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  • L'invité

    Fatou Ndiaye

    Invitée : Fatou Ndiaye, actrice française.

    Révélée dans « Fatou la Malienne », la comédienne est à l'affiche de « Un ange » du réalisateur belge Koen Mortier. Un film inspiré de la fin tragique du champion cycliste belge Frank Vandenbroucke et un rôle fort pour Fatou Ndiaye qui a tourné pour la première fois au Sénégal où elle est née.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Bonjour, Fatou Ndiaye.

    Bonjour.

    C’est un plaisir de vous accueillir. 2001, c'était Fatou la Malienne, des millions de spectateurs qui vous découvraient. Aujourd'hui, c'est un film qui s'appelle Un Ange. C'est une incroyable histoire d'amour que vous nous racontez, qui se passe au Sénégal, le pays de votre naissance, vous êtes née à Saint-Louis. Une histoire d'amour surprenante dans ce film…

    C'est vrai. Une histoire d'amour, mais c'est bien qu'on le défin (...)

    Bonjour, Fatou Ndiaye.

    Bonjour.

    C’est un plaisir de vous accueillir. 2001, c'était Fatou la Malienne, des millions de spectateurs qui vous découvraient. Aujourd'hui, c'est un film qui s'appelle Un Ange. C'est une incroyable histoire d'amour que vous nous racontez, qui se passe au Sénégal, le pays de votre naissance, vous êtes née à Saint-Louis. Une histoire d'amour surprenante dans ce film…

    C'est vrai. Une histoire d'amour, mais c'est bien qu'on le définisse comme un film qui raconte une histoire d'amour et une histoire d'amour un peu folle, un peu improbable, presque impossible et finalement, un amour qui ne sera même pas consommé. Donc, c'est vraiment l'histoire d'une rencontre, c’est surtout ça. L’histoire d'un moment entre le rêve et la réalité, quelque chose d'un petit peu…qui pourrait presque être une histoire fantasmée. Et puis, un film, un film de cinéma, un vrai film de cinéma, à voir au cinéma. Et au Sénégal effectivement, c'était la première fois que je tournais au Sénégal, ce qui est assez étrange parce que c'est vrai qu’après toutes ces années, j'aurais pu avoir tourné déjà au Sénégal, mais c'était important que ce soit un film qui raconte quelque chose de plus que juste le fait de tourner au Sénégal, parce que ce n'est pas tellement ça qui est important…

    Ça s'appelle Un Ange, c'est une histoire d'amour, c'est une prostituée sénégalaise qui rencontre un cycliste belge et ils ne vont plus pouvoir se quitter. Regardez !

    On a dit que cette chambre était dans un hôtel de passe et qu’elle était au nom d’une pute sénégalaise, c’est-à-dire moi. (Inaudible) Ça va, petit ?. Tu as déjà baisé avec une Black, toi ? Non, moi, je ne peux pas si je ne suis pas amoureux. Ça me fout en l’air cette merde, ça va finir par complètement me détruire, jusqu’au trognon. Au final, c’est pour vous que je le fais, pour mes fans. Moi, c’est Thierry. (Faye). (Inaudible) la tête, là. À aucun moment…

    C'est une histoire d'amour évidemment difficile qui est racontée, basée sur une histoire vraie, on va en parler dans quelques instants…

    C’est difficile pour moi de, de…

    Qui avait marqué la Belgique…

    C’est difficile pour moi de regarder les images…

    C'est difficile de se voir comme ça ? De se voir comédienne ?

    Oui.

    De se voir dans ce personnage?

    De se voir en général, surtout que ce n'est pas moi du tout, mais…Voir les images comme ça, ça replonge aussi dans l'histoire du film, le tournage…C'est toujours un peu compliqué pour moi d'avoir la distance. J'ai beaucoup plus de distance avec les années heureusement, sur beaucoup de choses par rapport à mon métier, mais se voir à l'image, c'est quand même toujours quelque chose d'un peu étrange, parce qu’il ne s’agit pas de soi non plus.

    C'est ça. Mais au fond, qu'est-ce qui vous a séduit dans cette histoire ? Parce qu'on va parler évidemment de réalisateur, de la façon qu'il a, vous l'avez dit, de fantasmer la réalité basée pourtant sur une histoire vraie, mais au fond, cette histoire entre deux personnages que normalement, rien ne devrait rassembler…

    Ben, déjà ça. Justement une rencontre, une rencontre…un accident comme toutes les belles rencontres, en général, cela résulte d'un accident, mais une rencontre aussi ratée. Disons que c'est surtout un film sur la possibilité. La possibilité, moi, en tout cas, c'est comme ça que je le vois, la possibilité de vivre une histoire, une belle histoire, une histoire qui va changer sa vie. Et après, cette possibilité, qu'est-ce qu'on en fait ? Est-ce qu'on la vit ou est-ce qu'on ne la vit pas ? Moi, je pense qu'on n'a pas d'autre choix que de la vivre.

    Oui…Donc, on l'a dit, c'est un cycliste, il se donne à son public, il est aussi dopé on va dire, il est malade, quelque part dans sa tête aussi. Et cette rencontre avec cette jeune femme au Sénégal va changer sa vie.

    Oui. Alors oui, il est très, très…il est très, très sous influence, comme on dit. Il est quand même très drogué, très…très malade tout simplement. Mais disons qu’effectivement, c'est une histoire qui aurait pu changer sa vie. Moi, je pense que c'est plus ça. Ça aurait pu changer quelque chose s'il n'était pas déjà sur une certaine voie. Je ne dirai pas laquelle de voie, mais il est déjà parti quelque part. Finalement, c'est ce moment, ce dernier moment, ce dernier souffle où il aurait pu avoir cette histoire qui aurait pu le sortir de…mais ça n'arrive pas. Pour elle en revanche, ce qui est important, moi, en tout cas, c'est comme ça que je le voyais, c'était la possibilité aussi d'aimer, la possibilité de…pas du tout une histoire sociale, de sortir de sa situation de prostituée ou quoi, mais plus de vivre quelque chose qui a l'air de ne pas être vrai au départ et puis finalement, c'est quelque chose à quoi elle va s'accrocher, à quoi elle va croire. Et voilà.

    Oui…C'est basé sur une histoire vraie, c'était Frank Vandenbroucke qui a marqué l'histoire de la Belgique du cyclisme et qu'on a retrouvé, on peut le dire, mort un jour au Sénégal, dans les bras d'une prostituée…

    Dans les bras, dans une chambre en tout cas…

    Elle a été accusée. Et donc, c’est au fond ça aussi que ce film montre, ces deux destins brisés.

    Complètement. Et le réalisateur, lui, c'est pour partir…Il est parti de l'histoire du roman qui avait été écrit par l'écrivain dont j'ai oublié le nom, désolée…

    Il s’appelle Dimitri Verhulst.

    Dimitri Verhulst, merci. Et donc l'histoire qu'il a racontée, c'était à travers le personnage féminin. C'est une histoire à la première personne et c'est son histoire à elle finalement. Après, l'histoire qu'il a écrite était beaucoup plus basée sur l'histoire de la vie de Thierry. Et puis finalement, il est revenu aux origines de ce qui lui a donné envie de faire ce film, qui est le roman plus à la première personne. Donc, il y a eu comme ça un échange entre l'histoire qu’il voulait raconter, puis l'histoire qu'on a racontée ensemble, ce qui donne ce film…

    Qui est, au fond, la lutte par rapport au monde, c'est au fond…elle est bloquée par une carte sanitaire, elle est prostituée, elle a le monde autour qui est refermé et au fond à lui aussi, on lui refuse d'aimer cette femme et lui-même est dans une phase de destruction parce que le cyclisme l'emporte. Et au fond, tous les deux vont se retrouver là-dedans.

    Oui, c'est ça. Après, cette histoire de carte sanitaire, c'est presque un…presque une coquille finalement dans l'histoire, parce que c'est quelque chose qui existe, mais qui n'a plus vraiment lieu aujourd'hui d'être. Maintenant, elle est bloquée…à savoir à quel point elle est bloquée. Parce qu'on ne raconte pas non plus vraiment son quotidien. Mais (inaudible) dans son quotidien, c'est une jeune femme qui va au marché, qui voit son amie et puis qui le soir travaille, mais qui dit bien qu'elle choisit avec qui elle va…elle va aller travailler. Donc, je n'ai pas l'impression qu'elle soit vraiment bloquée non plus. Au contraire, je pense qu'elle est…elle se réserve justement le droit de choisir et le droit de vivre autre chose. Maintenant, au départ, dans cette rencontre, il y a quelque chose qui quand même peut avoir l'air biaisé, mais finalement, le fait qu'elle soit prostituée et que lui soit un grand cycliste, c'est un contexte. Ce n'est pas l'histoire des deux personnes qui se rencontrent. Ça, c'est vraiment le contexte qui peut prendre toute la place dans une histoire, mais là, qui n'a pas le temps de prendre de la place. Ce qui est important, c'est vraiment la rencontre et finalement, l'urgence qu'ils ont chacun de vivre…de vivre quelque chose de fort.

    Beau souvenir, Fatou, pour ce film-là, déjà…

    Oui, bien sûr. Oui, pour moi, oui.

    Oui. Et le Sénégal qui est là, dans vos veines, j'allais presque dire…Vous étiez à Saint-Louis, hein?

    Oui, à Saint-Louis, oui…qui n'a rien à voir avec Saly, parce que là, on a tourné près de Saly. Donc, c'est assez…Saly, c'est une ville assez particulière. Moi, je suis née à Saint-Louis et quand je vais au Sénégal, je vais à Saint-Louis. C'est Saint-Louis que j'aime. J'aime justement cette ville parce qu'elle est entre deux. Elle est entre le continent et le fleuve et la mer. Il y a quelque chose qui est vraiment… Et puis c'est l'histoire de Saint-Louis, une histoire aussi assez fascinante. J'ai bien peur d'être une Parisienne doublée d’une Saint-Louisienne. Beaucoup de gens, ce n'est pas…C’est inquiétant.

    Merci beaucoup. Fatou Ndiaye. Allez voir Un Ange de Koen Mortier avec notamment Vincent Rottiers et puis surtout vous, Fatou Ndiaye, qu'on a été ravis de recevoir aujourd'hui sur TV5 Monde. Merci Fatou.

    Merci.

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    00:08:14
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