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  • L'invité

    Christophe Willem

    Invité : Christophe Willem.

    Son dernier album l'a conduit à Rio avec toujours la même folie vocale et l'extraordinaire force d'interprétation qui ont fait de lui une star. Christophe Willem a triomphé sur la grande scène des Francofolies de Spa avec ses nouvelles chansons et ses tubes.

    Présentation : Patrick Simonin. Depuis les Francofolies de Spa.


    Transcription

    Comment ralentir le tempo ? Comment sortir la tête de l'eau ? Balance au son d'un rythme chaud D'une danse sur une plage de Rio

    On le voit derrière les écrans, il est descendu chanter dans la foule. Il est l'une des stars, ici, des Francofolies de Spa. On va le retrouver dans quelques secondes. La tortue est sortie de sa carapace.

    À Copacabana Où que l'on soit On a toujours le choix Fais-le pour toi

    Christophe, bonjour.

    Bonjour.

    (...)

    Comment ralentir le tempo ? Comment sortir la tête de l'eau ? Balance au son d'un rythme chaud D'une danse sur une plage de Rio

    On le voit derrière les écrans, il est descendu chanter dans la foule. Il est l'une des stars, ici, des Francofolies de Spa. On va le retrouver dans quelques secondes. La tortue est sortie de sa carapace.

    À Copacabana Où que l'on soit On a toujours le choix Fais-le pour toi

    Christophe, bonjour.

    Bonjour.

    Qu'est-ce que c'est génial d'être là, non ?

    On est bien, vous avez vu, il fait beau.

    C'est merveilleux.

    C'est bien.

    Mais là, c'est avant la tempête parce que tout à l'heure, c'est la scène, la grande scène Pierre Rapsat.

    Oui, tout à l'heure, 19h30. Donc là, c'est effectivement le calme avant la tempête. Mais c'est bien, il y a une bonne énergie.

    C'est excitant d'affronter un public ? Je dis "affronter", faire l'amour avec le public, non ?

    C'est ça, en communion parfaite avec le public. Cette année, en plus, la scène… D'habitude, elle était à un autre endroit et là, ils l'ont déplacée : la scène est juste devant l'hôtel. On ne peut pas mieux faire.

    Vous n'avez qu'à descendre les escaliers.

    Voilà, je descends les escaliers, je vais sur scène et puis voilà.

    Parce que là, on est à l'hôtel mais pas loin de la scène.

    Exactement.

    Et là, on va aller avec le public. Alors là, c'est à perte de vue cette foule, incroyable.

    C'est gigantesque. Là, on est content, ça fait une petite escale, ça fait Rio escale à Spa. C'est sympa, c'est exotique.

    Rio, c'est le dernier album.

    Hum, hum.

    Il y a Copacabana.

    Exact.

    Il y a des chansons qui donnent envie de voyager, d'aimer.

    Qui donnent envie d'aimer, de danser, de lâcher prise, de parler à des gens qui nous touchent particulièrement. Enfin, c'est un album où j'ai mis un peu de tout, tout ce qui me passait par la tête, tout ce que j'ai vu, tout ce que j'ai rencontré. Du coup, c'est un album qui me ressemble beaucoup, beaucoup, beaucoup.

    Sur le clip de Rio, on vous voit, Christophe, à Rio.

    On me voit totalement.

    Quelle chance, mais quelle chance !

    Ça, c'était bien. C'est pour ça que c'est pas mal de faire un album, une chanson qui s'appelle Rio, comme ça vous tournez le clip là-bas. Ça fait une excuse d'y aller.

    Mais oui !

    L'idée, c'était vraiment que les gens voient le Rio que moi j'ai vu la première fois, en y allant pendant les Jeux olympiques. C'est là que j'y suis allé la première fois. J'ai eu la chance de pouvoir rencontrer Rio dans un cadre vraiment particulier. On avait des gens qui pouvaient nous amener un peu partout dans des lieux qui ne sont pas forcément des lieux hyper touristiques, et je voulais voir ça. Je voulais que les gens voient ce Rio que j'ai vu la première fois. Du coup, j'ai voulu tourner le clip là-bas et que les gens s'approprient un peu cette ville et la comprennent mieux.

    Si je dois courir à l'autre bout de Rio Traverser la ville je le ferai s'il le faut

    La chanson, elle dit quoi, elle dit "Il faut vivre l'instant présent, il faut… "Tout de suite là.

    Complètement. L'idée, c'est de se dire que… Beaucoup de gens m'ont dit, quand j'ai sorti l'album : "Oui, vous faites un peu l'apologie de Rio qui est quand même une ville très compliquée, il y a beaucoup de violence, il y a beaucoup de délinquance". Je dis : "Oui, effectivement". Mais pour moi, Rio c'est un peu un instantané de ce qu'est le monde aujourd'hui. C'est-à-dire qu'il y a une extrême différence entre une extrême richesse et une extrême pauvreté mais, en même temps, à Rio, il y a un truc qui persiste, c'est la notion de l'humain. C'est-à-dire que comme les gens n'ont pas l'espoir de se projeter très loin dans l'avenir, ils se contentent de vivre l'instant présent à 100%, ce que nous, des fois, on oublie un peu.

    Je me souviens d'un message sur Twitter, après un acte homophobe. Il y a des moments où vous avez envie de prendre la plume. Et vous dites à l'intolérance, à la haine, vous dites : "Vous ne gagnerez pas. La diversité, l'humanité, sera toujours plus forte". C'est ça que vous avez écrit, un jour.

    Je me rappelle, je crois que c'était parce qu'il y avait, dans un immeuble dans Paris, je crois, quelqu'un… Il y avait un couple qui avait toujours habité dans cet immeuble. C'est un immeuble où il y a toutes religions, tous styles de famille. D'un coup, tac, il y a un acte homophobe contre ce couple qui est là depuis des années. Mais, c'est le reflet de ce qu'on vit aujourd'hui, c'est l'envie du buzz, l'envie de toujours faire parler. En même temps, justement, il ne faut surtout pas tomber dans cette espèce d'escalade et de surenchère de haine. Je pense que l'important, c'est qu'il faut continuer à s'indigner, justement. Des fois, on me dit "Oui…" Des fois, on m'a dit "Vous avez quand même une grande gueule". Un jour, on m'a dit ça.

    Carrément.

    Non, mais il faut continuer à s'indigner. Je veux dire, si ce n'est pas nous en tant qu'artiste… On est, en fait, en tant qu'artiste, on est ni plus ni moins que les témoins un peu de cette société dans laquelle on vit. On est un peu les porte-parole de ces gens silencieux qui n'ont pas l'opportunité de pouvoir dire les choses. Si les hommes politiques ne s'insurgent plus contre des actes qui sont totalement hallucinants, qui le fera ? C'est à nous tous de sensibiliser. Je trouve qu'il y a un désintérêt pour la politique. Or, pour moi, la politique est là, elle est dans ce qu'on vit tous, tous les jours. Donc utilisons ces réseaux sociaux à des fins bien plus intéressantes que de se faire 15 000 selfies par jour, pour essayer de faire avancer un peu l'humanité dans quelque chose de plus serein. Et je pense que chacun a le pouvoir de le faire de manière évidente.

    Et l'humour est une arme. Je pense à Marlon Brando. Quand vous dites, Christophe, "Je ne suis pas Marlon Brando. Je serais plutôt le voisin d'en-dessous", vous dites dans la chanson.

    Complètement. Je suis le mec lambda, je n'aurai jamais le corps de Marlon Brando, ça c'est clair.

    Il faut travailler, il faut faire de la muscu.

    Ah non, malheureux, houlà ! J'ai essayé, mais ça n'a jamais marché. Le sport refuse, vous voyez ?

    C'est vrai ?

    Oui. L'humour, évidemment, l'humour. Moi, je me suis construit en étant celui un peu sur qui on tapait tout le temps. Donc, l'humour ça vous permet un peu de dénouer les situations critiques. Mais aujourd'hui, on manque radicalement d'humour. Quand vous regardez un débat aujourd'hui à la télé, c'est d'une tristesse à mourir.

    Ça manque de Marlon Brando ?

    Avant, les débats, quand on voyait les débats avec les Marchais et tout ça, c'était du spectacle. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais d'un seul coup… Parce que l'humour permet aussi de dédramatiser et de faire en sorte qu'on puisse avoir des opinions très différentes, mais de se respecter parce qu'on le fait aussi avec humour. Aujourd'hui, tout est premier degré, tout est dans le buzz. Donc l'humour, pour moi, permet de désamorcer beaucoup de trucs.

    L'air de rien j'ai comme une envie qui va qui vient

    Vous faire danser sur ce refrain

    L'air de rien j'ai comme une envie qui va qui vient Vous faire danser jusqu'à demain

    Je vous vends du fun Sex and sun Je vous vends du fun Sex and sun

    Il est incroyable ce clip. Vous êtes un vrai comédien, Christophe !

    Ah bon ? Je ne sais pas.

    Vous vous baladez, il vous arrive plein de trucs dans la rue, c'est…

    C'est loufoque.

    C'est loufoque.

    Mais ce qui était très drôle dans cette idée du clip, c'était que je voulais expliquer que, justement, pour toujours revenir là-dessus, dans cette industrie du buzz où il faut toujours… On fait plus de buzz que de contenu, aujourd'hui. Et je voulais expliquer ça, de dire : "Aujourd'hui voilà, on est dans un genre de sitcom géant, dans cette espèce de clip", et les producteurs se disent : "On est à bout de souffle dans cette série, donc on va tenter le tout pour le tout". Et évidemment, la nudité, c'est le truc du buzz qui marche tout le temps. En même temps, ce qui est très drôle, c'est qu'il y a quelques médias qui ont tapé un peu sur le clip en disant : "C'est minable, il est prêt à faire n'importe quoi pour faire parler de lui". En fait, ils ont expliqué totalement le but même de ce clip, puisque ces propres médias qui sont toujours un peu élitistes et qui vous expliquent comment penser, comment faire de la musique, en gros, sont tombés exactement dans ce que j'expliquais en faisant ce clip. Ils ont parlé de mon clip parce que j'étais nu. Bon ben voilà !

    C'est génial !

    CQFD, voilà, c'est parfait.

    On ne citera personne.

    Non.

    Christophe, bon concert ce soir !

    Merci !

    J'ai envie de vous dire "On vous aime". Vous êtes toujours une petite tortue mais là, ce soir…

    Ce soir, vous allez voir que …

    La tortue va …

    Elle va battre du pied.

    Merci Christophe.

    Ciao !

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    00:08:31
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