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  • L'invité

    L'INVITE TV5MONDE 2017/2018

    Invités : Albert Dupontel, Niels Arestrup, Émilie Dequenne, Nahuel Pérez Biscayart, Pierre Lemaitre.

    C´est l´un des films français les plus attendus. Albert Dupontel a réuni dans « Au revoir là-haut » une pléiade de comédiens dans l´adaptation à gros budget du roman prix Goncourt de Pierre Lemaitre.
    Une émission inédite avec le réalisateur et les principaux comédiens du film ainsi que l´auteur du livre, tournée lors du festival du film francophone d´Angoulême.

    Présentation : Patrick Simonin.

    Transcription

    "Pour avoir déclenché la guerre, pour ne pas l’avoir empêchée, pour avoir aimé la faire, vous êtes tous condamnés à mort. Exécution. "

    Ici, on est à l’exposition 120 ans de Gaumont en Angoulême. On va rentrer à l’intérieur parce qu’il y a un espace dédié aux films. Il y a tellement, j’allais dire, de souvenirs parce que cette adaptation du roman de Pierre LEMAITRE est épique et fantastique, il y a plein d’entrées à l’intérieur de cette histoire-là.

    Il y a aussi un gra (...)

    "Pour avoir déclenché la guerre, pour ne pas l’avoir empêchée, pour avoir aimé la faire, vous êtes tous condamnés à mort. Exécution. "

    Ici, on est à l’exposition 120 ans de Gaumont en Angoulême. On va rentrer à l’intérieur parce qu’il y a un espace dédié aux films. Il y a tellement, j’allais dire, de souvenirs parce que cette adaptation du roman de Pierre LEMAITRE est épique et fantastique, il y a plein d’entrées à l’intérieur de cette histoire-là.

    Il y a aussi un grand acteur comme vous pouvez le voir.

    Oui, qui est là, qu’on trouvera tout à l’heure, Niels ARESTRUP. Pour ceux qui n’ont pas lu le livre de Pierre LEMAITRE, c’est deux personnages au sortir de la première guerre mondiale et qui vont, évidemment, se retrouver sur une histoire tragique qui s’est passée à la toute fin de la guerre, au moment où les combats auraient dû cesser, une trahison, une trahison humaine.

    La guerre est déjà un événement tragique, ce qui empêche qu’elle recommence c’est que la technologie fait que ça fait peur à tout le monde voilà. Donc, dans cette folie encore une fois, il y a deux individus qui cherchent à survivre, chacun a une histoire personnelle. MAILLARD est un pauvre gars dominé depuis de génération en génération qui cherche à comprendre comment s’en sortir et puis Edouard PÉRICOURT est un individu très particulier, fils d’une grande famille, une grande famille, en tout cas une famille très puissante et très riche, peut-être pas grande spirituellement, mais grande économiquement. Il le vit très mal et il a un don de dessinateur extraordinaire donc il va sortir de cette vie avec un visage complètement détruit et il va se reconstruire à la fois physiquement par ses masques et intellectuellement, en montant une arnaque. En disant, voilà, je vais me venger de ce monde de dingue, puisqu’ils veulent de la mort, je vais leur vendre la mort. C’est comme ça que ça commence. Donc, c’est un grand rebelle, c’est un grand dadaïste pour reprendre le terme de l’époque et j’avais une accointance très forte avec ce personnage que je trouvais central dans le film.

    On va retrouver d’ailleurs quelques-uns des comédiens du film dans un instant et quand on dit que ce film est profondément actuel, il montre quoi ? La couardise ? L’appétit du gain, il montre aussi l’héroïsme, l’héroïsme simple, il montre.

    L’héroïsme, je suis réservé sur l’héroïsme, il y a une phrase de DESPROGES qui est très drôle c’est, "l’héroïsme est la seule façon d’exister aux gens qui n’ont aucun talent" et c’est assez vrai. La folie du monde, voilà. L’être humain résonne via son ego et son ego le pousse à une compétition par rapport aux autres et souvent cette compétition passe par l’argent. Et la compétition est quelque chose de très destructeur parce qu’il n’y a qu’un vainqueur et beaucoup de perdants. Donc c’est un truc à éviter. Malheureusement, nos écoles nous font pratiquer très rapidement et le monde est vraiment devenu dingue. Et le début, je trouve du chaos, du suicide humain, c’est la Première Guerre mondiale parce que ça fait longtemps qu’ils se battent les êtres humains et ils ont une technologie épatante, ils veulent quelque part inconsciemment la tester et ça fait, je crois, un 1 400 000 morts en France. Donc c’est une vraie folie voilà, et cette histoire raconte cette folie. Comment deux individus doués de sens et de raison vont survivre dans cette folie humaine ? Après, c’est des êtres humains éminemment attachants avec encore une fois, cet être surdoué à haute conscience qu’Edouard PÉRICOURT, alias Nahuel Pérez BISCAYART et cet autre individu, MAILLARD beaucoup plus frustre, mais gentil, affectueux et un grand sens humain voilà. Ça raconte ça, l’aventure urbaine dans le chaos que l’être humain s’est créé lui-même. C’est pour ça c’est tout.

    Merci. On trouve tout de suite quelques-uns des comédiens de ce formidable film, "Au revoir là-haut". Niels ARESTRUP, Émilie DEQUENNE, Nahuel Pérez BISCAYART et puis Pierre LEMAITRE, quel beau plateau ! C’est "Au revoir là-haut" d’Albert DUPONTEL, Niels ARESTRUP, un grand film historique.

    Oui, un film sur beaucoup de choses, c’est à la fois historique et c’est à la fois contemporain pour moi. C’est un film de sensibilité, c’est un film d’émotion, c’est un film d’humour. Il touche à plein de choses comme ça les unes avec les autres et enfin, moi je trouve que c’est remarquable, mais c’est toujours emmerdant quand on est acteur qu’on participe au truc de dire, c’est formidable.

    Quand même.

    Donc, je dis simplement que c’est vachement bien.

    Émilie en costume, c’est incroyable.

    Le travail est somptueux quoi, le travail sur les décors, les costumes, les maquillages et surtout les accessoires de Noël, c’est à tomber par terre quoi.

    On va en parler. Il paraît qu’il vous a dit qu’il fallait être un mélange d’ironie, de douceur et de fermeté pour interpréter Madeleine, c’est vrai ?

    Je ne sais pas s’il l’a dit aussi clairement. En tous cas, j’ai bien compris ce qu’il voulait, parce qu’il sait très bien s’exprimer sur ce qu’il veut précisément oui.

    Édouard PÉRICOURT c’est le personnage avec des masques incroyables pendant ce film. Ce personnage fantastique touchant, émouvant aussi, entre la vie et la mort, mais jusqu’au bout, quelque part.

    Oui, un artiste qui était vraiment en avant par rapport à son temps, c’est des gens qui voyaient les choses beaucoup plus clairement que le reste peut-être. Je ne sais pas, des gens qui étaient très cyniques, acides, très lucides, sensibles surtout. En fait, tout part de la sensibilité extrême, je pense, de ce personnage. Donc, il a voulu aller à la guerre même s’il aurait pu éviter.

    Oui, Pierre LEMAITRE, c’est adapté à un livre qu’on a rêvé et que vous avez rêvé et que vous voyez apparaître comme ça avec des personnages.

    Oui, alors c’est doublement surprenant, c’est que c’est la première fois que je vois une de mes histoires sur un écran parce que tous mes livres ont été achetés par le cinéma, mais je n’ai jamais vu un film. C’est comme ça. Le cinéma est un art compliqué à comprendre, il faut beaucoup de temps pour faire des films et puis il y a beaucoup de projets qui s’arrêtent au cours de route. C’est la première fois que je voyais une de mes histoires sur un écran. Alors, voir celle-là puisque c’est un livre qui m’a apporté beaucoup de choses, c’est un livre important dans ma carrière, sans doute le plus important, quoi ce soit oui accessoirement le plus beau coût, et donc, voir en premier celui-là rajoutait encore quelque chose de plus émotionnel si c’était possible.

    Albert DUPONTEL dit, c’est une histoire extrêmement contemporaine Neils, c’est vrai ?

    Oui, il y a beaucoup de choses qui parlent de nous aujourd’hui. L’amour, ça parle encore un peu aujourd’hui, il y a beaucoup d’amour là dedans, il y a beaucoup de tendresse, il y a beaucoup de frustrations. Il y a une relation par exemple, puisque je participe père-fils, qui est resté toujours et qui restera toujours jusqu’au bout difficile, compliqué. Et je trouve que là, c’est traité aussi avec beaucoup de pudeur et beaucoup d’élégance comme le bouquin. Et Albert a apporté un truc en plus, je ne vois rien qui ne soit pas contemporain dans ce film-là, en fait.

    Oui, Pierre. Il vous a touché cet Edouard PÉRICOURT-là et ces comédiens-là, vous l’auteur du roman, adapté donc.

    Oui, j’aime bien ce que dit Niels sur l’univers d’Albert parce que c’est une des raisons pour lesquelles j’étais content que ce soit lui. J’imaginais bien que cette histoire avec son univers, ça ferait une belle chose et effectivement c’est le cas.

    Merci.

    Ça était très bien dit.

    Voilà, tout est dit. Merci beaucoup. Merci, Neils. merci, Émilie. Merci, Manuel. Merci, Pierre. "Au revoir là haut", on était ici dans l’exposition des 120 ans de Gaumont au festival du film francophone d’Angoulême, merci.

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