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  • L'invité

    Elena Kountoura

    Invitée : Elena Kountoura, ministre grecque du Tourisme.

    À l'occasion de sa visite en France, la ministre grecque est notre invitée, alors que le gouvernement d'Alexis Tsipras fait du tourisme l'une des priorités du redressement du pays.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    Les défis du tourisme grec, Elena Kountoura est ministre Grecque de touristes. On a beaucoup de plaisir à l'accueillir sur le plateau de TV5 Monde. Dans quelques jours, Madame la ministre, vous allez présider un grand meeting à l'OCDE à Paris sur la question du tourisme. Vous dites quoi aujourd'hui, la Grèce a gagné le pari, 30 millions de visiteurs attendus cette année.

    Oui, on est très content parce que les Français ont choisi comme 2ème destination la Grèce. On aura plus de 2 mi (...)

    Les défis du tourisme grec, Elena Kountoura est ministre Grecque de touristes. On a beaucoup de plaisir à l'accueillir sur le plateau de TV5 Monde. Dans quelques jours, Madame la ministre, vous allez présider un grand meeting à l'OCDE à Paris sur la question du tourisme. Vous dites quoi aujourd'hui, la Grèce a gagné le pari, 30 millions de visiteurs attendus cette année.

    Oui, on est très content parce que les Français ont choisi comme 2ème destination la Grèce. On aura plus de 2 millions de Français en 2017 qui visiteront notre pays, alors on est très, très content. On travaille de très près avec le marché français. On était au Salon du voyage Top Resa. Les 2 et 3 août, on aura la présidence de l'OCD. C'est très, très important. C'est un accomplissement très important pour nous parce que notre vision est vraiment de renforcer notre position institutionnelle. Je suis très contente parce que dans ce grand meeting, on va échanger des idées, on va imposer tous les megatrans du tourisme, le développement du tourisme, comment peut travailler le secteur public avec le secteur privé.

    Ça veut dire que les touristes sont revenus. Est-ce que pour autant tous les problèmes sont derrière nous ? A un moment, on parlait du problème des réfugiés qui peut-être dissuadait le tourisme en Grèce. Est-ce que c'est réglé ?

    Tout est réglé. La Grèce a tourné la page. Maintenant, on a vraiment un autre futur devant nous. On fait le développement de notre économie, en même temps, le tourisme soutient très fort notre économie nationale. C'est très important de dire qu'on fait beaucoup d'investissements en Grèce. Il y a beaucoup d'opportunités. Pour nous, ce n'est pas seulement du tourisme pour attirer des arrivées internationales, des revenus ou seulement des investissements, mais aussi de créer un pont, de faire différents business avec l'agriculture, l'énergie, l'exportation. Le tourisme peut donner beaucoup de plus.

    30 millions de visiteurs attendus en 2017, c'était 28 millions en 2016 et 26 en 2015. On dit évidemment que ce pays est sorti ou est en train de sortir de cette situation. Il y a eu un plan d'aide, on s'en souvient, et une nouvelle tranche d'aide le 15 juin dernier de l'Europe, de 8,5 milliards. Est-ce que tout cela est suffisant ? Est-ce que la solidarité européenne est suffisante selon vous ?

    Je crois que pour sortir de la crise, il faut, tous ensemble, travailler. Notre gouvernement fait le meilleur possible. Le peuple Grec fait le meilleur possible et beaucoup de sacrifices. Maintenant, on doit être optimiste, on doit travailler tous ensemble pour voir le futur. Le futur pour 2018, tous les problèmes seront derrière nous et sortir de cette crise économique est devant nous. Pour moi, c'est très important de bien travailler, de travailler avec la vision de l'augmentation du tourisme, mais aussi le développement en général de toutes les réformes que nous avons faites.

    C'est ce que je dis, c'est un thermomètre aussi de la situation économique de la Grèce. C'est ça que vous dites, c'est le signe que la Grèce aujourd'hui est dans cette situation. Ce sont des touristes du monde entier qui viennent en Grèce, du tourisme de croisière. C'est quoi finalement le…

    On est juste 10,5 millions d'habitants. Si vous pensez que cette année, nous aurons plus de 30 millions, c'est quelque chose pour nous de très, très importants. C'est un succès pour le tourisme grec, mais en même temps, il faut penser qu'il y a 2 places de travail. Il y a beaucoup de gens qui travaillent en direct et en indirect dans le tourisme. Les croisières sont très importantes pour nous. Notre politique, c'est justement de renforcer tout ce qu'on peut pour qu'on puisse avoir les progrès que nous voulons. On compte beaucoup sur le tourisme et sur tous les autres secteurs pour apporter le développement dont on a besoin. J'ai essayé de prolonger la période touristique et ça a été fait. En 2016, on a commencé au mois d'avril et on a pratiquement fini au mois de novembre. C'était un grand succès parce que septembre, octobre et novembre ont été les meilleurs mois des toutes les années. En plus, on voulait promouvoir de nouvelles destinations grecques. On a ouvert de nouveaux marchés pour que viennent des touristes de Chine, du Middle-East, des Etats-Unis, de Russie et on l'a fait. En même temps, on a voulu renforcer des thématiques produits, comme bien sûr la culture, c'est très important pour nous, mais aussi le tourisme religieux, médical, d'été comme les cruises, le yachting, le diving. Tout est important.

    Tout ça montre que le sentiment des Grecs a changé vis-à-vis de l'Europe aujourd'hui, après un plan d'austérité qui a été dur à vivre, parfois peut-être ressenti comme injuste par certains Grecs. Aujourd'hui, le regard des Grecs vis-à-vis de l'Europe est différent ?

    Oui, mais pour l'instant, on souffre encore. Ça n'a pas changé parce que les Grecs doivent faire beaucoup de sacrifices jusqu'à ce qu'on sorte de ce programme. C'est important de sentir la différence dans la poche. Tous, nous sommes vraiment très focus dans cette direction parce qu'on a envie de sortir du marché et commencer à voir l'avenir de manière plus optimiste.

    Le Président Macron a fait un discours sur l'Europe à Athènes, il y a peu de temps, avec d'ailleurs cette fameuse phrase sur les fainéants. C'était aussi le signe que, pour la France et pour le reste de l'Europe, Athènes est devenue le centre d'une nouvelle Europe.

    Je crois qu'on a donné un message, le message que l'Europe doit avoir de la solidarité. C'est pour ça qu'elle a été faite. On doit voir l'Europe comme on l'a imaginé, comme une famille, que tous les pays sont là pour s'entraider, pour travailler ensemble pour le progrès. C'est ce qu'on veut, avec justice.

    Une Europe sans la Grèce, ce serait quoi ?

    On fait partie de l'Europe. L'Europe sans la Grèce, ce n'est pas possible, et la Grèce sans l'Europe, ce n'est pas possible non plus.

    Merci beaucoup Madame la ministre, Elena Kountoura, d'être venue sur ce plateau, ministre Grecque du Tourisme d'être venue nous voir. Merci.

    Merci à vous.

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    00:08:10
    Tous publics
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