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  • L'invité

    Clothilde Courau

    Invitée : Clothilde Courau, comédienne française.

    Clothilde Courau est l'invitée d'honneur du festival Le Goût des autres qui se déroule ce week-end au Havre. Elle y donnera une lecture publique, plongée dans le noir.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    La passion au cœur, la créativité, une artiste, Clotilde Courau, on est ravi de vous accueillir sur le plateau de TV5 Monde. Et quand je dis une artiste, c'est que vous êtes capable de tout faire, et voici maintenant que vous allez lire un auteur que vous aimez dans le noir, c'est quelque chose d'étonnant.

    Mais j'aime bien les défis et la lecture dans le noir c'est nouveau, je vais la vivre pour la première fois comme le public, mais ça permettra certainement l'écoute et puis la po (...)

    La passion au cœur, la créativité, une artiste, Clotilde Courau, on est ravi de vous accueillir sur le plateau de TV5 Monde. Et quand je dis une artiste, c'est que vous êtes capable de tout faire, et voici maintenant que vous allez lire un auteur que vous aimez dans le noir, c'est quelque chose d'étonnant.

    Mais j'aime bien les défis et la lecture dans le noir c'est nouveau, je vais la vivre pour la première fois comme le public, mais ça permettra certainement l'écoute et puis la possibilité d'emmener dans l'univers de Clément Bénech.

    Ouais, donc c'est un jeune auteur. Vous avez choisi un auteur qui n'est pas forcément très connu, oui.

    Alors, je ne choisis pas. Je fais souvent des festivals de lecture et en général, je ne choisis pas, pas pour le moment. Je n'ai pas encore de carte blanche. C'est plutôt les Directeurs avec lesquels je travaille qui me connaissent, connaissent un peu mon univers, mes qualités et mes défauts.

    Oui.

    Et du coup me présentent des auteurs que j'accepte de faire avec grand plaisir.

    Ça va se passer donc au Havre, c'est Le Havre qui accueille New York en quelque sorte, ces littératures incroyables dans ce festival "Le goût des autres".

    Qui est un beau titre le goût des autres, parce que ces festivals de littérature et particulièrement celui-ci, c'est aussi la possibilité de l'échange, du lien avec des auteurs passionnants. Alors cette année, je ne citerai même pas l'ouverture qui est faite avec Paul Auster ce soir, mais Rosaine, la Directrice de ce festival, est une femme incroyable et ce qui se passe, parce que, peut-être, aussi il y a moins d'enjeux financiers dans ces festivals de lectures ou d'auteurs, ça permet aussi une parole libre. Et le public en demande, et est très nombreux, et c'est une grande chance pour moi que de voyager au travers de la France et de pouvoir, au travers des auteurs, au travers du public, d'avoir un échange merveilleux.

    Ouais, je disais New York, vas-y regarder, bon évidemment, ça c'est Le Havre, on pourrait presque croire que c'est New York.

    Oui.

    ça ressemble quelque part.

    C'est vrai, du côté de Brooklyn.

    Du côté de Brooklyn. Et il y a une fascination évidemment pour les Etats-Unis, il y a une fascination pour tout ça.

    Je pense qu'il y a aussi, à un moment donné, dans notre monde et ce qui se passe actuellement, il y a aussi au niveau de la création de la créativité chez les artistes américains, quelque chose de très fort, parce que l'engagement est nécessaire aujourd'hui.

    Oui.

    Et on ne peut plus être artiste sans s'engager entièrement. Donc, on va dire, cette "essence presque politique," mais fondamentale, elle est très puissante et très intéressante en se moment sur les États-Unis.

    Oui, parce que vous dites, l'engagement est nécessaire évidemment. On comprend évidemment, il y a Trump derrière et tout ça, oui alors je reprends le titre du (inaudible) c'est…

    Je pense que évidemment c'est la remise en question du mot politique. Politique sociale, qu'est-ce que ça raconte? Qu'est-ce que nous, en tant qu'artistes, écrivains, cinéastes, interprètes, qu'est-ce qu'on a envie de défendre? Et on a envie de participer à cette marche du monde aujourd'hui puisque nous sommes dans une marche quelque part révolutionnaire.

    Oui, ah bon ? vous trouvez, vous participez à une marche révolutionnaire?

    J'ai l'impression qu'il y a le besoin au travers de cette technologie qui est en train de prendre le pas et dont on voit bien qu'elle est partout, qu'on ne peut plus arrêter cette science. Et l'homme, qu'est-ce que l'homme aujourd'hui? Qu'est-ce que l'humanisme aujourd'hui? Qu'est-ce que le monde de demain pour les générations futures, oui donc c'est une marche, je veux dire.

    Et les artistes essaient de répondre à cette question fondamentale, quand je disais, le titre de ce festival, c'est "Le goût des autres".

    "Le goût des autres".

    ça, il faut retrouver ça, retrouver, et les artistes vont aider à retrouver le goût des autres.

    Les artistes, c'est peut-être, je ne sais pas, mais en tout cas, ils vont aider. Ils ne peuvent pas vivre autrement, je crois que c'est tout simplement ça. A partir du moment où on est dans une passion et on est totalement entier et authentique, on a besoin de l'autre.

    Oui.

    On ne peut pas vivre sans l'autre, ça n'existe pas.

    C'était là… au contraire et là, vous parlez de révolution au contraire de ce que la société ou du spectacle de la société avec les égoïsmes, avec les affrontements.

    L'individualisme.

    Oui. Vous avez joué il y a très peu de temps dans un film qui montrait l'endoctrinement djihadiste.

    Chez les jeunes.

    Ouais.

    Dans la société, parce que il y a aussi à un moment donné peut-être un manque de sens, un manque de sens profond sur qu'est-ce que demain, qu'est-ce que l'homme dans un monde avec les autres ou parmi les autres.

    Oui.

    Qu'est-ce qui nous habite ?

    L'engagement que vous parlez, vous aviez aussi joué Gisèle Halimi dans un téléfilm. C'est de l'engagement pour les autres, engagement pour les femmes en l'occurrence, ça donne envie pour une comédienne comme ça de dire voilà, on va partager ensemble quelque chose.

    Je pense que, c'est au-delà de l'envie, c'est tout simplement ce que j'ai, moi particulièrement dans mes veines, je ne sais pas vivre autrement qu'avec les autres, je ne sais pas être bien sans la réflexion du monde de demain. C'est tout simplement ce que je suis, je n'ai aucune autre prétention que d'être un peu moi-même, juste et vraie.

    Oui. Le 10 février, et bien au musée du quai d'Orsay Paris, Isadora Duncan.

    Au musée d'Orsay, vous voulez dire.

    Musée d'Orsay oui, Isadora Duncan.

    Avec Isadora aussi, une femme révolutionnaire qui à un moment donné casse les codes de la danse effectivement, qui déchire les, corsets, qui déchire une certaine tenue chez la femme et qui se libère et qui cherche le mouvement et la vérité dans le mouvement.

    Une femme libre quoi, c'est ça qui vous plaît?

    La liberté évidemment, mais je crois que ce qui me plaît, c'est de continuer une réflexion et moi, je ne sais pas faire autre chose que d'interpréter et de me mélanger dans les genres, c'est-à-dire de pouvoir travailler avec des musiciens, de pouvoir faire des lectures, de pouvoir interpréter au cinéma, associer à un réalisateur, à un metteur en scène, je ne sais pas faire autre chose.

    Dans ce spectacle Isadora Duncan, vous êtes celle qui va lire le texte.

    Je suis avec (inaudible), voilà.

    Avec ces musiciens extraordinaires qui seront là et avec finalement la participation des plus grands compositeurs de toute l'histoire.

    Exactement et je lirai le texte, les mots d'Isadora Duncan. C'est elle-même qui parlera de sa vie et de son parcours.

    Oui, elle dit quoi? Elle dit quoi aux femmes d'aujourd'hui Isadora?

    Je crois qu'elle transmet effectivement un souffle, une liberté, une conviction, une envie de participer à son temps, dans son temps à la marche du monde. Et je pense qu'elle n'est pas dans, elle est encore une fois, elle-même, elle cherche sa propre vérité, elle cherche sa propre vérité dans le mouvement, elle est toujours entourée d'artistes, les plus grands musiciens de l'époque et elle ne fait que continuer son combat et sa transmission aussi puisqu'elle monte des écoles. Donc, il y a aussi cette générosité chez elle qui me passionne.

    Oui, on a l'impression que la création artistique au cœur de tout, finalement, a une mission pour l'humanité, ce qui ne pas perdre ça.

    C'est une question ?

    Oui.

    Moi je pense que c'est essentiel. Je ne vois pas comment on peut être homme sans être au travers de ces auteurs, de ces créateurs, de ces peintres, de ces danseurs, de ces musiciens qui ne parlent que du cœur de l'humain. Je pense que c'est nécessaire comme respiration, comme lieu aussi de débats et d'échanges, à un moment donné, avec d'autres, avec le goût des autres.

    Et finalement, quand on parle de soi au plus profond, on parle à tout le monde?

    Souvent. C'est assez universel puisque la douleur, les doutes, la remise en question, l'amour, la solitude, les vertiges, aussi de ne pas savoir de quoi est fait demain, la mort, tout ça ce sont que des questions universelles et qui sont nécessaires.

    Merci infiniment Clotilde Courau.

    Merci.

    On vous retrouvera donc je disais le 10 février à l'auditorium du musée d'Orsay et puis le festival "Le goût des autres" au Havre qui continue avec vous et cette lecture dans le noir. Merci infiniment Clotilde.

    Merci, merci beaucoup.

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