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  • L'invité

    Ozark Henry

    Invité : Ozark Henry.

    Le premier album d'Ozark Henry avait été salué par David Bowie lui-même. Grande personnalité de la musique belge, il a donné un concert mémorable aux Francofolies de Spa.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de Spa.


    Transcription

    (Langue étrangère).

    Il a marqué l'histoire de la musique belge depuis des décennies, un incroyable artiste. Le concert qu'il a donné ici a été l'un des événements des Francofolies de Spa. (langue étrangère).

    Ozark Henry, ce qu'on fait en ce moment-là, c'est monter vers la scène. Oui. Ça, c'est quand même un moment toujours émouvant ?

    C'est toujours un plaisir pendant l'été d'avoir la chance de monter sur une scène d'un festival avec une histoire comme ic (...)

    (Langue étrangère).

    Il a marqué l'histoire de la musique belge depuis des décennies, un incroyable artiste. Le concert qu'il a donné ici a été l'un des événements des Francofolies de Spa. (langue étrangère).

    Ozark Henry, ce qu'on fait en ce moment-là, c'est monter vers la scène. Oui. Ça, c'est quand même un moment toujours émouvant ?

    C'est toujours un plaisir pendant l'été d'avoir la chance de monter sur une scène d'un festival avec une histoire comme ici, aux Francofolies de Spa. Et s'approcher comme ça… Évidement, le public attend, parce que le concert est tout à l'heure. Pour l'instant on est là, en train de se dire : "Bon, qu'est-ce qu'il va se passer" ? On pense quoi dans ces moments-là ? Ces moments, surtout dans un festival pour remercier le public. C'est grâce à eux, qu'après je ne sais pas, 21-22 ans, que je suis encore là, tu vois, que je peux… Génial. … vivre le rêve et ma passion, qui est la musique. Et à ce moment-là, je veux que le concert n'exprime que ça.

    Ce qui est incroyable, c'est que ça a commencé à l'âge de six ans, si j'ai bien compris, Ozark ? Oui. Si je compte cette année-là, maintenant je dis 21 ou 22 ans, mais si je dois compter depuis mes six ans, je dois dire 42 ans. Oui, l'école de musique de Courtrai. Oui.

    Puis, les premiers instruments tout petit, comme ça.

    Mon père était compositeur classique et il trouvait important, juste pour mon éducation, - pas pour devenir musicien professionnel, mais juste pour mon éducation - d'être baigné dans la musique. Alors, j'ai dû apprendre à jouer au piano à six ans.

    Ce qui est incroyable, c'est par exemple une chanson qui dit : "Dream that never stops". C'est-à-dire que c'est un rêve qui ne s'arrête jamais, en fait. C'est la musique ? C'est quoi, c'est la vie ? C'est la vie, c'est tout. C'est la vie, c'est l'espoir, c'est la musique. Et je pense que la musique, c'est la langue qui nous est donnée, pour exprimer le mieux, je trouve, ce qu'est "Dream that never stops", ce qu'est la vie, l'espoir, la volonté, qu'on peut vivre une humanité où tout le monde est inclus, avoir une meilleure qualité de vie, voilà.

    Ça donne envie d'aller plonger dans l'eau. (langue étrangère).

    Ce qui est incroyable, Ozark, c'est que cette musique n'a pas de frontières. Ça va de l'électronique à la musique classique, le grand Orchestre national de Belgique. La musique c'est une langue, tu vois. Et pour mieux s'exprimer, il faut maîtriser le vocabulaire. Et ça m'a toujours intéressé d'avoir un vocabulaire "extra large", pour avoir la chance de vraiment exprimer en détail, en nuances, tout ce qu'on peut exprimer avec la musique. C'est vrai que David Bowie a été impressionné par votre album, il l'a dit. En effet, ça m'a donné la confiance pour continuer. C'est lui qui m'a donné la confiance, il a dit : "Voilà, ça c'est du talent". Et j'ai quand même eu la chance d'avoir du succès et d'avoir la chance de vraiment faire ma vie en faisant seulement de la musique.

    Incroyable tout ce que vous faites, Ozark. Vous faites aussi des installations 3D pour les Nations unies. Oui. Vous êtes aussi Ambassadeur de bonne volonté des Nations unies contre la traite des êtres-humains, représentant la Belgique, mais au fond, vous représentez toute l'humanité. Oui.

    Parce qu'au fond, vous êtes un homme engagé. Je pense que la musique, c'est quand même un art. Si on fait de l'art, si on est artiste, on est aussi activiste, parce qu'on absorbe ce qu'il se passe dans le monde. Et si on communique avec nos langues, ma langue, c'est la musique, ça doit aussi exprimer ce qu'on voit. Et on est confrontés avec une réalité, que l'inégalité est à la base de beaucoup de choses, qui génèrent des problèmes énormes pour l'immigration, le changement climatique, tu vois ? À la base, quand on voit pourquoi c'est difficile de trouver une solution, c'est difficile, parce qu'on vit dans un monde où l'inégalité est une réalité acceptée.

    C'est-à-dire que la musique, c'est la façon de dire au monde : "Il faut changer". Il faut changer, c'est une manière de dire et de communiquer avec tout le monde, même si les gens ne parlent pas l'anglais. Une musique a une vibration qui est universelle. C'est quelque chose qu'on sent partout. Et l'importance de la musique, c'est une évidence. Tous les grands moments de nos vies, on les fête avec la musique. Et ça, c'est quelque chose qu'on fait dans toutes les cultures. C'est ça qui montre que s'il y a une langue qui nous unit, c'est la langue de la sonorité, c'est la langue de musique.

    Je pense aussi que votre musique, Ozark, est très cinématographique. Ce n'est pas pour rien que vous avez eu le Magritte de la meilleure musique de film. Oui, c'est aussi parce que c'était un bon film, bien sûr. C'était un très. très bon film. Mais c'était une chance de… Mais aussi, c'est de dire : "La musique, elle raconte la vie, elle la montre, la vie".

    Oui, moi je pense qu'on peut raconter des choses avec la musique, qu'on ne peut pas raconter avec des mots. Au moment où on commence à manquer de mots pour vraiment s'exprimer, on n'a qu'une langue qui a toutes les nuances et c'est la musique. Je n'ai jamais pensé que la musique pouvait être une profession, que la musique pouvait être une carrière. Mais j'étais convaincu que c'était quelque chose qui était très important dans ma vie. J'allais presque dire : une survie, la musique. La musique, c'est boire, c'est manger, c'est l'amour, c'est tout.

    C'est faire l'amour avec le public. Moi, je suis ouvert.

    Mais quelle belle carrière, Ozark Henry. On voulait vraiment, vraiment, vraiment vous saluer. La musique est là, aux Francofolies de Spa, cette scène est la vôtre, là. Vous allez vous en emparer tout à l'heure. Vous allez faire quoi, là ? Vous avez un tapis, là. J'ai un tapis parce que normalement, je fais tout pieds nus. Oh à, on va enlever les chaussures, allez ! Non, merci Ozark ! Merci beaucoup. Bon concert. Et tout à l'heure, merci Ozark. Merci à toi.

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    00:08:29
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