images, il va devenir un super-héros. Non mais dites-moi Thomas, où vous allez chercher tout ça, parce que c'est quand même dingue. Ah, eh bien c'est l'envie de s'amuser, c'est l'envie de s'amuser, franchement, tout simplement. Après, ça part aussi d'un petit manque, vous pouvez dire historique. Parce que comme je le disais avec beaucoup d'amusement par le passé, dans un très vieux sketch que Superman, on l'a rarement vu sur le continent africain et quand il vole, limite il fait semblant de ne rien voir du tout. Donc partant des fois un peu de ce principe, on a créé ce personnage un peu loufoque, mais qui soit une bonne cour de récré, où je puisse laisser libre cours à l'amusement.

    Oui, alors il va lutter contre la tyrannie. Il n'est pas forcément tellement courageux aussi quand même, il faut dire. Il essaie. Oui. Oui, il essaie tant qu'il peut, tant qu'il peut.

    Il essaie. Vous l'aimez ce personnage vous, Karole ? Le personnage de "Black Snake" ? Oui. Eh bien oui, finalement, il est attachant. Et puis il est drôle et puis on a envie qu'il devienne un grand super-héros, finalement. Oui. Oui. On a envie qu'il y arrive. On aurait envie, oui. Oui. Alors vous, vous là, vous êtes une journaliste à côté, vous travaillez pour un journal, vous menacez de tout révéler, parfois. C'est ça et mon journal s'appelle "L'utopiste", donc ça symbolise bien toutes les croyances de Françoise. Et oui, moi je veux tout dénoncer et puis je tombe aussi sous le charme de Black Snake, évidemment.  Bien sûr, bien oui. Comment ne pas tomber sous le charme d'un super-héros ? Alors il faut le voir avec son masque, parce qu'évidemment,  il se cache. Parce que dans la vraie vie, il s'appelle Clotaire ? C'est ça. C'est ça. C'est ça, Clotaire Sangala. Je vis en France et je suis revenu donc dans mon pays d'origine. Donc on ne sait pas très bien où il situe, mais on est en Afrique, au milieu des années 70. Et je vais avoir cette lourde mission de sauver mon pays, sans que je ne le veuille à la base. Mais par la force des choses, les évènements étant ce qu'ils sont à ce moment-là là-bas, je vais avoir cette mission, suite au décès - comme a pu le voir - de mon grand-père.

    Oui. Alors le grand-père qui est un peu chinois. Oui. Bon là, on ne sait pas trop d'ailleurs, il croit qu'il est né peut-être dans une poubelle, votre personnage. Oui oui oui, c'est ça. Le grand-père lui cache une partie de sa vie, pour le protéger, c'est ça. Et justement, on ne sait pas ce qu'il fait là d'ailleurs,  ce Chinois mais bon, ça fait partie de l'amusement. On se dit : "Eh bien tiens, il y a un Chinois comme ça en Afrique, il évolue là". Et pourquoi pas, d'ailleurs ? Pourquoi pas ?

    Et il se balade en 4L, ce qui est étonnant pour un super héros, pour sauver l'Afrique.

    Eh bien disons qu'on est au milieu des années 70 et peut-être que la 4L - moi je n'étais pas né, -mais peut-être que la 4L était une très bonne voiture, à l'époque. Enfin moi, je la trouve plutôt belle et classe, en tout cas esthétiquement dans le film, elle tape bien, moi je trouve. Regardez ! Regardez ! Regardez les images ! "Vous êtes tombé bien bas, Black Snake. Quand l'ennemi est encore là…Black Snake se doit de continuer.

    Toi et moi, on a… Ta gueule ! Reste courtois ! On peut se foutre sur la gueule, mais dans le respect" !

    Non mais là, ça donne envie d'y aller, vraiment.

    Eh bien écoutez, j'espère, j'espère. Nous en tout cas, on a fait notre partie du taf - comme on dit -, maintenant, on est très heureux de l'offrir au public. Oui, alors il y a le Français, c'est Édouard Baer qui évidemment, est là pour la démocratie en Afrique, ça va de soi. Oui, il est là pour s'assurer que l'indépendance de ce pays "se fait bien". Oui. Voilà. Mais après ça, après avoir dit ça, il éclate de rire. Eh bien oui. Je pense que c'est ça qui est drôle aussi dans ce film, qui nous a amusés en tout cas, c'est de lier un petit peu - on va dire - à un des faits historiques marquants et qui sont toujours malheureusement un peu d'actualité. Donc on sait que la mainmise de l'Occident sur le continent africain, perdure depuis pas mal de temps. Donc, ça permet aussi de rire - si on peut dire - de certaines actions, oui. Oui et puis de rire du président. Parce qu'alors, le président interprété par Michel Gohou, Erzachias… Ézéchias. Ézéchias. Ézéchias, président Ézéchias.

    Voilà, Erzachias, on ne sait pas qui c'est. Ah oui, on ne sait pas qui c'est, oui. Non mais ce président-là, ce n'est pas forcément non plus un modèle.

    Non non, mais c'est surtout la figure du grand méchant, comme il y a souvent dans ces films. Pour qu'il y ait un vrai héros, il faut qu'en face, il y ait son équivalent. Donc là Ézéchias, interprété par Michel Gohou, qu'on ne présente plus, en tout cas, peut-être plus en France, parce que c'est vraiment une légende de l'humour en Afrique. Et c'était une vraie joie de jouer face à lui, c'est clair.

    Oui. Karole, alors vous tournez dans ce film, on ne dira pas où il a été tourné mais bon, on est quand même dans le décor, en Afrique. Tout est important : le décor compte, la musique est formidable. Ah oui. Eh bien oui, le décor compte, les costumes comptent, la lumière compte. Et voilà, on s'est amusés sur tous les plans. C'est-à-dire qu'au niveau du jeu évidemment, dans l'humour, mais on s'est aussi amusés à essayer de faire un beau film, voilà. Oui. Eh bien oui. 

    Et donner envie de rire. Et en même temps, avec - on disait - ce faux là, Thomas disait : "Ce faux", parce qu'on se dit : "Voilà, il y a quand même du vrai derrière tout ça". On rit de choses qui sont un peu vraies.

    Eh bien oui, quand il y a des vérités en-dessous, ça permet d'être encore plus sincère, donc voilà. Oui. Karole, on ne révélera pas "la légende du serpent noir". Eh bien non. C'est un peu mystérieux. Oui, c'est ça. Il y a un secret derrière. C'est ça, c'est très mystérieux, grand mystère.

    Oui, oui, on va laisser les spectateurs le découvrir en masse. 

    Allez voir "Black Snake", c'est formidable, "la légende du serpent noir". Merci beaucoup à tous les deux de nous donner du plaisir.. Eh bien merci à vous. …dans une salle, le plaisir de rire, de quoi passer un moment formidable. Merci, merci. "Black Snake". Voilà. Merci à tous les deux. Merci.

    Merci, à très vite.

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    00:07:56
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